Diffa, 3 juin (ANP) – La région de Diffa a rendu, ce mercredi 3 juin 2026, un dernier hommage au Préfet du département de Diffa, M. Mamoudou Hama, décédé le mardi 2 juin 2026 à sa résidence de Diffa des suites d’une longue maladie.
La prière mortuaire, qui a précédé son inhumation au cimetière musulman du quartier Doubai de Diffa, s’est déroulée en présence du Gouverneur de la région de Diffa, le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, du Chef de canton de la Komadougou, des cadres de commandement de la région, des responsables des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), des responsables des services techniques régionaux ainsi que de nombreux parents, amis et habitants venus lui rendre un ultime hommage.

Né vers 1966 à Tillé, dans le département de Say, feu Mamoudou Hama était marié à deux épouses et père de quatorze enfants. Administrateur civil de carrière, il occupait depuis 2023 les fonctions de Préfet du département de Diffa.
Au cours de son mandat, il s’est distingué par son engagement au service de l’État et des populations, notamment dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, humanitaires et sociaux. Malgré la maladie qui l’affectait depuis plusieurs années, il a poursuivi sa mission avec détermination, contribuant activement au renforcement de la cohésion sociale, à la prévention des conflits communautaires et à la consolidation de la paix dans le département de Diffa.
À l’issue de l’inhumation, le Gouverneur de la région de Diffa a livré à la presse un témoignage empreint d’émotion à l’endroit de son proche collaborateur.

« Nous venons d’accompagner à sa dernière demeure le Préfet du département de Diffa, M. Mamoudou Hama, qui s’est éteint hier mardi 2 juin 2026 après une longue maladie. En tant qu’autorité départementale, feu Mamoudou Hama a beaucoup œuvré pour la cohésion sociale. Il nous a particulièrement accompagnés et soutenus dans la gestion de la sécurité et la prévention des conflits », a déclaré le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma.
Le Gouverneur a rappelé que le département de Diffa, notamment les communes de Chétimari et de Gueskérou, est confronté à des problématiques récurrentes liées à la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs ainsi qu’aux conflits fonciers.
« Comme vous le savez, ces localités constituent le foyer de plusieurs défis liés à la gestion des ressources naturelles et à la coexistence pacifique entre les communautés. M. Mamoudou Hama s’est beaucoup investi dans la recherche de solutions durables à ces préoccupations, malgré la maladie dont il souffrait », a-t-il souligné.

Le premier responsable de la région a également salué le sens du devoir et le professionnalisme du défunt, estimant que son départ constitue une perte importante pour l’administration territoriale et pour l’ensemble de la région.
« Malheureusement, la maladie a eu raison de lui. Il laisse derrière lui une famille éprouvée ainsi que des collaborateurs profondément affectés par cette disparition », a-t-il ajouté.
Le Gouverneur a ensuite présenté, au nom des autorités régionales, ses condoléances aux plus hautes autorités du pays ainsi qu’à la famille du disparu.
« Je profite de cette occasion pour adresser, en cette douloureuse circonstance, mes sincères condoléances aux autorités nationales, particulièrement au Général d’armes Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État, au Premier ministre, M. Ali Mahamane Lamine Zeine ainsi qu’au Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Général Mohamed Toumba. J’exprime également ma compassion à la famille biologique du défunt, à ses collaborateurs et à l’ensemble des cadres de commandement », a déclaré le Gouverneur.

Il a enfin imploré la miséricorde divine pour le repos éternel de l’âme du défunt.
« Nous prions Allah, le Tout-Puissant, de l’accueillir dans Son paradis éternel et d’accorder à sa famille la force nécessaire pour surmonter cette douloureuse épreuve », a-t-il conclu.
Avec la disparition de Mamoudou Hama, le département de Diffa, ou même la région toute entière et le Niger, perd un administrateur reconnu pour sa disponibilité, son sens de l’écoute et son engagement en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement local.
AOM/SML/ANP/Juin 2026








