Coût de la vie au Niger : Les prix du mil et du sorgho en hausse sur les Marchés Agricoles  (SIMA) 

Coût de la vie au Niger : Les prix du mil et du sorgho en hausse sur les Marchés Agricoles  (SIMA) 

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AGADEZ, 02 juin (ANP) – Les prix du mil et du sorgho sont en hausse sur les marchés agricoles, selon les données de la semaine N°21 du Mercredi 20 au Mardi 26 mai 2026, fournies par le Système d’Informations sur les Marchés Agricoles (SIMA).

Cette semaine, les marchés céréaliers ont évolué dans un contexte de raffermissement progressif des prix, sous l’effet conjugué d’une intensification graduelle de la demande liée à l’installation de la période de soudure, et des besoins additionnels observés à l’approche de la fête de Tabaski, période généralement marquée par une hausse des achats des ménages et une pression accrue sur certains segments du marché.

Parallèlement, la réduction continue des stocks détenus au niveau des ménages contribue à renforcer cette dynamique, même si les ajustements des prix demeurent encore contenus. Le mil et le sorgho enregistrent chacun une hausse de 3%, tandis que le maïs progresse de 2 %. Le riz importé conserve quant à lui, son niveau de prix, soutenu par la régularité des flux d’approvisionnement et un fonctionnement relativement fluide des circuits commerciaux. Sur une base annuelle, les marchés conservent néanmoins une configuration nettement plus favorable qu’à la même période de l’année précédente.

Cette semaine, le marché du mil poursuit sa trajectoire haussière, avec un prix moyen national du sac de 100 kg qui atteint 22.886 FCFA contre 22.210 FCFA précédemment, soit une progression de 3%. Cette évolution s’inscrit, dans un contexte marqué par une intensification progressive de la demande liée à l’installation de la période de soudure, au recul graduel des stocks au niveau des ménages et aux besoins additionnels observés à l’approche de la fête de Tabaski. Malgré cette dynamique, les disponibilités restent globalement satisfaisantes et la pression exercée sur les prix demeure encore contenue, sans signal de tension généralisée sur l’approvisionnement. L’analyse spatiale met en évidence des écarts de prix toujours marqués entre les marchés. À Iférouane, le sac de 100 kg se négocie autour de 32.000 FCFA, sous l’effet combiné des contraintes d’accessibilité, des coûts logistiques élevés et d’une offre relativement limitée. À l’opposé, le marché de Dan Issa affiche des niveaux nettement plus bas, autour de 16.500 FCFA, grâce à une disponibilité plus abondante et à des conditions d’approvisionnement plus favorables. Dans la capitale Niamey, le marché du mil connaît une progression plus prononcée avec une hausse de 5%. Les prix observés varient entre 22.500 FCFA et 24.000 FCFA selon les marchés et la qualité des produits, traduisant une évolution relativement homogène dans ce principal centre de consommation.

Le marché du sorgho affiche une nouvelle hausse du prix moyen national de son sac de 100 kg qui passe de 18.196 FCFA à 18.760 FCFA soit une progression de 3% en comparaison hebdomadaire. Cette situation résulte du renforcement de la demande pour l’alimentation animale en prélude à la fête de tabaski, En glissement annuel, la situation reste largement favorable aux consommateurs. Cette évolution, reflète une détente durable du marché, soutenue par une amélioration des disponibilités et une fluidité accrue des échanges commerciaux. L’analyse spatiale met toutefois en évidence, des écarts de prix significatifs selon les marchés. À Dan Issa, le sac de 100 kg se négocie autour de 13.333 FCFA, traduisant une offre abondante. A l’inverse, sur le marché d’Egawane, les prix atteignent 28.000 FCFA, sous l’effet d’une disponibilité relativement limitée. Au niveau de la Capitale, la tendance hebdomadaire accuse une nouvelle contraction de 3%. Les prix pratiqués sur les marchés suivis oscillent globalement entre 17.000 et 19.000 FCFA.

Dans le sillage des autres céréales locales, le marché du maïs affiche également une orientation haussière cette semaine. En effet, son prix moyen national du sac de 100 kg se raffermit de 2% passant de 17.304 FCFA à 17.695 FCFA. Cette situation en dépit d’un niveau d’approvisionnement satisfaisant résulte d’un regain de la demande en cette période de soudure. En glissement annuel, la tendance reste nettement favorable aux consommateurs. Cette évolution, confirme une détente durable du marché, soutenue par des disponibilités suffisantes et une meilleure fluidité des échanges commerciaux. L’analyse spatiale met toutefois en évidence, des disparités importantes entre les zones. Dans les régions proches des principaux bassins de production, notamment Say, Dosso, Birni et Maradi, les prix se maintiennent à des niveaux relativement faibles, autour de 13.500 FCFA le sac, grâce à un approvisionnement régulier et une concurrence accrue entre les opérateurs. A l’inverse, dans les zones plus enclavées telles qu’Agadez, les contraintes logistiques et les coûts élevés de transport, contribuent à maintenir les prix à des niveaux plus élevés, pouvant atteindre 25.000 FCFA le sac. Sur les marchés de la Capitale Niamey, Le prix moyen enregistre une légère hausse de 1% et les prix pratiqués se situent dans une fourchette comprise entre 14.000 FCFA et 15.000 FCFA, traduisant une relative stabilité du marché urbain malgré quelques ajustements ponctuels.

Contrairement au léger renchérissement observé la semaine précédente, le marché du riz importé retrouve cette semaine, une configuration de stabilité. Le prix moyen national du sac de 25 kg s’établit à 11.352 FCFA contre 11.329 FCFA précédemment, soit une variation marginale qui confirme un maintien global de l’équilibre entre l’offre et la demande. Cette stabilité, traduit la régularité des flux d’approvisionnement et une bonne capacité du marché à absorber les fluctuations ponctuelles sans générer de pression significative sur les prix. Cette évolution témoigne, d’une détente durable du marché, soutenue par une meilleure disponibilité globale et une certaine résilience des circuits d’approvisionnement face aux aléas conjoncturels. L’analyse spatiale met toutefois en évidence, des écarts persistants entre les zones, avec des prix qui varient entre 9.500 FCFA et 13.000 FCFA le sac de 25 kg. Ces disparités s’expliquent principalement, par les différences d’accessibilité, les coûts logistiques et le degré d’organisation des circuits de distribution, particulièrement dans les zones enclavées où les charges de transport pèsent davantage sur le prix final. À Niamey, les prix demeurent globalement stables autour de 11.000 FCFA le sac de 25 kg, traduisant un approvisionnement régulier des marchés urbains et une circulation fluide du produit au sein des principaux circuits de commercialisation. Cette configuration, confirme le maintien d’un environnement d’échange relativement apaisé sur le segment du riz importé.

NAK/KPM/ANP-015 Juin 2026

Contributeurs

Abdourahamane Salifou
Administrateur


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