Niamey, 27 juil (ANP)-Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, colonel Elh Ousmane Mahaman, a, dans une communication faite devant les conseillers du CCR, ce lundi 27 juillet 2026, soutenu, en parlant de la recherche agronomique, que »la production d’innovations n’a de sens que quand elle est transférée et adoptée à grande échelle par les producteurs »
Dans son intervention, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a fait remarquer que « la recherche agronomique contribue au développement de variétés mieux adaptées aux conditions climatiques changeantes, à l’amelioration des techniques de production, à la gestion durable des ressources naturelles, au renforcement des systèmes d’élevage, à une meilleure maîtrise de l’eau et à la valorisation des productions »
Cependant, » la question fondamentale est de savoir comment faire pour que les résultats de la r8echerche puisse être davantage valorisés et adoptés par les producteurs », s’est-il interrogé, assurant que la réponse à cette question »se trouve à travers l’examen de l’Etat actuel de notre système national de recherche agronomique, les résultats déjà obtenus, les contraintes qui limitent encore, son impact ainsi que ses orientations stratégiques qui doivent guider nos actions futures ».
A cet effet, « les recherches conduites couvrent plusieurs domaines pour le développement agricole à savoir l’amelioration varietale et la production sémenciere, les systèmes de production agricole et animale, la gestion durable des ressources naturelles, la transformation et la valorisation des produits agricoles et les analyses socio-économiques nécessaires à l’elaboration des politiques publiques », a-t-il fait savoir, rappelant qu’aucours des dernières décennies, »d’importants résultats ont été obtenus dans les domaines de production végétale, des variétés améliorées de mil, de sorgho, de riz, de Niébé, d’arachide, de sésame et d’autres cultures ont été développées et mises à la disposition des producteurs ».
Le Ministre de l’agriculture d’ajouter que »dans le domaine de la riziculture certaines variétés ont été adaptées aux conditions de production irriguée qui peuvent atteindre des rendements allant jusqu’à 9 tonnes par hectares par station contre environ 3 tonnes en hectares par paysan ».

Cependant, a soutenu le Ministre El Hadj Ousmane, »la production d’innovations n’a de sens que quand elle est transférée et adaptée à grande échelle par les producteurs ».
Pour lui, au delà de la simple diffusion technique, »il s’agit donc de construire un véritable écosystème d’innovations agricoles où la recherche doit produire les connaissances, les producteurs doivent contribuer à leur adoption, le secteur privé facilite leur mise à disposition et l’Etat crée les conditions favorables à leur développement ».
Le Ministre de relever par contre que »les impacts du changement climatique sur l’agriculture et l’Elevage, affectent gravement les rendements des cultures », précisant que selon certaines études, »les rendements agricoles diminuent de 20% sur chaque décennies dans certaines zones du Sahel et aussi les périodes de sécheresse prolongée entraînent une augmentation des agents pathogènes (parasites et vecteurs), une recrudescence des epizooties climato-sensibles, la baisse de la productivité des pâturages, et une détérioration de l’Etat d’embonpoint ».
Pour pallier à cela, »les stratégies d’adaptation déployées face au changement climatique sont l’utilisation des semences à cycles courts, résistances à la sécheresse et aux maladies, le développement des institutions de la recherche locales, l’adoption des technologies innovantes y compris les semences résistantes à la sécheresse et des techniques d’irrigation efficaces, et les partages d’informations sur les prévisions agro-climatiques avec les producteurs »
Enfin, « en investissant dans la connaissance, l’Innovation et la valorisation des résultats de recherche, nous faisons le choix de préparer l’avenir de notre agriculture et de renforcer la capacité de notre pays à répondre durablement aux défis alimentaires, économiques et climatiques » a-t-il laissé entendre, assurant que »c’est dans cette perspective que le gouvernement continuera à soutenir le développement d’une recherche agronomique performante, orientée vers les besoins des populations et pleinement engagée au service de la transformation durable du secteur agricole nigérien ».
HA-TDR/AS/ANP 0314 juillet 2026









