Journée Mondiale du Réfugié 2026 : Les réfugiés de la région de Maradi célèbrent la résilience et l’inclusion

Journée Mondiale du Réfugié 2026 : Les réfugiés de la région de Maradi célèbrent la résilience et l’inclusion

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Maradi, 4 Juil (ANP) – Les réfugiés accueillis et installés dans la région de Maradi ont célébré la Journée mondiale du réfugié à travers plusieurs activités culturelles organisées sous le thème : « Jusqu’à ce que tout le monde soit protégé ».

Célébrée chaque année le 20 juin, cette journée est dédiée à la reconnaissance du courage et de la résilience des réfugiés confrontés aux conflits, aux violences et aux persécutions qui les ont contraints à quitter leur pays d’origine.

Cette cérémonie a constitué une occasion privilégiée de rendre hommage aux hommes, aux femmes et aux enfants victimes de l’insécurité dans leur pays, qui vivent aujourd’hui en parfaite harmonie avec les communautés d’accueil. Ensemble, ils partagent les services essentiels tels que la santé, l’éducation, l’hygiène et l’assainissement. Les réfugiés bénéficient également de l’appui constant des autorités locales ainsi que du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui a réalisé de nombreuses actions en leur faveur.

Selon M. Alhassane Moussa, Chef du Bureau du HCR à Maradi, « au Niger, plus de 1,047,922 personnes vivent en situation de déplacement forcé, dont 451,991 réfugiés et demandeurs d’asile, selon les données officielles arrêtées au 31 mai 2026 ».

Il a précisé que « la région de Maradi est fortement affectée avec 104,605 personnes déplacées, dont 85,786 réfugiés. Les localités les plus concernées sont le département Guidan Roumdji avec 66,845 personnes et le département de Madarounfa avec 11,895 personnes ».

Ces statistiques représentent des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants contraints d’abandonner leurs foyers, leurs moyens de subsistance et souvent leurs repères sociaux.

Pour le HCR, l’inclusion des réfugiés au sein des communautés d’accueil demeure essentielle. Elle leur permet non seulement de reconstruire leur vie, mais également de contribuer activement au développement local.

Dans la région de Maradi, le HCR, en étroite collaboration avec les autorités et ses partenaires, poursuit ses efforts pour renforcer cette inclusion à travers des actions concrètes dans les domaines de la protection, de l’éducation, de la santé et de l’accès à l’eau. Ces interventions comprennent notamment la réhabilitation de points d’eau, la construction d’infrastructures scolaires et la distribution de kits solaires au profit des enfants des communautés hôtes comme des réfugiés.

Par ailleurs, des initiatives d’autonomisation économique sont mises en œuvre afin de renforcer la résilience des réfugiés et de favoriser leur intégration locale.

Malgré les progrès enregistrés, M. Alhassane Moussa a souligné que les défis demeurent importants, notamment en raison de la persistance des déplacements forcés, ce qui appelle à une mobilisation accrue de l’ensemble des acteurs concernés.

Au cours de la cérémonie, plusieurs personnalités ont pris la parole, dont le Sultan de Katsina-Maradi, l’Honorable Ahmed Ali Zaki. Selon lui, cette journée constitue bien plus qu’une simple célébration : elle représente un moment de réflexion, de solidarité et d’engagement envers les millions de femmes, d’hommes et d’enfants contraints de fuir leur pays dans des conditions souvent extrêmement difficiles.

Le Sultan a rappelé que le Niger accueille aujourd’hui des centaines de milliers de réfugiés provenant principalement des pays voisins touchés par l’insécurité et les conflits. Malgré les défis économiques et sécuritaires auxquels le pays est confronté, il continue de faire preuve d’hospitalité, de générosité et de fraternité.

« Cette tradition d’accueil est une valeur profonde de notre peuple. Le thème de cette journée nous rappelle l’importance de la solidarité, mais aussi la nécessité de trouver des solutions durables à la situation des réfugiés. Derrière chaque réfugié se cache une histoire, une famille séparée, un enfant privé d’éducation et un avenir incertain », a-t-il déclaré.

Il a également insisté sur le fait que la solidarité envers les réfugiés ne doit pas être uniquement l’affaire des autorités ou des organisations internationales. Selon lui, il s’agit d’un engagement collectif : accueillir un réfugié, c’est défendre la dignité humaine et affirmer que, malgré nos différences, nous appartenons à une même humanité.

Les participants à cette célébration ont par ailleurs visité les stands d’exposition présentant des produits issus de la transformation des produits locaux. Ils ont également bénéficié d’activités de dépistage de l’hypertension artérielle et de la malnutrition.

Cette rencontre, marquée par un engagement exemplaire et un esprit de fair-play de part et d’autre, s’est soldée par la victoire des étudiants sur le score de 1 but à 0. Au-delà du résultat sportif, c’est avant tout la solidarité et le vivre-ensemble qui ont triomphé.

Cette rencontre a permis d’approfondir les réflexions sur les enjeux actuels de la protection internationale et sur la nécessité de renforcer la solidarité en faveur des personnes contraintes de quitter leur pays pour trouver refuge ailleurs.

 SML/ANP/Juillet 2026

Contributeurs

Abdourahamane Salifou
Administrateur


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