Par Mahamane Sabo Bachir, envoyé spécial
Niamey, 25 Juillet (ANP)-Dans le cadre du programme grande Irrigation (PGI), la commune bénéficie d’un programme d’aménagement d’environ 600 ha pour la production du riz, a indiqué à l’ANP l’Administrateur délégué de la commune rurale l’Adjudant-chef Ibrahim Lawali, tout en assurant que les études sont en cours, mais presque finies. « On attend incessamment les débuts des travaux », a-t-il fait savoir.
« La fierté de N’Dounga, c’est la production du riz. On a jusqu’à 3 coopératives qui produisent abondamment le riz. En dehors de la population, il y a des particuliers qui effectuent la riziculture », informe le responsable communal.
Selon Oumarou Boureima, membre de la coopérative rizicole de la commune de N’Dounga 1, sa coopérative compte 6. 375 dont 425 femmes et à peu près 300 jeunes exploitants.
Ajoutant que selon les campagnes, la production en riz par hectare est de 5 à 6 tonnes alors que ce périmètre de N’Dounga 1 compte à lui seul 1.375 hectares, NDounga 2 compte 1. 355 hectares et N’Dounga 3 en compte 94 hectares.
Le Prix du riz paddy est variable. Pour l’année de 2026, il a été statué à 15. 000 cfa le sac de 75 kg, alors que les années antérieures, le prix du sac était un peu plus élevé, selon lui.
Dans ce secteur, les jeunes sont les bras armés, selon M. Amadou Maiyaki Idé, le Président du conseil communal de la jeunesse.
«Aujourd’hui quand on parle de travailler avec force, c’est la jeunesse qui est engagée plus que les personnes âgées parce que ces derniers n’arrivent pas à faire ce travail de force vu leur âge. Cultiver le riz, c’est un travail de force et la jeunesse est toujours présente du début jusqu’à la fin de ce travail. Ici à N’Dounga, on n’a pas besoin de rappeler aux jeunes qu’ils doivent aller à la rizière pour y travailler, parce que c’est notre devoir », affirme le représentant de la jeunesse.
« Les jeunes n’ont aucun complexe à cultiver la terre chaque matin. Chacun de nous sait le travail qui l’attend », renchérit-t-il.
Les inondations : une menace à la production rizicole
Située à 22 km de Niamey et à moins de 10 km de kollo (chef-lieu du département), la commune rurale de N’Dounga est une zone de production de riz par excellence, de même que l’élevage, la pêche et la pisciculture. Sa proximité avec le fleuve en fait une zone inondable.
En 2024, les inondations ont provoqué l’effondrement de plus 230 maisons d’où un nombre important de ménages sans abris. Elles ont causé également l’endommagement de la digue de protection du périmètre irrigué N’Dounga 1, où les eaux ont ravagé environ 10 ha de culture de riz.
« C’est une zone inondable même en dehors des saisons hivernales avec la montée des eaux », témoigne l’Administrateur délégué.
Dans cette commune, comme dans beaucoup d’autres localités riveraines du fleuve, des inondations résultantes des fortes précipitations ont causé d’énormes dégâts, tant sur le plan humain que sur le plan matériel.
Et les producteurs du riz faisaient partie des plus impactés.
« Face à la pression de la montée de l’eau, la digue qui sécurise nos cultures du fleuve avait cédé. Le dispositif électrique qui alimentait la station de pompage de l’eau était détruit. On courait de gauche à droite pour trouver des moyens de tirer l’eau qui avait englouti nos champs. Il fallut l’intervention de l’ONAHA et de l’agence du barrage de Kandadji qui nous ont prêté des motopompes puissantes pour évacuer l’eau de nos champs », se souvient le représentant de la coopérative des producteurs.
« Mais tout était rendu possible grâce à l’intervention et l’assistance de l’administrateur délégué de notre commune », ajoute le producteur.
Prévention des inondations
Pour prévenir les inondations cette année, au niveau de la commune de N’Dounga, plusieurs réalisations ont été faites. L’une des réalisations majeures, c’est la réparation et le renforcement de la digue qui était totalement détruite lors des inondations en 2024, notamment au niveau du périmètre irrigué N’Dounga 1.
« Face à cette situation difficile, l’Etat a fait un grand effort. Des délégations du Ministère de l’agriculture et de l’élevage sont venues ici pour nous écouter et avec qui nous avons sillonné les sinistrés et les responsables de la coopérative de producteurs de riz », reconnait le membre de la coopérative des producteurs.
Selon l’Administrateur délégué de la commune, l’ONAHA a été encore « mis en contribution pour sauver les cultures des inondations et dans le domaine agricole, il y’a eu de l’appui en semences améliorées, en engrais et en pesticides ».

« La population a beaucoup contribué à travers les messages d’alerte, le passage des messages de sensibilisation », ajoute le maire désigné de la commune, précisant que « la jeunesse, les femmes, la société civile, la chefferie traditionnelle, ne sont pas restées les bras croisés pour nous regarder, tout le monde s’est mobilisé pour sauver le village et ses exploitations agricoles ».
« Toutes les mesures nécessaires sont prises en cas d’inondations. On a prévu la relocalisation immédiate dans les salles de classes, la distribution des kits d’urgence et l’appel d’urgence à émettre à l’endroit de l’Etat et des partenaires », assure le responsable communal.
MSB/CA/ANP 0255 Juillet 2026









