Commerce : des produits saisonniers ou de cueillettes inondent Niamey 

Commerce : des produits saisonniers ou de cueillettes inondent Niamey 

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Niamey, 19 Jan. (ANP)- La canne à sucre constitue l’un des produits saisonniers qui inondent actuellement les différents marchés et autres artères de la capitale, Niamey.

Riche par ses sucres et sa teneur en eau, la canne à sucre est non seulement une source d’énergie naturelle, mais aussi favorise la digestion. Ce produit est utilisé en consommation comme canne de bouche alors qu’il est possible d’en extraire du sucre.

La disponibilité de cette plante ouvre la voie à beaucoup de jeunes garçons qui s’activent à sa   commercialisation afin de subvenir à leurs besoins financiers.

Le principal endroit qui est connu pour le stockage de la canne sucre dans la capitale est le marché de Boukoki qui est connu sous le nom de Haboukayna, où outre la vente en gros et en détail, on y trouve également des revendeurs ambulants qui font le tour de la ville de Niamey.

M. Aminou Ibrahim, un des grossistes de ce marché, explique qu’il exerce cette activité depuis des années et que la marchandise leur provient des différentes localités du Niger comme Tibiri, Loga, Djoundjou et plusieurs autres localités entre 3 à 4 camions par jour.

S’agissant de la clientèle, ce grossiste rapporte que, « ce sont les commerçants du marché katako, ainsi que des vendeurs ambulants, et certains détaillants qui viennent acheter cette marchandise ». 

Par ailleurs, M. Aminou Ibrahim précise qu’il y a une variété de canne à sucre de petite taille qui est plus sucrée que celle de grande taille, toutes vendues à des prix allant de 7000 FCFA à 8000 FCFA le fagot.

M. Souley Ali, jeune vendeur ambulant âgé de 22 ans et originaire de Madaoua qui exerce cette activité depuis trois ans, raconte : « j’achète chaque jour le fagot de 15 à 22 cannes à sucre à 8.500FCFA pour les revendre en détail entre 10 .000FCFA à 11.000FCFA, un commerce avec lequel je   gagne ma vie et j’arrive à subvenir à mes propres besoins et ceux de ma famille qui est au village ».

A côté de la canne à sucre, d’autres produits saisonniers font leur apparition   

En cette période, le marché Katako est inondé par toute une gamme de produits saisonniers :  jujube (daray en zarma ou magaria en haoussa), fruits de l’ébénier (tokey), pain de singe, pulpe du baobab, communément appelé (kuka), doum (kangaw en Zarma, goruba en haoussa), gomme arabique (Deli en zarma ou Djirey en haoussa). S’y ajoutent des pruniers noirs (boyi en Zarma, dumniya en haoussa) et de l’aubergine africaine (yalo).

Cueillis pour la plupart dans certains villages du Niger sauf la gomme arabique qui provient du Burkina Faso, et l’aubergine africaine qui provient du Nigeria, tous ces fruits sont très prisés et aimés par les consommateurs et sont disponibles presque toute l’année sur le marché à l’exception de       quelques-uns.

Aussi, note-t-on, ce sont des  fruits  ou produits  qui sont conservés sans aucune difficulté et leur vente constitue une source de revenus pour beaucoup de jeunes nigériens.

 M. Hassan Yahaya, un vendeur de gomme arabique au marché de katako souligne que la vente de ce produit est très bénéfique pour celui qui détient le secret, il trie des résines de second choix qu’il expose sur sa petite table délabrée laissant derrière lui plusieurs sacs remplis de ce produit.

 Ce marchand annonce qu’il s’approvisionne au Burkina Faso en raison de 60 .000 FCFA le sac de 100 kilos et le revend en détail au marché de katako en raison de 3000 FCFA la tasse.

« La gomme arabique que vous me voyez trier est la  bonne qualité car même celle qui est noire est vendue à 700 FCFA la tasse aux marabouts qui en ont besoin pour leur encre »  précise M. Hassan Yahaya qui ajoute par conséquent qu’il n y a pas de perte dans la vente de la gomme arabique.

M. Idi Garba, âge de 29 ans quant à lui, un vendeur d’aubergine africaine appelé yalo explique avec un ton d’amusement que ce produit est prisé par les nigériens pour ses ‘’vertus’’ lui vient  du Nigeria.

Selon lui, le sac varie entre 10.000 FCFA à 12 .000 FCFA pour le revendre en détail entre 100FCFA, 150 FCFA, 200FCFA et 250 FCFA pour les grandes.

Bien qu’ils arrivent à écouler leurs marchandises à des prix plus ou moins abordables leur permettant d’en tirer profit, la plupart de ces vendeurs interrogés notent qu’ils sont confrontés aux difficultés liées notamment à la conservation et la mise en valeur de leurs produits.

Outre des hommes qui parcourent la ville à la recherche des clients, de nombreuses femmes vendent également ces fruits devant leurs maisons ou dans certaines écoles pour pouvoir gagner un peu d’argent.

RBN/CA/ANP 081 Janvier 2026

Contributeurs

Salissou Soumana Karimou
Webmaster


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