Zinder, 16 Janv (ANP) – La commune rurale de Doungou est l’un des principaux bassins de production de la canne à sucre au niveau national, avec une superficie totale cultivable est estimée à 1439 hectares.
La Commune rurale de Doungou qui renferme une superficie de 124,29 Km² dans le département de Kantché est limitée au Nord par la Commune rurale d’Ishirnawa, au Sud par celle de Yaouri, à l’Est par les Communes rurales de Droum et Dogo (département de Mirriah) et à l’Ouest par celle de Matamèye.
La commune compte 23 sites maraichers avec 1126 producteurs parmi lesquels des hommes et des femmes qui participent à la production maraichère, qui constitue la principale action de soutien au déficit agricole.
En ce qui concerne la production de la canne à sucre en 2024, elle est évaluée à 70.600 tonnes selon le Service local de l’Agriculture.

Les sites de Doungou et de Také také sont considérés comme les principales zones de production de la canne à sucre.
La Commune regorge d’énormes potentialités naturelles : des zones de bas-fonds représentées par la vallée de la korama traversant la commune d’Est à l’Ouest sur une longueur d’environ 30 km constituent un important potentiel en terres irrigables.
Les producteurs fondent l’espoir chaque jour que Dieu fait, de voir l’Etat installer dans les jours à venir, une unité industrielle pour soulager les efforts des producteurs qui habitent dans la zone de plateaux accidentés.
‘’ J’ai commencé à produire la canne à sucre depuis une quarantaine d’années.
En plus, je dispose d’un jardin ou je produis plusieurs spéculations maraichères dont le chou, la carotte, l’oignon, le poivron.
Actuellement on arrive à produire une variété de la canne à Sucre noire .
J’ai beaucoup produit et exporté la canne à sucre et les courges dans de gros camions sur l’axe Tessaoua, Aguié, Maradi et Niamey et d’autres régions du Niger et vers le Nigeria.
Après une rencontre avec le groupement des producteurs et commerçants légumineux et j’ai été désigné comme Président.
Nos difficultés ont trait à la concurrence avec les produits importés, le manque de moyens de transport pour acheminer les produits sur le marché, le manque de visibilité et de produits locaux etc.
Nous sollicitons vraiment de l’Etat et ses partenaires un soutien pour développer le partenariat avec des commerçants et des entreprises pour rendre accessible nos produits, organiser des campagnes de promotion pour faire connaître les produits locaux et une dotation en matériels modernes adéquats.’’
Pour M. Salaou, Producteur résident de la Commune rurale de Doungou (Matamaye), ‘’ La production de la canne à sucre constitue mon activité principale, c’est grâce à celle-ci que j’arrive à subvenir à nos besoins quotidiens en impliquant d’autres dans ce travail’’.
Cette activité nous donne l’occasion d’investir dans la santé, l’ éducation et l’économie.
Nous cultivons la canne à sucre d’une manière saisonnière, valorisons les autres activités surtout même pendant la saison pluvieuse.
Je pratique cette activité depuis près de 25 ans, je gagne assez de bénéfice.
Nous rencontrons des difficultés sur l’approvisionnement des engrais chimiques, les outils modernes de production , le manque d’encadrement et la constitution d’un fonds de roulement.
Mon dernier appel que je lance à l’endroit des autorités et aux personnes de bonne volonté, en tant que jeune producteur, consiste à nous appuyer pour rentabiliser la production de la Canne à Sucre, et d’intensifier la sensibilisation sur l’utilisation des engrais chimiques, de détenir des semences de qualité pour nous permettre d’améliorer le rendement agricole.
Nous avons besoin du suivi de nos productions par les autorités pour nous encourager et nous faciliter des contacts, afin d’accéder au crédit et solliciter auprès de l’Etat des appuis en faveur de la jeunesse locale pour abandonner l’exode. ‘’
Oumarou Moussa, Producteur
‘’ Je pratique la culture de la canne à sucre depuis une cinquantaine d’années’’. Nous sollicitons un appui de l’Etat et de ses partenaires pour nous permettre d’atteindre la croissance. Notre souci est de créer une coopérative pour aider les jeunes à tourner le dos à l’exode et à promouvoir nos activités.
Enfin notre grand souhait à l’endroit de nos plus hautes autorités, c’est de disposer des engrais en quantité et en qualité à des prix accessibles à toutes les bourses et de disposer des endroits de conservation bien adaptés.
Abdourahaman Idi Toujé, ‘’ j’ai commencé cette activité depuis une trentaine d’années.
Dans ce commerce de canne à sucre, j’ai réalisé beaucoup de choses, car, parfois je gagne plus de deux millions, ça nous permet d’acheter des engrais en quantité et des produits phytosanitaires.
Nous comptons mettre en place une coopérative qui va nous permettre de renforcer cette culture de canne à sucre.
Nous demandons à l’Etat de nous doter d’une usine de transformation de la canne à sucre pour nous permettre de réaliser de bonnes affaires.’’
Jeune producteur Harouna Idi dit Daman Iri
‘’Nos activités principales s’articulent autour de l’agriculture, l’élevage et la culture de contre saison. Pendant la période de soudure, nous nous attelons à la culture de canne à Sucre.
Et pour avoir un bon rendement on utilise les engrais chimiques qui vont rendre le sol plus fertile c’est pourquoi nous produisons beaucoup. C’est donc grâce à nos gros clients qu’on arrive souvent à écouler nos produits vers les autres régions du pays.
Nos difficultés pour aller de l’avant se rapportent aux engrais, à la formation des producteurs et à l’écoulement de nos produits.
Nous demandons à l’Etat de nous soutenir pour combattre l’exode rural dans notre département car la culture de canne à sucre demande beaucoup de moyens et les jeunes producteurs se trouvent être obligés d’aller à l’exode pour chercher l’argent.’’
AY/SML/ANP/071/Janvier 2026









