État civil et gestion des populations déplacées : Deux années d’efforts notables sous le CNSP à Diffa

État civil et gestion des populations déplacées : Deux années d’efforts notables sous le CNSP à Diffa

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Diffa, 26 juillet (ANP) – Deux ans après l’accession au pouvoir du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), la région de Diffa affiche un bilan impressionnant dans le domaine de l’état civil et de la gestion des populations déplacées.

Entre le 26 juillet 2023 et le 26 juillet 2025, les services de l’état civil de Diffa ont, selon le responsable régional, enregistré un total de « 94 634 déclarations de naissances, mariages et décès. Dans le détail, 55 728 naissances », mais aussi avoir  ont été déclarées dans le délai réglementaire, contre, dit-il , « 1 796 mariages et 1 080 décès, soit un total de 58 604 déclarations dans les délais. À cela s’ajoutent 36 030 jugements déclaratifs, principalement liés aux naissances ».

Ces résultats, communiqués par M. Abdou Chaibou, Directeur régional de l’État civil, des migrations et des réfugiés, traduisent des avancées significatives aussi bien en matière d’enregistrement des faits d’état civil que dans l’accompagnement des réfugiés, retournés et demandeurs d’asile.

Selon M. Abdou Chaibou, DRECM-R de Diffa, dans la même période, « plus de 43 000 actes d’état civil ont été délivrés aux usagers, contribuant à réduire l’apatridie et à renforcer les droits civiques des populations concernées ».

Dans le souci de renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la chaîne de l’état civil, 323 préposés aux écritures ont été formés dans les différents centres de déclaration de la région,  nous a expliqué le Directeur Régional, selon, qui,  ce sont « 265 chefs de villages et leaders religieux qui ont bénéficié de sessions de sensibilisation sur l’importance de la déclaration systématique des faits d’état civil. » 

La mobilisation sociale autour de l’enregistrement des faits d’état civil a été un axe fort de la stratégie régionale. En deux ans, 360 villages ont été sensibilisés, touchant plus de 3 100 personnes directement, sans compter l’impact de la sensibilisation de masse via 13 médias dont 10 radios communautaires, estimée à plus de 433 000 auditeurs, a-t-il affirmé 

Il a aussi déclaré que des « initiatives innovantes comme la création de 100 clubs d’écoute, le renforcement de 200 comités villageois de protection de l’enfant et la caravane conjointe de sensibilisation sur la lutte contre l’apatridie avec le HCR ont marqué cette campagne. 40 villages modèles ont également été gratifiés pour leur exemplarité en matière d’enregistrement des faits de l’état civil »

Sur le plan opérationnel, nous renseigne, M. Chaibou, la région compte aujourd’hui 12 centres principaux, 1 centre secondaire et 1 249 centres de déclaration fonctionnels. 

Le suivi de terrain a permis la supervision de 223 centres de déclaration par les services techniques régionaux, avec la visite de 141 centres par les chefs de centres principaux, ayant permis de collecter 1 858 volets, remettre 2 128 actes et sensibiliser 894 personnes supplémentaires.

En parallèle de ces efforts, indique-t-il, les services en charge des migrations ont mené une vaste opération de vérification physique et d’enregistrement biométrique des déplacés forcés. 

« Au total, 158 982 personnes ont été recensées, réparties entre 32 228 ménages de réfugiés (120 973 personnes), 11 317 ménages de retournés (36 413 personnes) et 542 ménages de demandeurs d’asile (1 596 personnes) », nous à informé le DRECM-R de Diffa.

S’agissant des perspectives d’avenir pour la région, le responsable régional en charge de l’État civil annonce que pour les deux années à venir, les autorités régionales ambitionnent de  « faire enregistrer au moins 12 000 enfants de moins d’un an, former 200 nouveaux préposés aux écritures, poursuivre l’enregistrement des réfugiés et informatiser les centres principaux de l’état civil », mais aussi, s’est-il prononcé , la mobilisation sociale restera « un levier central pour garantir l’enregistrement systématique des faits d’état civil dans l’ensemble de la région ».

Avec ce bilan éloquent, commente-t-on, la région de Diffa confirme son engagement à asseoir un système d’état civil fiable, accessible et protecteur, dans un contexte encore marqué par quelques défis sécuritaires, non moins importants et humanitaires.

AOM-ABI-AS/ANP 0186 juillet 2025

Contributeurs

Abdourahamane Salifou
Administrateur


Zarami Boulama
Redacteur


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