Niamey, 25 mai (ANP) – Le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Pr Mamadou Seydou, s’est exprimé sur plusieurs réformes en cours dans son département, notamment le système du CAMES et le service civique national, lors d’un entretien accordé à la RTN, dimanche 2026 à Niamey.
S’agissant du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), le ministre a rappelé que le Niger est pleinement intégré au dispositif depuis le 30 décembre 2003 et fonctionne désormais conformément à ses standards.
Le ministre a souligné que le pays a abandonné l’ancien système interne d’évaluation des enseignants-chercheurs, notamment celui du Comité consultatif universitaire de Niamey, au profit du système du CAMES, qu’il juge plus avantageux en matière de mobilité académique et de reconnaissance des diplômes et des grades.
Le ministre a indiqué que le CAMES constitue aujourd’hui un cadre de référence pour l’évaluation des enseignants-chercheurs et chercheurs, à travers soit l’examen de dossiers, soit le concours d’agrégation, notamment dans les domaines des sciences de la santé, du droit et des sciences économiques et de gestion.
Il a précisé que chaque année, de nombreux candidats issus des universités nationales sont présentés à ces évaluations, permettant ainsi l’accès aux différents grades académiques reconnus au niveau régional.
Évoquant le service civique national, le ministre a rappelé qu’un nouveau décret a réorganisé le dispositif, en le rattachant aux attributions de son département. Il a expliqué que le système a été réorienté vers une formation civique et militaire de base d’environ 45 jours, visant à renforcer l’esprit citoyen des jeunes.
Selon lui, cette réforme s’inscrit dans une logique de discipline et de professionnalisation du dispositif, qui constitue également un mécanisme d’insertion et de renforcement des capacités.
Le ministre a également fait savoir que son département a reçu plus de 30 000 dossiers dans le cadre du service civique national, dont environ 22 000 ont déjà été traités, tandis que le reste est en cours de traitement.
Il a précisé qu’une priorité a été accordée aux diplômés du secteur de la santé, afin de répondre aux besoins exprimés par le ministère de la Santé, avec environ 2 000 dossiers concernés en cours de finalisation pour affectation.
Pr Mamadou Seydou a insisté sur la rigueur du processus de vérification des dossiers, visant à lutter contre les fraudes et les faux diplômes, tout en assurant une répartition équitable et transparente des candidats dans les différentes administrations.
Il a enfin rappelé que les bénéficiaires du service civique sont tenus de respecter leurs obligations de présence et d’assiduité dans les structures d’accueil, assimilés à des stagiaires soumis à un encadrement et à un suivi régulier.
BAZ/AS/ANP 0298 mai 2026









