Niamey, 27Juillet (ANP)-Le ministre de la santé et de l’hygiène publique, le médecin colonel- major Garba Hakimi a lancé, ce dimanche 27 juillet 2025, un appel patriotique et urgent à une mobilisation générale pour faire reculer les hépatites virales au Niger.
Le médecin colonel -major a lancé cet appel à l’occasion de la 15ème édition de la journée mondiale de lutte contre les hépatites virales qui sera célébrée le lundi 28 juillet 2025, sous le thème « faisons tomber les barrières ».
Dans son message de circonstance, le ministre de rappeler que « les hépatites virales, véritables tueuses silencieuses affectent plus de 304 millions de personnes dans le monde dont 254 millions porteurs chroniques par l’hépatite B et 50 millions pour l’hépatite C ».
Le ministre d’ajouter que le nombre de morts imputables à cette maladie est en augmentation avec 1,3 millions de décès en 2022 soit 3.500 décès par jour dans le monde tout en soulignant que « 83% de ces décès sont liés à l’hépatite virale B et 17% à l’hépatite C ».
Sur le continent africain 91 millions de personnes vivent avec les virus des hépatites B et C alors que le taux de diagnostic et du traitement restent alarmants.
« En effet, moins de 2% de personnes infectées sont diagnostiquées et seulement 0,1% accèdent au traitement selon le rapport de l’OMS de 2022 », rapporte le médecin colonel-major.
Ces maladies chroniques insidieuses et persistantes s’attaquent au foie, causant dans 95% des cas, les complications graves telles que la cirrhose et le cancer primitif du foie.
Selon le ministre Garba Hakimi, le Niger fait face à une prévalence nationale de l’hépatite B qui est estimée à 10,9% dans la population générale selon l’OMS 2019. Selon une étude réalisée en décembre 2022, cette prévalence représente 6,81% chez les femmes enceintes.
« Entre 2018 et septembre 2021, 203 décès liés à la cirrhose et au cancer primitif de foie ont été enregistrés dans seulement 3 régions du pays », a-t-il dit.
Tout en reconnaissant que ces chiffres sont inquiétants, le ministre de faire comprendre que « ces maladies peuvent être prévenues, dépistées et traitées efficacement ».
A cet effet, le ministre de se réjouir que grâce aux orientations du président de la république, le général d’armée Abdourahamane Tiani, des actions concrètes sont entrain d’être menées pour réduire la charge de la morbidité liée à cette maladie.
En effet, depuis 2018 , année au cours de laquelle , le Programme National de Lutte contre le Sida a été transformé en Programme National de Lutte contre le Sida et les Hépatites , le médecin colonel -major d’indiquer que des efforts conséquents ont été faits, notamment l’élaboration en 2018 d’un plan stratégique national de lutte contre les hépatites virales ; la formation des sages -femmes sur la prévention de la transmission mère-enfant du virus de l’hépatite B ; l’intégration des hépatites virales notamment l’hépatite B dans les activités du Programme VIH à travers le plan stratégique national intégré IST/VIH/Hépatites virales 2023-2027.
Néanmoins, le ministre de la santé s’alarme des obstacles qui persistent encore dans ce domaine, à savoir l’absence de gratuité du test de dépistage pour les femmes enceintes malgré l’adoption de la stratégie de triple élimination du VIH/Syphilis/Hépatite B ; l’inaccessibilité au traitement prophylactique pour les femmes enceintes séropositives ; la non intégration du vaccin monovalent dans le programme élargi de vaccination ; le manque de subvention pour la prise en charge des porteurs chroniques.
Face à tous ces obstacles, des actions correctrices sont envisagées.
Pour enfin faire tomber toutes les barrières financières , géographiques, sociales ou institutionnelles qui empêchent nos citoyens d’accéder à la prévention , au dépistage et au traitement des hépatites virales, le ministre Garba Hakimi de préciser que « cela passe par notamment , l’intensification des campagnes de sensibilisation ; la lutte résolue contre la stigmatisation ; la mobilisation accrue de ressources pour le financement durable des soins ; le renforcement d’un plaidoyer fort en faveur d’une politique sanitaire plus équitable , inclusive et orientée vers les résultats ».
AIO/AS/ANP 0192 juillet 2025









