Niamey, 30 Juillet (ANP)- L’Administrateur délégué de la commune de Kollo (Région de Tillabéri), M. Rabiou Moussa s’est félicité des nombreuses réalisations, notamment infrastructurelles, réalisées par la Mairie sur ses fonds propres.
« Plusieurs réalisations sont à mettre à l’actif de la commune urbaine de Kollo sur fonds propres de la commune. De nombreuses infrastructures sociales de base, qui sont le reflet de tout développement, sont réalisées », a indiqué l’Administrateur de la commune, dans une exclusivité accordée aux envoyés spéciaux de l’ANP.
Parmi ces réalisations, il a cité la construction d’un centre de santé intégré (CSI) de type 2 « conformément aux normes du Ministère de la santé publique », la réalisation de la clôture de la direction départementale de la protection civile, la réalisation d’un bloc de trois (3) classes dans le village de Bagol, « avec tout ce qui est matériel didactique, ce qui doit permettre aux enfants d’étudier dans les conditions requises ».
« En ce qui concerne la contribution des particuliers de bonne foi, nous enregistrons la construction d’une mosquée de 6 classes d’enseignement du Saint Coran et un logement pour l’Imam de la mosquée. Dans le même registre, les autorités locales ont récemment réceptionné un forage d’une capacité importante d’adduction d’eau potable au village de Saki Koira Zeno, qui avait un problème d’eau récurrent, malgré la présence d’un forage.
« Celui-là, qui est venu à point nommé, est à une cinquantaine de kilomètres du CSI de la localité qui avait un problème d’eau crucial », a-t-il ajouté.
La même source a ajouté que lors de la 2ème pluviométrie que la commune a enregistrée, d’une hauteur d’un peu de 40 mm, la route qui relie le centre- ville au Marché de Kollo Songo, poumon économique de la ville, cette même route qui relie la ville de Kollo à Kirtachi, a été endommagée. « Pour sa réparation, nous n’avons pas attendu l’Etat ou un partenaire pour la faire. Nous l’avons faite nous-même ».
« En dehors de cela, nous sommes sur le point de ravitailler certains de nos CSI, avec des produits de première nécessité. Comme vous le savez, nous sommes en période hivernale, où le paludisme est la maladie la plus préoccupante », a noté le responsable communal, avant de poursuivre en indiquant que « Par ailleurs, nous avons un projet de réparation des tables-bancs afin que nos enfants ne s’assoient plus à même le sol pour suivre les cours ».
« Nous travaillons activement sur ce projet, en collaboration avec nos partenaires et l’État, dans le but de mettre fin aux classes en paillote et de construire, à terme, des classes en matériaux définitifs dans l’ensemble de la commune », a-t-il informé.
Sur le plan de la sécurité, M. Rabiou Moussa de renseignenr : « Des mesures ont été prises pour renforcer la surveillance. À titre d’exemple, l’an dernier, le ministère de l’Intérieur a demandé à toutes les communes disposant de cadres qualifiés d’envoyer des agents à l’École nationale de la protection civile à Niamey pour une formation. Nous avons ainsi envoyé un agent titulaire du baccalauréat, qui a suivi une formation d’un an. Il est actuellement en stage au niveau de la direction départementale de la protection civile. Avant son départ, un plan d’action a été élaboré. Aujourd’hui, nous sommes dans la phase de mise en œuvre de ces mécanismes de prévention ».
Sur le plan de l’agriculture « Du côté du périmètre d’aménagement hydro-agricole de Sey Beri, le processus est également en cours », a-t-il assuré, avant de souligner « Nous sommes mobilisés pour éviter la répétition des événements de l’année dernière, où des centaines d’hectares ont été inondés. Cette année, nous ferons tout pour empêcher cela ».
Sur le plan de la mobilisation des ressources internes, le responsable municipale a annoncé le souhait de la mairie d’ouvrir un compte bancaire au nom de notre commune.
« Aujourd’hui, en dehors de Niamey, Maradi, Zinder et Tahoua, aucune commune du Niger ne dispose d’un compte bancaire. Pourtant, nous avons des partenaires prêts à nous soutenir, mais ils demandent de pouvoir verser les fonds sur un compte officiel. À défaut, ils se tourneront vers une ONG, ce que je ne souhaite pas », a-t-il fait remarquer.
« Car une ONG y gagnera forcément une partie, alors que pour nous, cet argent pourrait servir directement. Par exemple, sur un financement de 16 millions, si l’ONG en prélève 2 ou 3 millions, cela représente une perte importante pour nous. Avec cet argent, nous pourrions forer un ou deux puits, ce qui serait très utile à la communauté. C’est pour toutes ces raisons que nous demandons au ministère de l’Intérieur d’autoriser l’ouverture de comptes pour les différentes communes, avec un mécanisme de suivi rigoureux », a expliqué M. Rabiou.
Cette interview de l’Administrateur délégué de la commune urbaine de Kollo est intervenue le 25 Juillet 2026, la veille du 2ème anniversaire de l’arrivée au pouvoir du conseil national pour la sauvegarde de la Patrie (CNSP), organe de transition militaire au Niger.
Le même jour, le responsable municipal a organisé une lecture du Saint Coran et une séance de prière (Kunut) à la mosquée de vendredi de la ville de Kollo en faveur de la paix et la cohésion sociale au Niger, conformément à la recommandation du CNSP.
Envoyés spéciaux Mahamane Sabo Bachir et Yacine Mamoudou
MSB/MAY/AS/ANP 0216 Juillet 2025







