Maradi, 27 Nov (ANP) – Le projet DSSR LAHIYATA a organisé au sultanat de Maradi, une journée de plaidoyer pour la mobilisation des leaders coutumiers de Maradi en faveur de la lutte contre les violences basées sur le genre. Cette activité rentre dans le cadre de la campagne des 16 jours d’actions patriotiques, lancées le 25 novembre 2025 à Maradi. Elle s’inscrit également dans le domaine de la prévention et de la prise en charge des filles et femmes et vise leur épanouissement et leur meilleure autonomisation.
Le gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou qui présidait la cérémonie, a rappelé que de tous les jours et durant ces 16 jours d’activisme, l’Etat et ses partenaires, et les communautés, mènent plusieurs actions patriotiques pour améliorer les conditions de vie de la population et celles des femmes et filles en particulier.
« A travers cette journée de plaidoyer, le gouvernement appelle les chefs traditionnels et leaders communautaires, les structures de prise en charge et d’accompagnement de la survivante, les donateurs et communautés à créer un environnement plus sûr et assurer la sécurité des femmes et filles » a-t-il dit.
Il ajouté que la protection des droits des femmes et des filles figure parmi les priorités des plus hautes autorités de notre pays. Pour preuves, le Gouverneur de la région de Maradi a cité plusieurs activités menées dans la région de Maradi par l’Etat et ses partenaires, dont entre autres, la mise en place des dispositifs de prise en charge des femmes victimes des violences ; la réalisation de plusieurs activités de sensibilisation et de renforcement de capacités.
Le président de l’Association des Chefs Traditionnels/Maradi, son Altesse Ahmed Ali Zaki pour sa part, s’est réjoui de la tenue de cette activité dans la région de Maradi et le choix porté sur les chefs coutumiers qui occupent une place stratégique en matière de plaidoyer. « Nous pensons que cet atelier va permettre aux chefs Traditionnels d’avoir plus d’outils, plus d’arguments pour pouvoir gérer ces genres de problèmes qui sont malheureusement courants » a-t-il souhaité. Pour lui, il est tout à fait normal que les chefs traditionnels soient formés afin qu’ils véhiculent au sein de leurs cantons ces enseignements aux chefs de villages et quartiers pour mettre fin à ces pratiques.

AT/SML/ANP/211/ Novembre 2025








