Niamey, 22 juin (ANP) – La situation des 1.820 pèlerins nigériens restés bloqués en Arabie Saoudite après l’accomplissement des rites du Hadj 2026 est en voie de règlement, grâce à l’implication des autorités nigériennes et saoudiennes qui ont pris les mesures nécessaires pour assurer leur rapatriement vers le Niger.
Selon les informations recueillies auprès de plusieurs pèlerins concernés ainsi que de diverses sources concordantes, une réunion virtuelle tenue entre les autorités compétentes et les responsables du secteur aérien a permis de débloquer définitivement le dossier.
Au cours de cette rencontre, la compagnie aérienne Air Cairo, qui assurait le transport des pèlerins concernés, aurait été sommée de respecter ses engagements en procédant au rapatriement des fidèles nigériens restés en attente depuis plusieurs semaines après la fin du Hadj.

Les mêmes sources indiquent que la demande d’autorisation d’atterrissage introduite auprès de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a été approuvée, ouvrant ainsi la voie à la reprise effective des vols retour.
Selon le programme établi, les premiers départs ont débuté depuis Djeddah à destination de Niamey.
Plusieurs pèlerins ont confirmé à l’ANP que le premier vol a effectivement quitté l’Arabie Saoudite, marquant ainsi le début des opérations de rapatriement des 1.820 fidèles concernés.
Ainsi, cette évolution met fin à plusieurs semaines d’incertitude et d’inquiétude pour ces pèlerins qui avaient lancé un appel aux autorités afin qu’une solution soit trouvée à leur situation. Beaucoup d’entre eux, notamment des fonctionnaires, des commerçants, des personnes âgées et des malades, attendaient avec impatience de pouvoir retrouver leurs familles et reprendre leurs activités au pays.
Le déblocage de cette situation témoigne de l’engagement des autorités nigériennes qui, en collaboration avec leurs homologues saoudiennes, ont œuvré pour trouver une issue favorable à cette crise.
Il convient de rappeler que les difficultés rencontrées concernaient essentiellement les pèlerins pris en charge par certaines agences privées de voyage, alors que les opérations de retour des pèlerins relevant du dispositif officiel du Commissariat à l’Organisation du Hadj et de la Oumra (COHO) avaient déjà été menées à terme.
Si le retour progressif des pèlerins constitue aujourd’hui un soulagement pour les familles et l’ensemble de la communauté nationale, cette situation relance néanmoins le débat sur la nécessité de renforcer davantage le contrôle et le suivi des agences de voyage impliquées dans l’organisation du Hadj, afin de prévenir à l’avenir de tels désagréments.
Pour l’heure, l’essentiel reste que les opérations de rapatriement ont effectivement commencé et que les 1.820 pèlerins concernés pourront, dans les prochains jours, retrouver leurs familles après avoir accompli le cinquième pilier de l’Islam dans les lieux saints.
AOM/SML/ANP/Juin 2026









