Intaya Kahiya, désignée nouvelle Saraounia après la disparition de Kambari Kahiya

Intaya Kahiya, désignée nouvelle Saraounia après la disparition de Kambari Kahiya

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Dosso, le 13 Juillet (ANP) – Le village de Lougou, situé à 17 km de Dogondoutchi, haut lieu de mémoire dans le département, a vécu un moment solennel le dimanche 12 juillet 2026 avec la cérémonie de Tarkama.

Comme le veut la coutume, les notables de Lougou et de Bagagi ont organisé cette cérémonie rituelle, au cours de laquelle le corps de la défunte est posé sur un lit en tiges de mil, porté par les cousins de Lougawa. C’est le corps lui-même qui désigne la nouvelle reine et l’endroit où le corps sera inhumé, à travers les gestes et les signes interprétés par les initiés.

Les cousins jouent un rôle important dans cette cérémonie : ils creusent la tombe, assurent l’enterrement et imposent certaines contributions aux autres familles, rappelant l’importance du cousinage comme ciment du vivre-ensemble.

Abdourahamane Adoungé, habitant de Lougou, explique : « la communication entre la défunte et les initiés est un héritage de nos ancêtres. Le corps désigne sa remplaçante et même le lieu de l’inhumation ».

Après plusieurs tours de questionnements et de rites, c’est finalement Intaya Kahiya, la petite sœur de la défunte, qui a été désignée comme nouvelle Saraounia de Lougou. Elle est âgée de 70 ans et n’a pas enfants, un fait inédit dans l’histoire des successions des reines Azna.

Cette désignation marque une continuité familiale, mais aussi une rupture symbolique, car elle ouvre une nouvelle page dans la tradition.

Le préfet du département de Dogondoutchi, Capitaine Yaou Ada, accompagné du secrétaire général de la mairie, du Kona de Dogondoutchi et des responsables des forces de défense et de sécurité, a présenté les condoléances officielles et exhorté les notables à soutenir la nouvelle reine dans l’exercice de ses fonctions. La succession de Saraounia n’est pas seulement un événement local, elle rappelle aussi la force des traditions Azna et leur rôle dans la cohésion sociale. Elle illustre également la résilience culturelle du Sahel, où les rites ancestraux continuent de structurer la vie communautaire.

AMM/KPM/ANP-138 Juillet 2026      

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Hamza Harouna Adamou
Webmaster


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