Maradi 19 Mai (ANP) – L’atelier national de partage, d’examen et d’enrichissement du projet d’ordonnance sur la presse en ligne au Niger, qui s’est tenu à Maradi pendant deux jours, s’est achevé ce mardi 19 mai avec l’adoption de plusieurs recommandations.
C’est le Président de l’observatoire national de la communication (ONC) M. Ibrahim Manzo Diallo qui a prononcé le discours de clôture, en présence du gouverneur de la s
Région de Maradi le Contrôleur Général de Police Issoufou Mamane, qui s’est félicité du choix de la ville de Maradi pour abriter ces assises de deux jours.
La tenue de cet atelier dans la Région de Maradi revêt un caractère particulièrement stratégique. » Région à forte dynamique démographique, économique et commerciale, Maradi s’affirme progressivement comme un important carrefour national des échanges d’informations et des usages numériques » a-t-il annoncé.
Faut-il le souligner, l’expansion rapide de la téléphonie mobile, l’influence croissante des réseaux sociaux ainsi que le développement continu des plateformes numériques y profondément transformé les modes de communication, d’information et d’interaction sociale. ont
Cette évolution, selon le gouverneur, »porteuse d’opportunités considérables pour l’accès à l’information, la sensibilisation citoyenne et le développement économique, impose également une responsabilité collective accrue face aux défis liés à la désinformation, aux manipulations informationnelles et aux usages inappropriés des outils numériques ».
C’est tout le sens de la présente rencontre »qui vise notamment à vulgariser la loi portant répression de la cybercriminalité, à permettre une meilleure appropriation du projet d’ordonnance régissant la presse électronique et à enrichir les mécanismes de régulation des plateformes numériques et des réseaux sociaux émettant au Niger » indique le gouverneur Mamane Issoufou.

Prononçant le discours de clôture, le Président de l’ONC a souligné les objectifs spécifiques assignés à cette rencontre, qui ont été pleinement atteints. Il s’agissait de :
Vulgariser la loi portant répression de la cybercriminalité au Niger;
Vulgariser le projet d’ordonnance régissant la presse électronique au Niger; mais aussi Amender et enrichir le projet d’ordonnance régissant la presse électronique, y compris les dispositions complétant les compétences légales de régulation des réseaux sociaux et des plateformes digitales émettant au Niger.
Au cours de cet atelier, »les participants ont internalisé la loi portant répression de la cybercriminalité au Niger, ils ont aussi examiné de manière approfondie le projet d’ordonnance régissant la presse électronique » a rappelé le Président.
Et pour preuves ! Les travaux ont également permis d’amender et d’enrichir plusieurs dispositions du projet de texte, notamment celles relatives au renforcement des compétences légales de régulation des réseaux sociaux et des plateformes digitales.
»Les échanges ont, en outre, favorisé une meilleure compréhension des responsabilités professionnelles, éthiques et citoyennes qui incombent désormais aux journalistes, aux promoteurs de médias en ligne, aux web-activistes et aux influenceurs numériques dans un contexte marqué par la rapidité de circulation de l’information et les défis croissants la désinformation et aux manipulations liés à informationnelles ».
Selon le Président de l’ONC, »la révolution numérique constitue aujourd’hui une opportunité majeure pour l’accès à l’information, la participation citoyenne et le développement économique. Toutefois, elle impose également des exigences nouvelles en matière de responsabilité, d’éthique, de informationnelle et de préservation de l’ordre public. sécurité ».

C’est pourquoi la mise en place d’un cadre juridique adapté à la presse électronique »apparaît désormais comme une nécessité stratégique pour notre pays ».
Au président Diallo de rappeler encore, qu’il ne s’agit nullement pour l’ONC, »de restreindre les libertés, mais plutôt de protéger, de garantir un exercice responsable, crédible et professionnel de la communication numérique dans le respect des lois de la République et des principes universels de liberté d’expression.
Il a surtout salué l’engagement des participants, la qualité des contributions techniques ainsi que l’esprit d’ouverture ayant caractérisé les travaux, ainsi que sa gratitude à SOS-CIVISME dont l’accompagnement a permis la réalisation de cette activité.
Il a ensuite formulé le vœu que les recommandations issues du présent atelier contribuent efficacement à l’édification d’un espace numérique national apaisé, responsable et favorable au développement du Niger.
SML/ANP/Mai 2026









