Niamey, 4 juin (ANP) – Le Ministre de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels, Pr Farmo Moumouni, a affirmé que les difficultés observées dans certains métiers techniques tels que la maçonnerie, la soudure, la chaudronnerie ou encore la menuiserie sont davantage liées à la qualité de la formation qu’au manque de main-d’œuvre.
Au Niger, le secteur public dispose de 395 établissements contre 164 pour le privé, de 1.610 classes contre 1.157 au privé, ainsi que de 790 ateliers contre 203.
Selon le ministre, l’amélioration des compétences, notamment dans les travaux de finition, constitue une priorité. À cet effet, il a annoncé l’arrivée prochaine d’une mission technique algérienne chargée d’accompagner le renforcement des capacités des apprenants et des formateurs dans plusieurs spécialités professionnelles.
Abordant la question de l’éthique professionnelle, souvent reprochée aux jeunes diplômés des centres de formation, le ministre a reconnu la nécessité de renforcer les enseignements liés à l’entrepreneuriat et à la relation clientèle.
Il a également souligné que les centres de formation ne disposent pas encore de toutes les autorisations nécessaires pour offrir certains services susceptibles de favoriser leur autonomisation financière et pédagogique.
Évoquant le déroulement de l’année scolaire et les préparatifs des examens de fin d’année, Pr Farmo Moumouni a indiqué que les épreuves sportives ont déjà été lancées et que les examens du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) se sont déroulés dans de bonnes conditions, notamment à Diffa.
Les dispositions nécessaires ont également été prises pour assurer le bon déroulement des examens du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) et du Brevet d’Études Professionnelles (BEP).
Le ministre a par ailleurs annoncé la suppression du caractère éliminatoire de la note zéro en éducation physique et sportive. Tout en maintenant l’obligation de cette épreuve, il a estimé que cette mesure pénaliserait injustement certains candidats obtenant par ailleurs d’excellents résultats académiques.
Réagissant à la perception selon laquelle l’enseignement technique et professionnel serait dominé par le secteur privé, Pr Farmo Moumouni a affirmé que les statistiques démontrent le contraire. Il a précisé que le secteur public dispose de 395 établissements contre 164 pour le privé, de 1.610 classes contre 1.157, ainsi que de 790 ateliers contre 203.
BAZ/AS/ANP 021 juin 2026









