Tahoua, 20 Sept (ANP) – Une
Mission d’Appui Technique de la Banque Mondiale, composée de Mare Lo, Expert en gestion de risques de catastrophe (chef de mission), TTL du PIDUREM, Ishalosen Odoua, Experte en sauvegarde sociale, Illiya Miko, Expert en gestion des catastrophes, Ali Boureima Mamadou, Expert en développement urbain, Ibrah Hachimou, Expert en sauvegarde environnementale, a effectué une visite de terrain du 17 au 19 septembre 2025 dans la Ville de Tahoua, notamment au niveau des réalisations du Projet Intégré de Développement Urbain (PIDUREM).
Cette visite s’est déroulée en présence de l’équipe de l’Unité de Gestion de Projet (UGP) de Niamey, de l’équipe UCR de Tahoua, des autorités administratives de la Ville de Tahoua, ainsi que des cadres des services techniques sectoriels concernés.
En plus, cette mission de suivi qui, a pour objectif de voir de visu les réalisations du projet PIDUREM et recueillir l’appréciation des bénéficiaires, entre dans le cadre de la mise en oeuvre des activités du PIDUREM dans la région de Tahoua. C’est ainsi que, dès son arrivée à Tahoua, la délégation de la Banque mondiale a rendu une visite de courtoisie à l’AD de la Ville de Tahoua M. Sahabi Moussa. Au cours de l’entrevue, le Coordonnateur régional de Pidurem M. Abdourahamane Mahamadou a décliné l’objet de la mission, avant de présenter la délégation de la Banque mondiale conduite par Mare Lo, chargé de Pidurem à ladite Institution.
En prenant la parole au cours de cet entretien, le Chef de mission de la Banque Mondiale s’est dit honoré de rendre visite au premier magistrat de la Ville de Tahoua avant d’adresser ses remerciements aux autorités municipales, régionales et nationales pour leur accompagnement. Il a, en outre, annoncé plusieurs autres sous projets qui ne sont pas d’urgence et qui ont trait à l’assistance technique aux municipalités pour améliorer leur gestion et leur fonctionnement, avant d’adresser ses remerciements pour l’accueil et le cadeau. Quant à l’Administrateur Délégué de la Ville de Tahoua, M. Sahabi Moussa, après avoir fait la présentation de son entité administrative, a souhaité la chaleureuse bienvenue et un bon séjour dans la capitale de l’Ader à la délégation de la Banque mondiale. Il a ensuite rappelé que les réalisations du PIDUREM dont a bénéficié la Ville de Tahoua ont eu un impact significatif, avant de saluer la coopération entre le Niger et la Banque Mondiale, tout en remerciant l’accompagnement du projet PIDUREM.
Au deuxième jour de son séjour à Tahoua, la mission de la Banque Mondiale a débuté ses visites au niveau du site de Gueben Zogui, où elle a été largement informée des travaux d’évacuation des eaux de pluies par des ouvrages de drainage, constitués d’une chaussée drainante et d’un dalot quadruple pour le franchissement du kori. À ce niveau, selon le cabinet technique, les travaux structurants sont réalisés à un taux de 100%. La délégation a écouté le chef de quartier Gueben Zogui et un riverain, qui ont exprimé toute leur profonde gratitude au projet pour avoir construit ce pont, combien important pour la mobilité vers le quartier et sur le centre ville. Ils ont promis de prendre toutes les précautions pour ne pas y verser des déchets.
Les membres de la mission ont apprécié les travaux, ils ont suggéré la sensibilisation de la population sur la gestion des déchets et ont beaucoup insisté sur l’entretien des ouvrages, avant de se réjouir de l’avancement des travaux.
La deuxième étape a conduit la délégation de la Banque Mondiale au niveau de la marre de Babayé, située au cœur de la ville de Tahoua. La mission a eu d’amples explications sur la problématique de la gestion des eaux de cette marre, où se déversaient jadis toutes les eaux de pluies de la Ville Tahoua pour se stagner durablement.
La délégation a donné des conseils techniques pour relier les deux sites d’aménagement, comme c’est des zones androïques.
Après la marre, la mission a visité le site de Malala retenu la construction d’un collecteur et une chaussée drainante. C’est ainsi que la mission a apprécié l’état d’avancement des travaux de caniveaux d’évacuation des eaux de pluies, constitués d’une chaussée drainante sur 787,19 ml. Selon le cabinet technique, les travaux sont réalisés à un taux physique de 64,60%. Là également, les riverains se sont exprimés à travers leurs représentants. Ils se sont dits très satisfaits pour leur implication dans la conduite des travaux et ont adressé leurs remerciements au projet PIDUREM, ainsi qu’aux membres de la délégation de la Banque Mondiale.
Le Centre intégré de santé (CSI) de type ll du quartier Nassaraoua, qui va desservir 5 quartiers, construit en 2024, a reçu également la visite de la délégation de la Banque mondiale. Ce centre, nouvellement construit, offrira des soins curatifs et préventifs. Il dispose d’une maternité, des logements pour le chef CSI, le gardien, deux hangars, un mur de clôture, entre autres. Cette infrastructure sera équipée avant d’être opérationnelle, indique-t-on. C’est ce joyeau que la délégation est venue apprécier et a visité tous les compartiments. La mission a promis d’autres investissements dans les autres CSI pour relever le plateau technique.
L’école primaire Aéroport 3, qui a bénéficie de la construction des salles de classes équipées, a constitué la dernière étape de ce périple de la mission de la Banque mondiale. Ici, c’est le Directeur régional de l’éducation nationale, M. Iboun Alhassane qui a pris la parole pour exprimer sa satisfaction pour la mise à disposition des salles de classes au profit de la communauté éducative afin d’améliorer les conditions d’apprentissage.
Ensuite, la mission a suivi un poème sur la construction des salles de classes par Pidurem « un projet, une panacée », avant de visiter les salles de classes. À l’issue de toutes ces visites, M. Mare Lo, Spécialiste principal en gestion des risques de catastrophes, basé au Bureau de Bamako, pour le Niger, le Mali et le Tchad, chef de projet PIDUREM au niveau de la Banque mondiale, a déclaré être venu à Tahoua dans le cadre d’une mission d’appui technique à la mise en œuvre du projet PIDUREM au Niger. Il a également rappelé que les travaux d’urgence ont été lancés environ 4 mois dans presque toutes les grandes villes du Niger. M. Lo a également informé venir de temps en temps suivre l’état d’avancement des travaux, faire le point avec les autorités au niveau national, régional, municipal et voir en même temps l’état de mise en œuvre avec l’unité régionale du projet. « Ici à Tahoua, nous étions venus voir les travaux complexes pour le dalot de Gueben Zogui, un complexe qui sera aménagé parce qu’il comprend des berges au niveau du kori, et une chaussée drainante », a fait remarquer le chef de mission, précisant qu’il fallait mettre en place ces infrastructures pour bien canaliser et gérer les eaux des inondations pour éviter les effets de surprise. Il s’est dit très satisfait de voir les travaux physiques réalisés à 100%, soulignant qu’il reste à mettre en œuvre les solutions qui ont été proposées à la Mairie pour que ces infrastructures soient plus adaptées pour répondre aux eaux de ruissellement et mettre les populations à l’abri des inondations.
En ce qui concerne la marre de Babayé, le chef de mission de la Banque Mondiale a dit avoir compris la problématique de la gestion des eaux au niveau de cette marre, et le besoin de trouver la meilleure manière d’évacuer le trop plein d’eau envahissant les maisons environnantes pour éviter que ces eaux affectent la population.
Avec la visite du CSI et de l’école primaire Aéroport 3, le chef de la délégation de la Banque Mondiale s’est dit satisfait de l’état de mise en œuvre de ces infrastructures tant du point de vue de la qualité, que de leur appropriation par les communautés.
« Partout où nous avons passé, nous avons vu les communautés, les Chefs des quartiers, les autorités municipales, qui nous ont accompagnés pendant ces 48 heures. Dans l’ensemble, nous sommes très satisfaits de ce que nous avons vu sur le terrain », a fait savoir l’Expert de la Banque Mondiale, soulignant que par rapport aux engagements, ces infrastructures seront héritées par la municipalité qui doit se préparer sur ses moyens financiers pour pouvoir assurer leur opérationnalisation et leur maintenance, mais aussi pouvoir gérer en même temps les déchets solides et disposer d’un système de participation de la jeunesse à la maintenance des infrastructures.
TSA/KPM/ANP-110 Septembre 2025









