Niamey, (ANP) – Dans la suite de son entretien, le ministre en charge des Mines, le commissaire colonel Abarchi Ousmane, a indiqué le lundi 4 Mai 2026, que l’État du Niger a engage des efforts dans le domaine de la formation, notamment la réhabilitation de l’École des Mines de l’Aïr (EMAIR), longtemps restée à l’abandon et un projet de création de nouvelles écoles dans les régions de Maradi et de Tillabéri, afin de rapprocher la formation des principales zones d’exploitation minière.
Grâce à des partenariats avec le secteur privé, de nouvelles infrastructures ont été réalisées sans coût pour l’État, permettant d’augmenter de 50 % les capacités d’accueil.
Des réformes ont également été introduites pour diversifier les offres de formation, avec l’instauration de filières de type BTS, Bac professionnel et BEP. Le ministre a annoncé, dans cette optique, un projet de création de nouvelles écoles dans les régions de Maradi et de Tillabéri, afin de rapprocher la formation des principales zones d’exploitation minière.
Le Niger a engagé également la signature de mémorandums d’entente avec des exploitants privés nigériens évoluant dans l’orpaillage semi-mécanisé, en vue de mieux encadrer la production et d’accroître les recettes publiques.
Le Ministre a précisé que ces partenariats ont permis de générer d’importantes ressources, estimées à 14 milliards de francs CFA en 2024. Dans cette dynamique, le gouvernement entend élargir la signature de ces accords à davantage d’acteurs, tout en renforçant le contrôle de la production sur les sites afin d’assurer une meilleure récupération de la part revenant à l’État.
À titre d’exemple, le ministre a évoqué un accord conclu avec un exploitant semi-mécanisé à Agnissa, prévoyant la rétrocession de 20 % de la production brute à l’État. Selon lui, cette seule collaboration a permis de collecter plus de 150 kilogrammes d’or en 2025.
Le ministre a souligné la volonté des autorités de formaliser et d’encadrer davantage ce type d’exploitation afin de garantir leur contribution effective à l’économie nationale, tant au bénéfice des opérateurs privés que de l’État.
Évoquant les perspectives du secteur, il a estimé que la maîtrise de l’exploitation aurifère pourrait constituer un levier majeur de développement pour le Niger. Toutefois, il a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités humaines et institutionnelles de l’État, notamment à travers le recrutement de personnel qualifié, afin d’assurer un meilleur contrôle des activités minières sur l’ensemble du territoire national.
BAZ/AS/ANP 051 mai 2026








