La Chine aux côtés des pays africains pour un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable

La Chine aux côtés des pays africains pour un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable

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Ambassadeur de chine au Niger : M. Lyu Guijun

Niamey, 26 juin (ANP)-Le système international mis en place après la Seconde Guerre mondiale subit actuellement de multiples chocs. À ce moment crucial, le Président chinois S.E.M. Xi Jinping a avancé l’Initiative pour la Gouvernance mondiale, appelant tous les pays à agir de concert pour construire un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable. Il apporte par la sagesse chinoise des solutions au déficit de gouvernance mondiale en vue d’un avenir meilleur de l’humanité.

Cinq principes fondamentaux

L’Initiative pour la Gouvernance mondiale s’articule autour de cinq principes fondamentaux :

  • Respect de l’égalité souveraine, condition préalable à la gouvernance mondiale. La souveraineté marque l’indépendance d’un État et constitue la garantie de ses intérêts nationaux. Les pays varient en taille, en puissance et en niveau de développement, mais ils sont tous membres égaux de la communauté internationale et ont le droit de participer sur un pied d’égalité aux affaires régionales et internationales. Aucun État ne doit décider du sort d’autrui ni monopoliser les avantages du développement uniquement parce qu’il a « le bras le plus musclé » ou « le poing le plus fort ».
  •   Respect de l’état de droit international, garantie essentielle de la gouvernance mondiale. Au sein de la communauté internationale, le droit doit être la norme commune. Il n’existe pas de loi qui ne s’applique qu’aux autres. Il est important de faire respecter les normes fondamentales régissant les relations internationales, notamment les buts et principes de la Charte des Nations Unies, pour garantir une application égale et uniforme du droit international.
  •   Défense du multilatéralisme, voie fondamentale de la gouvernance mondiale. Le multilatéralisme est le produit inévitable du développement du système international. Son essence réside dans l’exigence que les affaires internationales soient réglées par une concertation commune et que l’avenir du monde soit entre les mains de tous les pays. Il est nécessaire de défendre une vision de gouvernance mondiale fondée sur la concertation, la construction conjointe et le partage des bénéfices.
  •   Approche centrée sur l’être humain, orientation primordiale de la gouvernance mondiale. La gouvernance mondiale est une pratique qui repose sur les personnes et contribue à leur bien-être. Ce n’est qu’en prenant pour objectif le bonheur des populations et en leur apportant confiance et prévisions stables que le système de gouvernance mondiale pourra bénéficier d’un large soutien et fonctionner efficacement.
  •   Approche axée sur l’action, principe important de la gouvernance mondiale. L’efficacité de la gouvernance mondiale repose sur sa capacité à résoudre des problèmes concrets, en particulier ceux auxquels sont confrontés les pays en développement, tels que l’éradication de la pauvreté, l’amélioration des conditions de vie des populations et la réduction de le fossé numérique.

Ces cinq principes fondamentaux répondent à l’appel de la communauté internationale, qui réclame l’équité et non l’hégémonie, l’état de droit et non le désordre, la coopération et non la confrontation, des actions concrètes et non de discours creux. Dès son lancement, l’Initiative pour la Gouvernance mondiale a obtenu l’adhésion de la communauté internationale. Aujourd’hui, près de 160 pays et organisations internationales y ont exprimé leur soutien, et plus de 60 pays ont rejoint le Groupe des amis de la gouvernance mondiale. Cette Initiative est passée d’une proposition chinoise à une pratique internationale et fait preuve d’une vitalité croissante.

La Chine soutient le Sud global afin qu’il joue un rôle plus important

Le Sud global est une force majeure pour la paix, le développement et la coopération. Son essor collectif est un progrès de l’humanité. Calculé en parité de pouvoir d’achat, le Sud global représente plus de 60 % de l’économie mondiale et contribue à hauteur de 80 % à la croissance mondiale. Le monopole d’une poignée de pays sur les affaires internationales n’est plus tenable, et les injustices historiques de longue date doivent être corrigées.

La Chine fait toujours partie du Sud global. Elle a à cœur ses intérêts et y est profondément enracinée. Guidée par les principes de sincérité, de résultats effectifs, d’amitié et de bonne foi ainsi que la vision de la recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, elle renforce la solidarité et la coopération avec les pays en développement, défend fermement les intérêts communs du Sud global dans les enceintes internationales et joue un rôle de premier plan pour promouvoir son émergence dans l’unité.

La Chine soutient la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies et insiste sur le fait que la bonne direction de cette réforme consiste à accroître la représentation et le droit à la parole des pays en développement. La priorité absolue est de corriger les injustices historiques faites à l’Afrique et de prendre des dispositions spéciales pour répondre en priorité à ses aspirations.

La Chine travaille à faire évoluer l’architecture financière internationale dans un sens plus juste pour qu’elle reflète mieux la réalité de l’économie mondiale. Il faut mener l’examen de la répartition du capital de la Banque mondiale et faire avancer l’ajustement des quotes-parts au sein du FMI conformément au calendrier et à la feuille de route convenus par toutes les parties, de sorte à combler au plus vite le déficit démocratique de la gouvernance financière mondiale.

La Chine s’engage à soutenir le Sud global dans son effort collectif pour réaliser la modernisation. Elle fait avancer la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route » selon les principes de consultation, de contribution conjointe et de bénéfice partagé. Le Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération Chine-Afrique (FOCAC) a fixé l’objectif de bâtir une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle par la réalisation de « six modernisations ». La Chine met en œuvre la politique du tarif douanier zéro à l’égard des 53 pays africains ayant avec elle des relations diplomatiques, apportant des retombées commerciales et des opportunités de développement à un nombre croissant de pays africains.

Suite au lancement de l’Initiative pour le Développement mondial, de l’Initiative pour la Sécurité mondiale et de l’Initiative pour la Civilisation mondiale, le Président Xi Jinping a offert au monde un autre bien public en avançant l’Initiative pour la Gouvernance mondiale. Ces quatre Initiatives ont chacune leurs priorités tout en se renforçant mutuellement, et tracent des voies et moyens concrets pour la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

La Chine restera engagée, aux côtés du Niger, des autres pays africains et de la communauté internationale, à forger une plus grande synergie par une coopération plus étroite, afin de relever les défis communs et de bâtir un avenir encore plus brillant pour tous.

Amb.Chine/ANP 0283 juin 2026

Contributeurs

Salissou Soumana Karimou
Webmaster


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