Niamey, 25 mai (ANP)-Le prix de presque tous les produits frais connait une hausse sur les différents marchés de Niamey à la date du 21 mai 2026.
C’est ainsi que la tomate en provenance de Tabalak et de Téra arrive en quantité réduite sur les marchés. Le carton de 30 kg se vend désormais à 28 000 F, contre 14 000 F la semaine passée, soit un prix qui a littéralement doublé en une semaine.
Quant au prix du sac du piment, il a atteint le sommet, seul le piment local est présent sur le marché. Le sac de 50 kg de Kongou se vend à 100 000 F et celui de 30 kg de Zinder coute 45 000 F. Ces prix sont largement supérieurs à ceux observés à la même période les années précédentes.
Cette flambée s’explique par l’absence du piment importé du Nigeria, qui occupait historiquement le marché tout au long de l’année. Cette présence constante avait conduit de nombreux producteurs locaux à délaisser la culture. Aujourd’hui, la production nationale ne suffit pas à répondre à la demande, ce qui propulse le sac de 50 kg à un niveau historique de 100 000 F, alors qu’il ne dépassait jamais 25 000 F auparavant.
Heureusement pour les consommateurs, un arrivage massif de produits en provenance d’Agadez alimente le marché de Djémadjé. On y trouve notamment l’oignon, l’ail et la pomme de terre, ce qui apporte un certain soulagement face à la flambée des prix.
Ainsi le kilo de l’ail se vend à 1 000 F prix de gros, celui de la pomme de terre coute 650 F et le sac de 45 kg de l’oignon coute 10 000 F.
En cette période de fortes chaleurs, idéale pour s’hydrater avec des jus naturels comme cette délicieuse association constituée du gingembre, de la menthe et du citron, on constate une forte augmentation du prix du gingembre.
Cette année, son coût ne cesse d’augmenter : le sac de 50 kg atteint 230 000 F, en provenance du Nigeria et/ou du Ghana.
Aujourd’hui, l’absence des produits importés du Nigeria, notamment le piment et le gingembre, perturbe fortement le marché.
Pour faire face au coût exorbitant du gingembre importé (230 000 F le sac), il est important de rappeler qu’il est tout à fait possible d’en cultiver localement. Sur de petites surfaces et avec un terrain bien choisi, le Niger réunit presque toutes les conditions nécessaires pour briser cette dépendance.
Le pays dispose de l’ensoleillement et de la chaleur indispensables à cette culture. Quant au déficit pluviométrique (plus de 2 000 mm requis), il peut être compensé grâce à l’irrigation et à la création de microclimats ombragés, comme dans les jardins arborés.
Cette situation de crise sur les produits importés met en évidence la nécessité pour les producteurs locaux de diversifier leurs cultures (piment, gingembre etc …..) pour assurer notre souveraineté alimentaire afin de faire face aux fluctuations des prix et réduire la dépendance vis-à-vis des pays étrangers.
AS/ANP 0303 mai 2026









