Tahoua : Les chefs traditionnels en formation sur le 5ème RGPH

Tahoua : Les chefs traditionnels en formation sur le 5ème RGPH

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Tahoua, 27 juillet (ANP) – Le Secrétaire Général du Gouvernorat de Tahoua, M. Yacouba Soukeyradjou a présidé, ce lundi 27 juillet 2026 à la Direction Régionale de l’Institut National de la Statistique (INS) de Tahoua, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation des chefs traditionnels sur le 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-5).

Cette session de formation, organisée par l’INS, a pour objectif d’outiller pleinement les chefs traditionnels sur leur rôle dans la réussite de ce recensement. Il s’agit, au cours de ces travaux, de leur présenter les objectifs du RGPH-5, sa méthodologie et son calendrier, mais surtout d’échanger avec eux sur les modalités concrètes de leur implication, notamment la sensibilisation des administrés, la facilitation de l’accès aux agents recenseurs à tous les ménages, l’appui à la résolution des difficultés qui pourraient survenir sur le terrain, et la clarification, chaque fois que nécessaire, des règles de rattachement statistique des populations.

Dans son allocution, le Secrétaire Général du Gouvernorat de Tahoua a rappelé que le recensement général de la population n’est pas qu’un exercice technique parmi d’autres, c’est plutôt un acte fondateur de la vie de la Nation, d’un pays qui se recense, d’un pays qui prend la mesure de lui-même. « Combien sommes-nous ? Où vivons-nous ? Dans quelles conditions ? Ce sont là des questions simples, mais dont les réponses conditionnent tout : nombre d’écoles à construire, centres de santé à créer, points d’eau à forer, routes à construire ainsi que la répartition équitable des ressources entre les régions, départements et communes », a expliqué M. Yacouba Soukeyradjou, qui a également déclaré « qu’un pays qui ne se compte pas est un pays qui se prive des moyens de se développer en connaissance de cause ».

« C’est cela l’enjeu du 5ème RGP/H que l’Institut National de la Statistique prépare activement sur l’ensemble du territoire national, avec la volonté de disposer d’un portrait actualisé et fidèle de notre population, des conditions de vie et d’habitat », a-t-il ajouté, avant d’expliquer que « ce travail ne pourra réussir sans l’adhésion pleine et entière de chaque citoyen, chaque ménage, chaque quartier, chaque village et campement de notre Région ».

Il a ensuite dévoilé le rôle crucial que jouent les chefs traditionnels, précisant que « c’est ici qu’intervient leur rôle en tant que gardiens de la mémoire de nos terroirs, la voix qui rassure, l’autorité qui rassemble, le repère vers lequel nos populations se tournent avant toute chose ». Il leur a fait savoir que « dans nos villages, tribus, campements, votre parole pèse souvent plus que n’importe quelle communication officielle », soulignant que « là où l’agent recenseur pourrait susciter une interrogation, votre présence à ses côtés suscite la confiance. Là où une rumeur pourrait naître, votre autorité l’éteint avant qu’elle ne se propage ».

Selon lui, en effet, les chefs traditionnels connaissent mieux que quiconque les réalités des terroirs, dont la mobilité de certaines populations pastorales, la dispersion des campements, les liens complexes qui unissent les communautés à travers les limites administratives. Pour lui, leur  implication est donc une garantie d’exhaustivité, de qualité et de paix sociale autour de cette opération.

Pour M. Yacouba Soukeyradjou, « quand un chef de village, tribu, canton ou groupement accompagne l’agent recenseur, cela ouvre la voie et rassure les ménages ». Aussi, a-t-il beaucoup insisté sur ce dernier point, car il est sensible, soulignant que « le recensement est un exercice strictement statistique, car il ne remet en cause, en aucune manière, ni les limites administratives de nos communes, ni les droits fonciers, ni les statuts coutumiers reconnus sur nos terroirs. Chaque personne sera comptée là où elle réside au moment du recensement, selon des règles harmonisées et connues de tous ».

Le SG du Gouvernorat de Tahoua a également précisé que le rôle des chefs traditionnels sera d’aider leurs administrés à comprendre cela, afin de lever toute appréhension. Il a profité de cette occasion pour saluer l’engagement de l’Institut National de la Statistique et du Bureau Central de Recensement, ainsi que celui des plus hautes autorités pour les efforts constants qu’ils ne cessent de déployer afin que le RGPH-5 soit une réussite.

Il a enfin, au nom de l’ensemble des autorités administratives de la Région de Tahoua, réaffirmé leur disponibilité entière à accompagner cette opération à chaque étape, en rassurant les chefs traditionnels du plein soutien de l’administration territoriale à leurs côtés.

Pour sa part, le Directeur Régional de l’Institut National de la Statistique de Tahoua, M. Souleymane Sidikou a rappelé que cette session de formation s’inscrit dans le dispositif national de préparation du 5ème RGPH. Elle vise à outiller les Chefs traditionnels pour qu’ils accompagnent sur le terrain la réussite de cette opération d’envergure nationale. Cette session se penchera sur les objectifs du recensement, sa méthodologie et surtout son rôle essentiel de facilitation, de sensibilisation et de veille auprès des administrés.

TSA/KPM/ANP-311 Juillet 2026

Contributeurs

Hamza Harouna Adamou
Webmaster


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