Tahoua, 29 Sept (ANP) – L’Université Djibo Hamani de Tahoua a servi de cadre, le dimanche 28 septembre 2025, à la cérémonie commémorative de la 11ème édition de la Journée nationale de lutte contre la traite des personnes et l’esclavage.
Autour du thème « La protection des personnes vulnérables, victimes de traite dans le contexte des mouvements mixtes au Niger : défis et perspective », la commémoration de cette 11ème édition a été co-présidée par la Secrétaire Générale du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Madame Abdourahamane Amina Moussa et le Gouverneur de la région de Tahoua Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa.
La commémoration de cette journée, note-t-on, vise à informer, à sensibiliser les populations sur les risques récurrents de la traite des personnes et l’esclavage, à promouvoir les mécanismes de prise en charge des victimes et à vulgariser les données statistiques sur la traite des personnes.
Selon la Secrétaire Générale du Ministère de la Justice, les deux fléaux de traite des personnes et d’esclavage, qui constituent une violation des droits fondamentaux et des atteintes graves à la dignité humaine, sont des préoccupations qui touchent presque tous les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dont le Niger. Elle a informé que les victimes de ces crimes odieux sont majoritairement des femmes et des enfants, qui sont privés de leur vie normale, leur liberté, leur dignité et forcés de fournir travail et services divers pour le bénéfice direct de ceux qui les exploitent.
C’est pourquoi, a-t-elle fait rappeler, depuis 2015 au Niger, le 28 septembre de chaque année est consacré à la mobilisation contre ces deux fléaux qui sont également observés sous d’autres formes au niveau de l’exploitation des talibés, la migration et la mendicité. Du coup, a fait remarquer la SG du Ministère de la Justice, outre les conséquences sur les victimes, la traite des personnes, tout comme l’esclavage dans sa forme traditionnelle, constituent un défi majeur pour le Niger qui fait, en outre, face au trafic d’êtres humains, au blanchiment d’argent, à la falsification des documents, au trafic de drogue et celui des armes.
Madame Abdourahamane Amina Moussa a salué les efforts de tous ceux qui se mobilisent pour s’attaquer à ces deux violations graves des droits humains, soulignant que le Gouvernement de la Refondation a conscience de l’urgence de la situation et prendra des mesures fortes pour renforcer le combat contre la traite des personnes et l’esclavage.
Enfin, la Secrétaire Générale du Ministère de la Justice a remercié tous les partenaires qui ont rendu possible la commémoration de cette 11ème édition de la Journée nationale de la traite des personnes et l’esclavage, ainsi que les autorités régionales de la région de Tahoua pour leur accueil chaleureux.
Auparavant, le Gouverneur de la Région de Tahoua Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa a affirmé que la traite des personnes dans le contexte des mouvements mixtes est un défi auquel le Niger fait face en tant que pays de transit par excellence des migrants de l’Afrique subsaharienne, mais aussi en tant que pays de départ et de destination des victimes de la traite.
Selon le Gouverneur de Tahoua, depuis quelques années, des mouvements des femmes et des enfants majoritairement issus des zones rurales, à travers tout le Niger, pour d’autres contrées et même à l’extérieur, sont observés, ainsi que la présence des migrants, des réfugiés, et des déplacés internes.
Le Gouverneur Souleymane a averti que ces incessants mouvements ne sont pas sans conséquences pour ces personnes particulièrement vulnérables, qui peuvent être victimes de discrimination, d’abus et d’exploitation de tout genre, dont la traite des personnes. Ces mouvements, a-t-il expliqué, peuvent présenter des risques dont les accidents, les situations administratives irrégulières, l’enrôlement dans les GAT ou même la perte de leur vie
Selon toujours Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, ces personnes peuvent également être confrontées à des difficultés d’accès aux services sociaux de base notamment la santé, le droit à l’éducation pour les enfants migrants.
Il est à noter que l’AD de la Ville de Tahoua, M. Sahabi Moussa a pris la parole pour souhaiter la chaleureuse bienvenue aux invités et un bon séjour dans la capitale de l’Ader, avant d’exprimer sa satisfaction pour le choix de la Ville de Tahoua pour abriter cette importante rencontre.
TSA/KPM/ANP- Septembre 2025










