Niamey, 28 juil (ANP)- Le Ministre de Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Saidou a, dans une communication faite devant les conseillers du CCR, ce Mardi 28 juillet 2026, déclaré que, ‘’investir dans l’Industrie nigérienne, c’est investir dans la souveraineté de la nation’’.
Dans son exposé, le ministre du Commerce a déclaré que, » Le Niger traverse une période historique de Refondation nationale, sous le leadership révolutionnaire et engagé de son Président de la République, car, cette Refondation porte une ambition claire de faire de notre pays une nation économiquement souveraine, capable de valoriser ses immenses richesses naturelles et humaines pour le bénéfice de chaque Nigérienne et de chaque Nigérien ».
A ce titre, a-t-il relevé, « le secteur industriel nigérien contribue aujourd’hui à seulement 18% du PIB national, contre 43% pour le secteur primaire’’, notant que ‘’cette réalité illustre le retard structurel de notre industrialisation et, simultanément, l’immensité de la marge de progression qui s’offre à nous’’ et ce, malgré que ‘’notre pays dispose d’atouts considérables d’une position géographique stratégique, des ressources naturelles abondantes (uranium, pétrole. Or. Charbon, phosphate, calcaire, eaux douces souterraines, soleil, etc.), des filières agro-sylvo-pastorales d’excellence, un potentiel en énergies 2 renouvelables et une main-d’œuvre jeune et abondante’’, qu’il appelle d’ailleurs ‘’à valoriser avec méthode et ambition ».
Le Ministre Abdoulaye de citer en plus de ces atouts , ‘’les investissements structurants en cours ou en voie de réalisation à différents niveaux, tels que la zone fonctionnelle interconnectée de coopération Chine-Niger pour un coût d’investissement global hors taxe de 154 milliards 522 millions et 2690 emplois permanents et le Programme Intégré de Développement de l’entrepreneuriat des Jeunes et de l’Innovation Technologique et Financière (PIDAJ) sous financement de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour un montant global de 111 milliards de FCFA ».
Il a, à cet effet, rassuré que son département minitériel ‘’travaille actuellement autour de cinq projets structurants majeurs, qui constituent l’ossature de la réindustrialisation nationale. Ces projets représentent ensemble un potentiel d’investissement de plus de 1820 milliards FCFA et la création de plus de 2000 emplois industriels directs ».
A titre d’exemple le Ministre du commerce a cité la Cimenterie intégrée de KAO (Région de Tahoua) qui représente l’exemple le plus abouti de transformation industrielle intégrée et qui vise la valorisation des gisements de calcaire et de gypse de KAO pour produire 1 000 000 tonnes de ciment par an, grâce à un procédé complet par extraction, cuisson en four rotatif, broyage et ensachage, adossé à une centrale thermique captive assurant l’autonomie énergétique du site, avec une capacité de production de 1 000 000 tonnes par an, un investissement estimé à environ 339,7 millions USD; soit environ 194 milliards de FCFA, des emplois directs estimés à 314; des matières premières 100% nationales (calcaire et gypse de KAO), d’une prochaine étape finalisation du montage financier (PPP ou accord État-État).
Il a également la Cimenterie intégrée de KEITA (Région de Tahoua) qui est d’une envergure encore supérieure. Elle est conçue comme un véritable pôle industriel structurant pour toute la région de Tahoua, avec une dimension exportatrice régionale affirmée vers le Mali, le Burkina Faso et le Tchad. Le projet porte principalement sur une capacité de production de 2 500 000 tonnes par an, un investissement estimé à 179 milliards FCFA, des emplois estimés à 750 emplois directs et 3 000 emplois indirects et une centrale thermique intégrée de 25 à 100 MVV.
Pour le ministre, la réalisation de ces deux projets de cimenterie permettrait au Niger d’atteindre l’autosuffisance en matière de production de ciment et de dégager des excédents destinés à l’exportation vers les marchés régionaux. Ce qui permettrait de pallier définitivement cette situation de crise de ciment que le pays vit actuellement.
Abdoulaye Seidou a cité aussi l’Unité d’assemblage de tracteurs agricoles au Niger qui présente l’un des taux de mécanisation agricole les plus faibles d’Afrique de l’Ouest, inférieur à 5% des opérations culturales, alors que l’agriculture représente près de 40% de notre PIB. Ce projet permettra d’assembler localement entre 500 et 1000 tracteurs par an. Il s’articule autour d’une capacité de 500 à 1000 tracteurs par an, un investissement estimé autour de 42 milliards FCFA, des emplois directs estimés entre 200 à 400, un personnel mgérien dès le démarrage estimé à 70% minimum et un acheteur institutionnel identifie la CAIMA (subvention de 40% aux agriculteurs).
En ce qui concerne la Zone Économique Spéciale de Yaware, d’une superficie de 250 hectares, elle est conçue comme une plateforme multisectorielle de transformation destinée aux entreprises orientées vers l’exportation, bénéficiant d’un régime fisical et douanier dérogatoire attractif sur 35 ans et l’investissement global envisagé s’élève à 1094 milliards FCFA.
La seconde Zone industrielle de Bougoum, quant à elle, d’une superficie de 2 421 hectares, conçue pour accueillir des unités industrielles de transformation multi-filières, accompagnée de la création d’une École d’ingénierie Industrielle, atout distinctif pour la formation du capital humain technique dont industrie nigérienne a besoin.
Selon le Ministre du commerce et de l’industrie, le coût d’investissement de la première phase du projet (10 unités industrielles s’élève à environ 480 millions d’euros, soit 321 milliards 440 millions de FCFA.
‘’Ces cinq projets représentent un portefeuille d’investissements de plus de 1830 milliards FCFA et le potentiel de création de plus de 2000 emplois industriels directs, entièrement fondés sur la valorisation des ressources naturelles nigériennes’’ a-t-il fait savoir, Assurant que ‘’le ministère du commerce et de l’Industrie multiplie les actions de mobilisation des investisseurs privés afin de concrétiser ces projets ».
HA-TDR/AS/ANP 0321 juillet 2026









