N’Gourti, 23 Mai (ANP) – Le Gouverneur de la région de Diffa, le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, a effectué ce samedi 23 mai 2026, une visite d’inspection sur le chantier de construction de l’hôpital de district de N’Gourti, dont les travaux affichent un taux global d’exécution de 25% pour un délai contractuel déjà consommé à hauteur de 44%.
Le Gouverneur, qu’accompagnait une importante délégation composée des cadres techniques régionaux ainsi que des responsables régionaux des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), a été accueilli à l’entrée de la ville par le Préfet du département de N’Gourti, le Capitaine Issoufou Koraou, entouré de l’Administrateur Délégué de la commune rurale de N’Gourti, des autorités coutumières et religieuses, des cadres techniques départementaux, des responsables des FDS ainsi que d’une population fortement mobilisée pour la circonstance.
Après une courte pause, la délégation s’est rendue sur le site du chantier afin de constater de visu l’état d’avancement des travaux de cette importante infrastructure sanitaire financée par l’État du Niger et la Banque mondiale à travers le Projet de Relance et de Développement de la région du Lac Tchad (PROLAC Niger).
Selon les explications fournies sur place, le chantier est subdivisé en quatre lots attribués chacun à une entreprise différente. Toutefois, les niveaux d’exécution restent largement en deçà des attentes.

Le premier lot est exécuté à 32,21%, le deuxième à 18,80%, le troisième à 37,29% tandis que le quatrième n’est qu’à 5,27%, soit une moyenne globale estimée à 25% d’exécution des travaux.
À l’issue de la visite, le Gouverneur de Diffa a exprimé sa préoccupation face au retard accusé dans l’exécution du projet.
« Nous sommes ici sur le chantier de construction de l’hôpital de district de N’Gourti, un projet cher à Son Excellence le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ainsi qu’au Gouvernement », a déclaré le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma.
Le Gouverneur a saisi l’occasion pour rendre un hommage appuyé aux plus hautes autorités du pays pour les efforts consentis en faveur de l’amélioration de l’accès des populations aux soins de santé de qualité, notamment dans les zones éloignées comme N’Gourti.

« Le chantier avance assez normalement, malheureusement il a pris du retard », a-t-il regretté, avant de préciser que « les entreprises chargées des travaux présentent des niveaux d’exécution très variables ».
Pour le Gouverneur, le constat est clair : « Nous sommes largement en retard et le délai contractuel arrive à terme à grands pas ».
Face à cette situation, il a exhorté les entreprises à maintenir le rythme des travaux afin de permettre l’achèvement rapide de cette infrastructure très attendue par les populations locales.
« Nous avons demandé aux entrepreneurs de ne jamais décélérer, de ne jamais ralentir, de continuer les efforts tels qu’ils ont commencé pour que, dans les meilleurs délais, ces travaux soient terminés », a-t-il insisté.
Le Gouverneur a également plaidé pour une prolongation du PROLAC Niger, dont l’extension de six mois arrive à échéance à la fin du mois de juin prochain, afin de permettre l’achèvement complet des différentes réalisations engagées dans la zone.

Il faut rappeler que les travaux de construction de cet hôpital de district ont été officiellement lancés le 2 février 2026 par le Ministre de la Santé.
Une fois achevé, cet hôpital de district de N’Gourti comprendra plusieurs infrastructures et services essentiels, notamment un bloc administratif, des salles de consultation, des services d’hospitalisation, une maternité, un laboratoire, une pharmacie, des logements d’astreinte pour le personnel soignant ainsi que plusieurs équipements techniques destinés à renforcer l’offre de soins dans cette partie reculée de la région de Diffa.
En effet, la réalisation de cette infrastructure revêt une importance capitale pour les populations du département de N’Gourti, confrontées depuis plusieurs années à l’éloignement des grands centres sanitaires de référence comme N’Guigmi et Diffa. Les difficultés d’accès, aggravées par l’insuffisance des infrastructures routières et les contraintes liées aux évacuations sanitaires, exposent régulièrement les malades, les femmes enceintes et les cas d’urgence, à de sérieux risques.

Ainsi, la construction de cet hôpital de district apparaît comme une réponse majeure aux préoccupations sanitaires des populations locales et un pas important vers l’amélioration de l’accès équitable aux soins de santé dans cette zone du Manga nigérien.
AOM/SML/ANP/Mai 2026









