Loyers au Niger : une réforme pour protéger locataires, bailleurs et intérêts de l’État

Loyers au Niger : une réforme pour protéger locataires, bailleurs et intérêts de l’État

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Niamey, 23 Juin (ANP)-Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, M. Abdoul Kadri Amadou Daouda, a expliqué, lors d’un entretien accordé à la RTN le lundi 22 juin 2026, les principales dispositions du nouveau décret portant réglementation des loyers au Niger.

Selon le ministre, la nouvelle grille tarifaire distingue plusieurs catégories de logements en fonction de leur localisation, de leur niveau de standing et de leurs caractéristiques. Ainsi, dans les zones loties, les logements de type F2 (salon, chambre, cuisine et salle d’eau) à standing élevé, dotés d’une meilleure qualité de finition et d’une terrasse couverte, auront des loyers compris entre 30.000 et 40.000 FCFA, tandis que ceux de standing moyen varient entre 20.000 et 25.000 FCFA.

Pour les logements de type F3 (salon et deux chambres), les loyers oscillent entre 60.000 et 80.000 FCFA pour le standing élevé et entre 45.000 et 60.000 FCFA pour le standing moyen. Dans les zones traditionnelles, les loyers des F2 seront compris entre 30.000 et 35.000 FCFA pour le standing élevé et entre 15.000 et 25.000 FCFA pour le standing moyen. Les F3 seront quant à eux loués entre 50.000 et 60.000 FCFA pour le standing élevé et entre 40.000 et 45.000 FCFA pour le standing moyen.

Le ministre a précisé que le décret est déjà en vigueur, mais que son application effective nécessite l’adoption de textes complémentaires ainsi qu’une vaste campagne de sensibilisation impliquant les communes, les services déconcentrés de l’État et les médias.

M. Abdoul Kadri Amadou Daouda a souligné que cette réforme ne vise pas uniquement l’encadrement des loyers, mais répond également à des préoccupations fiscales et sécuritaires. À travers l’obligation de déclarer les contrats de bail auprès des communes, l’État entend constituer une base de données fiable sur les logements locatifs et améliorer le suivi des occupants.

Le ministre a également indiqué que des dispositions pénales sont prévues pour sanctionner les contrevenants, tout en privilégiant dans un premier temps la sensibilisation et l’adhésion des différents acteurs.

Le ministre a enfin assuré que l’État poursuivra les concertations avec les bailleurs, les locataires et les collectivités territoriales afin de garantir une mise en œuvre efficace de cette réforme destinée à protéger le pouvoir d’achat des citoyens, préserver les intérêts des propriétaires et stabiliser le marché locatif.

BAZ/AS/ANP 0223 juin 2026 

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