Maimouna, vendeuse de galettes, des ‘’petites délices’’ contre la pauvreté

Maimouna, vendeuse de galettes, des ‘’petites délices’’ contre la pauvreté

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Niamey, 14 avril (ANP)-Sous un grand arbre, dans un coin de rue à Niamey, Maimouna, vendeuse des galettes de mil communément appelé ‘’MASA BRI ‘’ en haussa, installe son quartier général.

Connue pour ses délicieuses galettes de mil, comme chaque matin cette quadragénaire transforme des ingrédients courants en savoureuses galettes dont l’odeur alléchante attire du monde.

Femme élégante, elle gère son business avec une touche de créativité et beaucoup de détermination, Maimouna s’active devant son fourneau malgré la chaleur écrasante du soleil en cette période.

Elle reste déterminée, poursuivant son commerce avec une énergie inébranlable, sueur luisant au front, elle garde le sourire, accueillant chaque client avec bienveillance’’.

Selon Maimouna,  la veille, elle prépare minutieusement les ingrédients qu’elle ajoute à  la pâte qu’elle fait pétrir en vue de son mûrissement.

Elle s’organise pour être prête dès l’aube  pour monter ses fourneaux.

Le prix de mes galettes est de 100 FCFA l’unité, et chaque jour je gagne plus de 10.000 FCFA. Certaines  journées comme le vendredi sont plus fastes, certaines personnes  commandant en quantité pour en faire aumône.

 ‘’Pour les commandes, je prends environ 4 commandes pour la journée de vendredi pour ne pas trop me fatiguer parce que ce métier demande beaucoup de force’’, se justifie-t-elle.

Cette  mère de  deux (2) enfants vivant dans une famille polygame affirme gagner sa vie avec son petit commerce qui lui permet de subvenir  aux besoins de sa famille, assurer la scolarité de ses enfants et contribuer  à couvrir certaines charges de la maison’’.

‘’Je suis analphabète, cela ne m’empêche pas de faire mes comptes avec soin et à la fin de chaque journée, je calcule mes recettes des galettes vendues et je déduis les dépenses pour les ingrédients et autres frais’’, balayant ainsi certains préjugés.

Cette femme battante pratique aussi de l’élevage des chèvres comme second métier, celui-ci est lié à son commerce parce qu’elle lui permet d’avoir du lait et en faire du fromage ou du lait caillé qu’elle vend de 100 CFA voire 500 FCFA.

Le plus grand rêve de Maimouna est de voir ses enfants réussir et de s’autonomiser financièrement.

RA/AS/ANP 0102 avril 2026

Contributeurs

Hamza Harouna Adamou
Webmaster


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