Maradi, 10 Juil (ANP) – Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les Institutions M. Alio Daouda poursuit sa mission de proximité et d’inspection des juridictions et établissements pénitentiaires de la région de Maradi avec ce jeudi 8 juillet, les étapes de Madarounfa et Maradi.
Pour ce déplacement, le ministre est en compagnie du Gouverneur de la région de Maradi le Contrôleur Général de Police Issoufou Mamane, les cadres centraux du ministère de la Justice ainsi que les responsables des Forces de Défense et de Sécurité.
La délégation ministérielle s’est d’abord rendue au niveau de la Maison d’arrêt de Madarounfa, un établissement récent, créé en 2017 avec une capacité d’accueil de 250 places et qui comporte trois quartiers notamment pour les hommes, les femmes et les mineurs.

Selon le régisseur de cette maison, le Capitaine Mahaman Salissou, l’établissement dispose de 126 détenus dont 117 hommes et 9 femmes. A travers ce chiffre, on dénombre 55 condamnés dont deux mineurs. 71 sont des prévenus dont 3 mineurs, 9 femmes et 12 de nationalité étrangère.
Dans le cadre de la réinsertion socioprofessionnelle des détenus, la maison dispose d’un terrain de 0,90 ha pour l’agriculture ainsi que des ateliers de couture te de transformation alimentaire.
Le régisseur n’a pas manqué de rappeler les acquis de ce établissement, mais aussi les doléances que le ministre avait pris bonne note.
Alio Daouda avait justement appelé le régisseur à établir un devis estimatif de tous les besoins et de le faire parvenir au ministre afin qu’il soit pris en compte dans le budget.
Le ministre de la Justice s’est aussi rendu au niveau du Tribunal d’Instance de Madarounfa où une visite des lieux et une séance de vérification des documents administratifs a eu lieu, avant de procéder à la rencontre avec l’ensemble des acteurs judiciaires du Tribunal, présidée par le ministre de la Justice.

Le même procédé a été repris avec la ville de Maradi où le ministre de la Justice s’est rendu à la Maison d’arrêt de Maradi, un lieu surpeuplé selon le régisseur Capitaine-major Issa Aboubacar dit Kaoujé. Le bâtiment de 1945, réhabilité en 1992, devrait contenir 450 détenus, mais en compte aujourd’hui 853 dont 198 étrangers.
Après la visite des quartiers de la maison d’arrêt, le ministre Daouda a déploré cette surpopulation carcérale et a instruit afin que l’effectif soit allégé, tout en respectant les droits humains et le code de procédure pénale. S’en est suivi ensuite de la visite au niveau du Tribunal de Grande Instance de Maradi où le ministre a visité les locaux de cette instance avant de tenir une rencontre dans la salle d’audience.
Le Président par intérim du Tribunal de Maradi Miko Idi a présenté la situation à la délégation ministérielle, ainsi que les activités menées au cours de l’année écoulée et celle en cours.

La ministre de la Justice a rappelé à l’assistance, la mission qui lui est assignée par le Premier Magistrat du Niger, le Président de la République, celle de présenter une profonde reforme du système judiciaire en vue de le rendre irréprochable et humanisé. Alio Daouda a insisté sur le fait que les magistrats doivent eux-mêmes se conformer à la loi, avant de l’appliquer. Le métier de la justice est un métier noble au service du peuple et dont le peuple devrait en jouir en toute circonstance. Et pour bien mener à bien leur travail, le ministre de la Justice a remis au Président du Tribunal les copies du Code pénal du Code de procédure pénale, les circulaires adressées par le ministère de la Justice aux juridictions ainsi que la modifiée sur la nationalité.
SML/ANP/Juillet 2026









