NIAMEY, 19 Novembre (ANP) – L’Algérie accueillera, du 30 novembre au 1er décembre 2025, la Conférence internationale sur les crimes du colonialisme en Afrique, un événement continental majeur qui fait suite à la Décision de l’Assemblée de l’Union Africaine adoptée en février 2025, qui a endossé la proposition du Président algérien Abdelmadjid Tebboune d’organiser en Algérie une conférence dédiée à la célébration et à la mise en œuvre du Thème de l’Année 2025 : « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine à travers les réparations ».
Selon une note d’information dont copie est parvenue à l’ANP, cette initiative s’inscrit dans la tradition historique de l’Algérie, qui a payé un lourd tribut au colonialisme et qui demeure profondément engagé dans la défense de la dignité, de la mémoire et des droits des peuples africains.

La même source rapporte que sous le leadership du Président Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie œuvre à renforcer la réflexion et l’action collectives visant à criminaliser le colonialisme, l’esclavage, la ségrégation raciale et l’apartheid comme crimes contre l’humanité, conformément aux recommandations pertinentes de l’Union Africaine.
La Conférence réunira des ministres, des juristes, des historiens, des universitaires et des experts africains, caribéens et d’autres régions du monde afin de consolider une position africaine unifiée sur la justice historique, les réparations, la restitution du patrimoine et la préservation de la mémoire collective.
Les travaux aborderont les dimensions humaines, culturelles, économiques, environnementales et juridiques des crimes coloniaux, en mettant l’accent sur les traumatismes intergénérationnels, la spoliation et la destruction du patrimoine culturel africain, l’exploitation des ressources et les modèles économiques inéquitables hérités du colonialisme, les impacts environnementaux y compris les essais nucléaires réalisés sur des populations africaines, ainsi que les voies juridiques permettant de renforcer la criminalisation du colonialisme et d’établir un mécanisme africain permanent pour les réparations et la restitution.

L’Algérie, en tant que pays hôte et initiateur, entend ainsi contribuer à renforcer l’architecture africaine de justice historique, en offrant une plateforme de dialogue de haut niveau afin de consolider la reconnaissance internationale des crimes coloniaux et de promouvoir des mécanismes concrets de réparation.
L’un des résultats majeurs attendus est l’adoption de la « Déclaration d’Alger », qui devrait constituer une référence continentale pour la codification des crimes coloniaux, la reconnaissance de leurs impacts et l’élaboration d’une stratégie africaine de justice et de réparations. Cette déclaration sera soumise au Sommet de l’Union Africaine de février 2026 pour examen et endossement.
À travers cette initiative, l’Algérie réaffirme son rôle moteur et sa contribution déterminante au sein du continent, en soutenant les aspirations africaines à la justice, à la réparation, à la souveraineté mémorielle et à la consolidation d’une identité historique commune fondée sur la dignité et les valeurs de justice.

KPM/ANP-131 Novembre 2025









