Niamey,4 Mai (ANP) – Dans un entretien accordé à la RTN , ce lundi 4 mai 2026, le Ministre des Mines M. Ousmane Abarchi a mis en lumière l’immense potentiel du sous-sol nigérien, qu’il qualifie de « bénédiction divine » et de levier stratégique pour le développement économique du pays.
Selon le ministre, les ressources naturelles du Niger, aussi vastes que diversifiées, constituent un atout majeur que les autorités entendent valoriser au profit de l’ensemble des populations.
Il a souligné que l’ambition du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) et du gouvernement, sous la conduite du Président de la République, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, et la coordination du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, est de transformer ce potentiel minier en richesse tangible pour les Nigériens, tout en affirmant la souveraineté nationale sur ces ressources.
Le ministre a indiqué que la première richesse du sous-sol nigérien demeure l’eau, avant de détailler les importantes ressources minières réparties entre les formations du socle (massifs de Jado, de l’Aïr, du Damagaram-Mounio, du Sud-Maradi et du Liptako) et les bassins sédimentaires (Tim Mersoï, Ténéré, Iullemmeden). Ces zones renferment diverses substances telles que l’or, le cuivre, le fer, le molybdène, ainsi que l’uranium, le charbon, le calcaire et le gypse.
S’agissant de l’uranium, ressource stratégique qui positionne le Niger sur la scène internationale, il a précisé que les réserves connues sont estimées entre 350 000 et 500 000 tonnes métriques.
Elles se répartissent notamment entre les gisements exploités par la SOMAÏR, ceux en développement comme la SOMIDA, ainsi que les importants gisements d’Imouraren et de Madaouela.
Abordant la question de l’or, le ministre a indiqué que la production industrielle est assurée par la Société des Mines du Liptako (SML) à Samira, avec des réserves estimées à environ 2,5 tonnes, tandis qu’un autre projet porté par la Niger Mining Company est en cours de développement dans la zone de Téra.
Concernant le charbon, il a relevé que son exploitation par la SONICHAR, dans la région d’Agadez, contribue à la production d’électricité pour les industries minières et la ville d’Agadez, avec des réserves estimées à plusieurs dizaines de millions de tonnes.
Il a également évoqué d’importants gisements dans la région de Tahoua, faisant l’objet de nouveaux projets d’exploitation en partenariat avec des investisseurs.
Le ministre a en outre mentionné l’existence de ressources en cuivre, en étain, ainsi que des matériaux de construction comme le calcaire et le gypse, exploités notamment par les cimenteries de Malbaza et de Badaguichiri.
Enfin, il a souligné le potentiel encore inexploité du fer, avec des réserves estimées à plus d’un milliard de tonnes dans certaines localités comme Say et Kollo, appelant à leur valorisation future dans le cadre de la politique de développement minier du pays.
BAZ/AS/ANP 044 mai 2026








