Agadez, 12 juin (ANP) – Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, chargé des Relations avec les Institutions, M. Alio Daouda, en mission de travail dans la Région d’Agadez, a visité ce vendredi 12 juin 2026 la maison d’arrêt d’Arlit.
Sur place, le ministre et sa délégation, accompagnés par le Gouverneur de la Région d’Agadez, le Général de division Ibra Boulama Issa, ont été accueillis avec les honneurs par un détachement de la Garde Nationale. Ils ont ensuite assisté à une présentation détaillée du dispositif des deux centres pénitentiaires, ceux d’Arlit et d’Iferouane, ce qui a permis de recueillir leurs doléances. Le Ministre a rassuré que ces doléances seront prises en charge dans les meilleurs délais.
Concernant les difficultés soulevées, le ministre a reconnu le caractère prioritaire de certaines préoccupations, notamment le renforcement de la sécurité, le manque des problèmes d’eau, la clôture de la maison d’arrêt.
Le ministre de la Justice a insisté sur la mise en place d’une commission de surveillance dans les établissements pénitentiaires.
Il a également invité les responsables des deux centres pénitentiaires à renforcer la production pénitentiaire.


Le ministre a ensuite visité les quartiers des détenus, où il a prodigué de sages conseils aux prisonniers, les invitant, une fois libérés, à éviter les fautes graves qui pourraient prolonger leur incarcération.
Pour sa part, le régisseur de la maison d’arrêt d’arlit, lieutenant Illias Dari a rappelé que la maison d’arrêt d’Arlit était à l’origine une ancienne maison de gêne, construite en 1979. Elle a été transformée en maison d’arrêt en 1985. Elle est située dans le quartier Tamessina. Il a précisé que l’établissement est composé de plusieurs quartiers, à savoir : le quartier des hommes, le quartier des femmes, le quartier des mineurs, un bloc administratif, une infirmerie et un jardin.
Il a ensuite informé que cet établissement a une capacité d’accueil de 150 places, mais héberge à ce jour 345 détenus répartis comme suit : 224 prévenus et 121 condamnés, parmi lesquels 22 femmes et 14 mineurs. Parmi ces effectifs, on dénombre également 14 détenus étrangers répartis en 7 nationalités, dont 35 Tchadiens, 28 Nigérians, 3 Béninois, 3 Soudanais, 2 Maliens, 2 Algériens et 1 Guinéen.
Il a expliqué que l’établissement fait face à certaines difficultés, notamment le manque de forage d’eau, le besoin de renouvellement des batteries solaires, le manque d’ateliers de formation et d’apprentissage pour préparer les détenus à la réinsertion, ainsi que l’absence d’un bloc d’isolement pour l’hébergement des détenus souffrant de maladies contagieuses.
Intervenant à son tour, le régisseur de la maison d’arrêt d’Iferouane, le sous-lieutenant Salifou Manou a déclaré que la maison d’arrêt d’Iferouane a été construite en 2018 et a ouvert ses portes le 2 février 2025, avec une capacité d’accueil de 200 détenus. Elle est subdivisée en quatre quartiers et comprend en outre une infirmerie, un bloc administratif, un magasin et une cuisine. Les quartiers sont : le quartier général, le quartier des mineurs, le quartier des condamnés à la peine de réclusion, et enfin le quartier des femmes.
Il a ensuite indiqué que la maison d’arrêt d’Iferouane compte à ce jour un effectif de 70 détenus, dont 19 condamnés et 51 prévenus. Parmi ces détenus, figurent 23 ressortissants étrangers : 18 Indiens, 4 Soudanais et 1 Nigérian.

Il a également expliqué les difficultés auxquelles cet établissement pénitentiaire fait face, notamment des problèmes économiques et financiers, le manque d’eau, les problèmes d’électricité, l’absence d’ateliers pour occuper les détenus pendant leur détention afin de favoriser leur réinsertion, ainsi que l’absence de mur de clôture pour renforcer la sécurité extérieure de la maison d’arrêt.
NAK/ KPM/ANP Juin 2026





