Niger : Flambée des prix des produits maraichers

Niger : Flambée des prix des produits maraichers

Mise en ligne

Publié le

à

Niamey, 22 juillet (ANP) – Les prix de plusieurs produits maraîchers connaissent une hausse sur les marchés de la capitale nigérienne en cette deuxième quinzaine du mois de juillet, une période marquée par la raréfaction des productions locales et leur remplacement par des produits importés des pays voisins, selon une note publiée, ce mercredi 22 juillet 2026, par le Réseau National des Chambres d’Agriculture du Niger (RECA).

D’après le RECA, la fin du mois de juin et le début du mois de juillet correspondent à une période de transition au cours de laquelle plusieurs produits maraîchers locaux disparaissent temporairement des marchés de Niamey, laissant la place aux importations en provenance notamment du Bénin, du Nigeria, du Ghana et du Maroc.

La tomate est le principal produit concerné par cette dynamique. Les marchés de la capitale sont actuellement alimentés par des cargaisons en provenance du Bénin et du Nigeria. 

Le tchilla de 30 kilogrammes importé du Bénin est vendu à 28.000 FCFA, tandis que celui de 40 kilogrammes en provenance du Nigeria s’échange à 35.000 FCFA. 

Ces niveaux de prix sont comparables à ceux de la même période en 2025, mais demeurent supérieurs à ceux enregistrés en 2023 et 2024.

Le RECA rappelle que les échanges de tomates entre les pays ouest-africains suivent un calendrier saisonnier. Ainsi, après avoir approvisionné les marchés ghanéens et béninois durant la saison sèche grâce aux productions de Téra et de Doguéraoua, le Niger reçoit à son tour les récoltes de la saison des pluies produites dans ces pays.

Le chou vendu actuellement sur les marchés de Niamey provient essentiellement du Nigeria, où le sac est commercialisé à 25.000 FCFA, un prix supérieur à celui observé à la même période au cours des deux dernières années.

À l’inverse, le gombo long est disponible en abondance grâce aux importations en provenance du Bénin. Selon les commerçants grossistes, cette disponibilité s’explique par la pleine période de récolte. Le sac de 100 kilogrammes est vendu à 13.000 FCFA.

S’agissant de l’oignon violet de Galmi, le prix de gros du sac sur le marché de Djémadjé est fixé à 37.000 FCFA, un niveau inférieur à ceux enregistrés à la même période en 2024 et en 2025.

Le poivron local reste présent sur les marchés, mais en quantité limitée. Le sac de 100 kilogrammes est cédé à 48.000 FCFA cette semaine, un prix qui, selon les campagnes agricoles, peut fluctuer entre 40.000 et 90.000 FCFA.

Quant au moringa, il est davantage disponible au marché de Harobanda qu’à celui de Djémadjé. Le sac de 50 kilogrammes y est vendu à 6.000 FCFA contre 8.000 FCFA à Djémadjé, des niveaux de prix similaires à ceux observés à la même période les années précédentes.

Notons que le mois de juillet constitue une période charnière pour les marchés maraîchers nigériens. En attendant les nouvelles récoltes nationales, les importations en provenance des pays voisins jouent un rôle déterminant dans l’approvisionnement des marchés, influençant directement les prix des produits consommés par les ménages.

HER/AS/ANP 0236 juillet 2026

Contributeurs

Salissou Soumana Karimou
Webmaster


Populaires

Sur le même sujet