Diffa : le PGRP redynamise le mécanisme régional de gestion des plaintes pour une meilleure gouvernance des services publics

Diffa : le PGRP redynamise le mécanisme régional de gestion des plaintes pour une meilleure gouvernance des services publics

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Diffa, 23 juin (ANP) – Le Programme de Gestion du Secteur Public pour la Résilience et la Prestation de Services au Niger (PGRP) a ouvert ce mardi 23 juin 2026 à Diffa, un atelier d’information et de redynamisation du Comité régional du Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP), mutualiser avec celui du projet Niger-lire, une initiative visant à renforcer la transparence, la redevabilité et l’efficacité dans la mise en œuvre des réformes publiques, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

La cérémonie d’ouverture des travaux, tenue dans la salle de réunion du Gouvernorat de Diffa, a été présidée par le Secrétaire général adjoint de la région, M. Mamane Gouzae, représentant le Gouverneur de la région, en présence des responsables administratifs, des représentants des Forces de Défense et de Sécurité, des services techniques, des organisations de la société civile, des syndicats, des leaders traditionnels ainsi que des représentants de l’unité de coordination du PGRP.

Le présent atelier a pour objectif principal d’informer les parties prenantes sur le fonctionnement du mécanisme de gestion des plaintes, de présenter la nouvelle composition du comité régional ainsi que les différents canaux mis à la disposition des populations pour transmettre leurs doléances, suggestions ou préoccupations relatives aux activités du programme.

Au cours de cet atelier les participants bénéficierons également, d’une présentation détaillée du PGRP, de ses objectifs, de son architecture institutionnelle et de ses mécanismes de suivi-évaluation basés sur les Indicateurs Liés au Décaissement (ILD), qui conditionnent le financement du programme à l’atteinte de résultats vérifiables.

Ainsi, à travers cet atelier, selon les responsables du programme, ils entendent renforcer l’implication des acteurs régionaux dans le processus de mise en œuvre des réformes publiques et promouvoir une culture de transparence, de participation citoyenne et de redevabilité.

Dans son allocution d’ouverture, M. Mamane Gouzae a rappelé que «le Gouvernement du Niger met en œuvre, depuis 2023 avec l’appui de la Banque mondiale, le Programme de Gestion du Secteur Public pour la Résilience et la Prestation de Services (PGRP), doté d’un financement de 191,5 millions de dollars américains, soit environ 114 milliards de francs CFA».

Selon lui, ce programme repose sur l’approche « Programme pour les Résultats » (PforR) de la Banque mondiale et vise à soutenir les réformes de la gestion des finances publiques tout en améliorant la qualité des services sociaux de base dans les zones les moins desservies du pays.

« L’objectif du programme est de soutenir les améliorations structurelles dans les fonctions essentielles de l’État à travers une meilleure prestation des services de santé et d’éducation, afin de renforcer durablement le capital humain », a-t-il souligné.

Le Secrétaire général adjoint a également indiqué que «cette initiative s’inscrit parfaitement dans la vision des plus hautes autorités nigériennes, notamment le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, et le Premier ministre, M. Ali Mahamane Lamine Zeine, qui ont placé l’amélioration des conditions de vie des populations au cœur de leur action gouvernementale».

Abordant la question du mécanisme de gestion des plaintes, M. Gouzae a expliqué que «la mise en œuvre du PGRP mobilise plusieurs interventions techniques susceptibles de susciter des préoccupations ou des réclamations de la part des bénéficiaires et des parties prenantes», avant de soutenir que c’est dans cette optique que la mise en place d’un dispositif efficace de réception et de traitement des plaintes s’avère indispensable.

Il a précisé que le comité régional du MGP du PGRP s’appuie sur une démarche innovante de mutualisation avec le Projet NIGER-LIRE, déjà doté d’un comité fonctionnel dans la région.

« Cette approche permet d’éviter la multiplication des structures, de rationaliser les ressources humaines et financières, tout en favorisant une meilleure synergie d’action entre les différents projets financés par la Banque mondiale », a-t-il expliqué.

Au terme de son intervention, le Secrétaire général adjoint de la région a exhorté les participants à s’approprier les enjeux du programme et de son mécanisme de réclamation afin d’en faire un outil efficace au service des populations.

Mis en œuvre depuis 2023 sous la tutelle du Ministère de l’Économie et des Finances avec l’appui de la Banque mondiale, indique-t-on, le Programme de Gestion du Secteur Public pour la Résilience et la Prestation de Services (PGRP) constitue l’un des principaux instruments du Gouvernement du Niger pour renforcer la gouvernance publique et améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base. Le programme vise notamment à améliorer la gestion des finances publiques, la gestion des ressources humaines de l’État et la qualité de la prestation des services dans les secteurs prioritaires de la santé et de l’éducation, particulièrement dans les zones les plus vulnérables et insuffisamment desservies.

En effet, à travers une approche basée sur les résultats, le PGRP accompagne les réformes engagées par l’État afin de rendre l’administration publique plus performante, plus transparente et davantage orientée vers les besoins des citoyens. En favorisant une meilleure allocation des ressources publiques et un suivi rigoureux des performances, le programme contribue au renforcement du capital humain et de la résilience des communautés, tout en soutenant les efforts nationaux de développement durable et de réduction des inégalités d’accès aux services essentiels.

AOM/SML/ANP Juin 2026

Contributeurs

Abdourahamane Salifou
Administrateur


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