An3 CNSP Niger
Le 26 juillet 2026, le Conseil national pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) sous le leadership du président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani boucle 3 trois de gestion du pouvoir d’État avec comme credo la ‘’REFONDATION’’. Pour cette occasion, l’ANP propose un ‘’fil spécial’’-bilan sur les principaux axes du Programme de Refondation pour la Sauvegarde de la Partie avec des reportages, des interviews, des témoignages, des visites de terrain ou l’exploitation des rapports officiels.
Niamey, 24 Juillet (ANP)- Le Ministre de l’agriculture et de l’élevage, le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane a annoncé la production en 2025 de près de 208 666 tonnes de riz paddy dans le cadre du « programme grande irrigation’’ du gouvernement centré sur la souveraineté alimentaire.
Dans une interview à l’ANP, le ministre a ajouté que cela a permis d’organiser la vente subventionnée à la population de 55 000 sacs de riz de 25 kg et 6 000 sacs de son, estimant que « La mise en œuvre du PGI a insufflé une prise de conscience de la population dans la production céréalière irriguée notamment le riz et le maïs’’.
Le PGI ambitionne la mise en valeur de 39 700 ha de périmètres irrigués avec deux campagnes par an pour au moins 313 000 tonnes de riz à partir de 2027, l’installation de 2 100 ha fermes agro pastorales modernes, la réduction significative des importations de riz et les autres céréales comme le blé et le maïs », a fait savoir la source.
« Le PGI vise à accroître la production nationale à travers la maîtrise de l’eau et la modernisation des périmètres irrigués afin de réduire de 50 % les importations des céréales (Riz, Maïs, Blé) d’ici 2027, à travers l’aménagement de 21 200 ha de nouveaux périmètres irrigués et la réhabilitation de 10 000 ha de périmètres irrigués existants ». Ceci devait permettre au pays de réduire de moitié les importations de céréales au Niger d’ici 2027 », a-t-il été précisé.
Le ministre a fait savoir que « Le PGI est un programme d’investissement de l’Etat qui consiste à réaliser et à renouveler les infrastructures hydro agricoles pour une production de masse en grande irrigation sur plusieurs campagnes (au moins 2/an) ».
Dans le cadre de cette initiative, l’Etat envisage sur fonds propre l’aménagement de 8000 ha de nouvelles terres et il a confié la réhabilitation 3700 ha à l’Office National des Aménagements Hydro Agricoles (ONAHA) à travers le contrat plan pluriannuel, a détaillé le Colonel Ousmane.
Précisant que, d’ores et déjà, 1290 ha d’aménagements hydro agricoles ont été réhabilités alors que l’ONAHA a signé un contrat pour la réalisation et la réhabilitation de 9 aménagements hydro agricoles totalisant une superficie de 1477 ha.
Le Ministre a énoncé la réhabilitation de la digue Gatawani – Dolé d’une longueur de 32 km, ce qui a permis de sécuriser près de 2000 ha de terre contre les crues du fleuve et l’aménagement d’une superficie de près de 800 ha pour la petite irrigation autour de la mare de Falki.
Le membre du gouvernement a en outre énuméré des travaux en cours ou en instance pour la réhabilitation de 15 périmètres irrigués existants totalisant 2 600 hectares; la réalisation des études techniques des aménagements hydro agricoles de 2 200 ha ; les études techniques en cours pour la réalisation de 3 415 ha d’aménagements hydro agricoles .
S’y ajoute le lancement du processus de passation de marché pour la réalisation de 3 barrages (Kaoura Foga, Tiguirwit et Gaweye) dans le cadre des appuis des projets et programmes.
La mise en œuvre du PGI a eu les effets suivants : la prise de conscience de la population dans la production céréalière irriguée (surtout le riz) ; La baisse du prix du riz ; les demandes des producteurs pour l’aménagement de leurs sites ; La production rizicole sur certains périmètres irrigués (cas de Kassama) ; l’alignement des PTF dans le Programme ou la redynamisation de l’ONAHA.
« Les producteurs nigériens ont accueilli favorablement ce programme en donnant leurs terres dans le cadre du PGI, en produisant de manière volontaire par leurs propres moyens le riz des bas-fonds pour accompagner le programme et en exprimant le besoin pour l’aménagement de leurs sites qui auparavant refusaient l’offre de tout aménagement collectif », s’est réjoui le responsable gouvernemental.
Le programme est sur un coût de de 526,7 milliards de F CFA dont 128,17 milliards sur le budget national (24,33%) à travers le contrat plan pluriannuel.
Le budget national et le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) contribuent aux travaux d’aménagement et de réhabilitation de 11 700 ha (8 000 ha nouveaux et 3 700 ha de réhabilitation) à travers le contrat plan avec l’ONAHA. Les autres partenaires (PACIPA, PISA II, MIIPAC, PAHA/AIC, ABK, PISEN, etc.) appuient pour 16 673 ha (10 343 ha nouveaux et 6 300 ha de réhabilitation) sur la période 2024 – 2027.
Globalement, le financement de tout le programme a été bouclé si on va au-delà de 2027, note avec satisfaction le ministre Ousmane.
Le PGI s’inscrit dans l’axe 3 « le développement des bases de production pour la souveraineté économique » du Programme de Refondation de la République (PRR) du président de la République. Ce Programme a défini quatre (4) axes d’intervention pour la souveraineté totale du pays. Il s’agit de :
- Axe 1 : le renforcement de la sécurité et de la cohésion sociale ;
- Axe 2 : la promotion de la bonne gouvernance ;
- Axe 3 : le développement des bases de production pour la souveraineté économique ;
- Axe 4 : l’accélération des réformes sociales.
MSB/CA/ANP 0253 Juillet 2026









