Le Gouverneur de Maradi préside un atelier de Stratégie sur le mécanisme de suivi de la transhumance

Le Gouverneur de Maradi préside un atelier de Stratégie sur le mécanisme de suivi de la transhumance

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Maradi, 9 Juin (ANP) – Le Gouverneur de la Région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Issoufou Mamane a procédé le mardi 09 juin 2026, à l’ouverture de l’atelier  d’information et de partage  de stratégie sur le mécanisme de suivi de la transhumance. Cette rencontre multi acteurs réunit les décideurs régionaux dans la gestion des transhumances et de la mobilité du bétail. 

L’objectif de cet atelier est d’assurer une compréhension partagée et une adhésion collective à la stratégie de mise en œuvre par l’ensemble des parties prenantes institutionnelles des régions d’interventions.

Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Issoufou Mamane qui présidait l’ouverture de ces travaux a indiqué que cet atelier vise à rassurer que l’ensemble des acteurs institutionnels clés  disposent d’une compréhension commune du projet, de ses objectifs, de sa stratégie de mise en œuvre et du rôle de chacun. Il a rappelé que le système pastoral est caractérisé par la mobilité du bétail indispensable pour la survie des troupeaux et la productivité du secteur, car c’est une stratégie optimale pour accéder aux ressources pastorales. 

« La transhumance saisonnière reste la stratégie d’adaptation optimale des pasteurs sahéliens face à la variabilité climatique, mais est aujourd’hui fragilisée par des facteurs multiples » a-t-il reconnu. Il a ajouté que malgré son importance dans le développement socio-économique, son caractère mobile le confronte à de nombreux aléas qui fragilisent les systèmes agropastoraux.  Et au nom de la population de la région de Maradi. Il a au nom des plus hautes autorités de notre pays, remercié et encouragé  l’OIM  à poursuivre ses efforts inlassables aux côtés des éleveurs pasteurs et des transhumants. Il a enfin félicité l’AREN pour son engagement auprès  des populations éleveurs. 

L’Administrateur Délégué de la ville de Maradi, le Lieutenant-Colonel Abdoulaye Moussa Garba, a dans son discours de bienvenue,  indiqué que la transhumance  est une pratique ancestrale, pilier de l’économie pastorale et  facteur d’équilibre écologique dans notre région. « Mais nous le savons tous, elle est aujourd’hui confrontée à de nombreux défis tels que la pression foncière, le changement climatique et parfois l’incompréhension entre usagers des ressources naturelles » a-t-il dit. 

Pour lui, ces défis provoquent des tensions qui peuvent dégénérer en conflits entre agriculteurs et éleveurs, fragilisant la paix et la cohésion sociale que nous appelons tous de nos vœux. Il a ajouté que le mécanisme de suivi de la transhumance n’est pas un outil de contrainte, mais de dialogue, de prévention et de gestion apaisée. Enfin il a dit à l’endroit des éleveurs que leur mobilité est leur force et ce mécanisme est là pour la protéger et la rendre plus sûre. Aux agriculteurs, il leur a rappelé que leurs champs sont leur  et ce mécanisme vise à garantir que la transhumance se fasse dans le respect de nos cultures. Aux autorités et services techniques, il a indiqué que leur appui est indispensable pour faire respecter les règles qui seront définies.

Le chef sous bureau P.I. de l’OIM, Monsieur Hamidine AbdoulKader a indiqué la démarche collective qui consiste à mieux comprendre, mieux suivre et mieux protéger la transhumance, qui est un pilier fondamental du tissu socio-économique et culturel au Niger. Il reconnait que le pastoralisme est touché par la convergence  des facteurs tels que des perturbations climatiques majeures, notamment les inondations de 2024 et le tarissement de nombreux points d’eau ; des conflits agriculteurs-éleveurs ; l’absence persistante d’un système de suivi systématique, multirégional et en temps réel des flux de transhumance. Ces défis ont amené l’OIM et l’AREN à conclure un accord de partenariat afin de mettre en place le mécanisme de suivi de la transhumance couvrant les régions de Maradi, Zinder, Tahoua, Diffa et Tillabéry. Monsieur Hamidine AbdoulKader a indiqué que de manière spécifique, il s’agit entre autres, d’informer les secrétaires généraux des cinq régions et les directeurs régionaux de l’Elevage sur le contenu, les objectifs et les résultats attendus du projet Mécanisme de suivi de la transhumance ;  partager la méthodologie opérationnelle du Transhumance Tracking Tool et les expériences capitalisées lors des comptages précédents ; recueillir l’engagement formel et les recommandations des autorités régionales et des techniques en faveur de la mise en œuvre du projet. Il a ajouté que la réussite de ce mécanisme repose avant tout sur la qualité de notre engagement collectif et votre participation active en témoigne. « Je voudrais  réaffirmer l’engagement de l’OIM à accompagner le Gouvernement du Niger et l’ensemble des partenaires dans leurs efforts visant à promouvoir une gestion durable de la mobilité pastorale, facteur de stabilité »a –t-il dit.

Le Secrétaire exécutif de l’Association pour la Redynamisation de l’Elevage au Niger (AREM), Monsieur Boureima Dodo a indiqué que l’AREN et l’OIM ont uni leurs efforts à travers le projet « Mécanisme de Suivi de la Transhumance » mis en œuvre  dans les régions de Maradi, Tahoua, Tillabéry, Diffa et Zinder. « Ce projet vise à renforcer la disponibilité des données fiables sur les mouvements pastoraux, à améliorer les systèmes d’alerte précoce, à soutenir la prévention des conflits et à favoriser une meilleure coordination entre les acteurs institutionnels et communautaires impliqués dans la gestion de la transhumance » a-t-il rassuré. Pour lui, cette rencontre est une occasion d’échanger sur les réalités propres à chacune des régions concernées, d’identifier les défis opérationnels, mais aussi les opportunités qui permettront d’assurer un déploiement harmonisé et efficace du mécanisme. Il a rassuré que l’implication active des autorités régionales, des services techniques de l’élevage, des structures de l’AREN et de l’OIM constitueront un facteur essentiel pour atteindre les résultats attendus et garantir la durabilité des acquis du projet. Il a enfin adressé ses sincères remerciements à l’OIM pour son accompagnement technique et financier ainsi que pour la confiance accordée à son association dans la mise en œuvre de cette importante initiative.

SML/ANP/Juin 2026

Contributeurs

Salissou Soumana Karimou
Webmaster


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