AN3, Le 26 juillet 2026, le Conseil national pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) sous le leadership du président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani boucle 3 trois de gestion du pouvoir d’État avec comme credo la ‘’REFONDATION’’. Pour cette occasion, l’ANP propose un ‘’fil special’’-bilan sur les principaux axes du Programme de Refondation pour la Sauvegarde de la Partie avec des reportages, des interviews, des témoignages, des visites de terrain ou l’exploitation des rapports officiels.

AN3, Le 26 juillet 2026, le Conseil national pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) sous le leadership du président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani boucle 3 trois de gestion du pouvoir d’État avec comme credo la ‘’REFONDATION’’. Pour cette occasion, l’ANP propose un ‘’fil special’’-bilan sur les principaux axes du Programme de Refondation pour la Sauvegarde de la Partie avec des reportages, des interviews, des témoignages, des visites de terrain ou l’exploitation des rapports officiels.

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Le riz Made in N’Dounga veut davantage conquérir le marché national

 Par Hawa Abdoulaye, envoyée spéciale

Niamey, 23 juil (ANP) – À N’Dounga, commune rurale, 20 Km au Sud de Niamey, la transformation du riz n’est pas seulement une corvée pour le besoin alimentaire : c’est un rituel social et un pilier contribuant à l’autonomisation des femmes tout en renforçant la souveraineté alimentaire.

En ce début d’après-midi, sous un grand tamarinier du village, il règne une ambiance de ruche d’abeilles.

Alors que le soleil de plomb frappe le sol finement couvert d’un manteau vert, le feuillage dense de l’arbre offre un havre de fraîcheur indispensable.

Au milieu des éclats de rire des travailleuses et des pleurs des enfants qui jouent à proximité, une trentaine de femmes s’activent. Leurs pagnes colorés, illuminés par les rayons de lumière qui filtrent à travers les branches, forment un tableau vivant et vibrant.

Munies de vans — ces grands paniers plats —, les femmes de N’Dounga répètent inlassablement les mêmes mouvements ancestraux. Le geste est précis, presque mecanique : projeter le riz en l’air pour que le vent emporte le son, tout en triant patiemment les grains des petits cailloux. Ici, la modernité n’a pas encore remplacé le savoir-faire de l’homme. Presque tout s’effectue à la main.

Mme Amadou Hadjia Amina Hamidou, membre du groupement des femmes transformatrices du riz de N’Dounga, une organisation de 32 travailleuses, plaide pour des appuis ‘’susceptibles de nous faciliter les tâches. Par exemple, nous avons appris qu’il existe des machines capables de séparer les grains de riz des cailloux après le décorticage. Nous en avons vraiment besoin ».

« Au stade actuel des choses, nous faisons tout à la main. C’est avec des grandes assiettes que toutes les 32 femmes que nous sommes, trions les bons grains du son, pour ensuite, enlever les petits cailloux. C’est pénible », témoigne la paysanne. 

Malgré la rusticité de leurs moyens, ces femmes sont des maillons essentiels de la filière riz.  Ces dernières achètent le riz paddy dans des sacs mesurant 100 kg auprès des producteurs, ensuite elles effectuent le travail de séchage, de décorticage et de mise au marché du produit fini.

 « Nous achetons le sac de riz paddy de 100 kg à 20.000 francs cfa. En cas d’inondations, le rendement de la campagne agricole est réduit et le prix du sac peut grimper sur 25.000 francs cfa », rapporte Mme Amadou Hadjia Amina Hamidou.

Ce groupement met sur le marché le riz blanc en riz ‘’brisure’’ ou en ‘’brisure fine’’, ces femmes affirment ainsi tirer profit de la production locale, à travers ces activités, mais également contribuer à l’effort de la souveraineté alimentaire dans leur localité et dans tout le pays.

Le Niger, sujet aux sécheresses cycliques a expérimenté plusieurs politiques pour atteindre la souveraineté alimentaire. Les autorités actuelles misent sur la valorisation des potentialités en irrigation du pays. Le programme de grande irrigation est au cœur de la souveraineté alimentaire prônée par le Président de la République, le Général d’armée Abdourahamane Tiani.

Les femmes transformatrices de N’’dounga affirment avoir bénéficié des machines offertes par la commune.

En plus, ce groupement féminin a obtenu un appui « récemment, une organisation non gouvernementale avec équipements de traitement du riz et d’ensachage (emballages) portant leur logo, selon le témoignage des bénéficiaires. 

 « Dernièrement, nous avons vendu jusqu’à 8 tonnes de ce riz à une organisation internationale », se réjouit Mme Amadou sans avancer de chiffres.

Ajoutant que « Nos activités ne nous rendent pas riches. Mais elles nous permettent de rester dignes ; résilientes et de ne compter sur personne ».

« Nous voudrions également plus de visibilité, plus de réseautage, d’assistance pour participer aux grandes foires, et mieux, apprendre et maîtriser d’autres techniques de transformation du riz », plaide-t-elle.

 HA-CA/ANP 0238 Juillet 2026

Contributeurs

Hamza Harouna Adamou
Webmaster


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