Niger : 24 avril 1995-24 avril 2026, il y a 31 ans les autorités et la rébellion fumaient le calumet de la paix

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Niamey, 23 Avril (ANP)- Ce vendredi 24 avril, le Niger commémore la Journée nationale de la concorde qui marque le 31ᵉ anniversaire de la signature, en 1995, des accords de paix entre les autorités nigériennes et la rébellion armée, mettant fin à quatre années de conflit fratricide.

Tchinta-Baraden, localité symbole accueille les festivités de cet anniversaire placé sous le thème « Concorde nationale, gage de paix et de cohésion sociale » et sous le haut patronage du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani et la présidence du Premier Ministre Mahamane Lamine Zeine.

L’accord définitif de Niamey paraphé entre les autorités du Niger et l’Organisation de la Résistance Armée (ORA) posait ainsi les bases de la réconciliation et du développement des zones impactées.

Il prévoyait un programme de réinsertion, de recrutement des ex-combattants, la réhabilitation économique des zones touchées et une décentralisation poussée dans la gestion du pays en transférant de pouvoirs à la base.

Le Mouvement fut déclenché en mai 1990 avec l’attaque de Tchinta baraden dans le Nord nigérien suivi de la naissance et du développement d’une rébellion armée et de la naissance des fronts, mouvements, des comités et milices d’autodéfense sur la base des revendications politiques, économiques et sociales.

Le processus de paix a été jalonné de nombreuses étapes avec la médiation de la France, du Burkina Faso, d’Algérie ou du Tchad.

En janvier 1994, le gouvernement crée un haut-commissariat à la restauration de la paix et à la consolidation de l’unité nationale. La première rencontre entre la rébellion et les représentants de l’Etat a lieu en février de l’année 1994.

La démarche ainsi déclenchée se poursuivra en juin 1994 par une autre réunion à Paris en France.

En septembre et octobre de la même année se tiennent à Ouagadougou des discussions qui aboutissent à un accord partiel de paix suivi d’une trêve de 3 mois renouvelée en janvier 1995.

Le 25 mars 1995 à Ouagadougou l’accord de paix est paraphé suivi de la dissolution de la coordination de la résistance armée de Mano Dayak et la création de l’organisation de la résistance armée.

En septembre 1997, naquit l’union des forces de la résistance armée composée d’un certain nombre de fronts non satisfaits de la mise en application de l’accord de paix.

Le 28 novembre 1997 est signé à Alger l’accord de paix additionnel entre le gouvernement et la coalition de l’Union des forces de la résistance armée et les Forces armées révolutionnaires du Sahara de Barka Wardigou mettant ainsi fin au conflit dans la partie Extrême Nord du pays.

Le 21 août 1998 à N’djamena un autre accord de paix est signé entre le gouvernement et le front démocratique pour le renouveau de Issa Lamine, actif dans la zone du Lac Tchad.

Après avoir signé des accords de paix avec tous les groupes armés et procédé à l’intégration des comités, milices, et mouvements armés dans le processus des accords, le gouvernement organise le 25 septembre 2000 la cérémonie de la flamme de la paix à Agadez avec la destruction des armes remises.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ces accords, une série de textes fut adoptée depuis 1996 pour donner un contenu à la décentralisation, dans le registre sécuritaire, il fut mis en place des forces spécifiques dans les anciennes zones de conflits (unités sahariennes de sécurité et forces nationales d’intervention et de sécurité) en 1996 et 1997.

Dans le volet développement et de l’intégration et réinsertion socioéconomique, on note la tenue en 1995 de la table ronde de Tahoua, la mise en œuvre des programmes d’urgence et des programmes de réinsertion socio-économique et l’intégration de près de 3000 ex combattants.

Depuis 2011, il est créé une haute Autorité à la consolidation à la paix pour cultiver l’esprit de la paix et de dialogue avec un accent sur les activités économiques, le renforcement des capacités des acteurs et des caravanes et foras sur la paix et la sécurité.

Après la signature de tous les accords avec les parties prenantes, les autorités ont également ordonné la confection d’un symbole sous forme d’un rond-point à Tchinta Baraden, appelé place de la concorde.

MAY/CA/ANP 0218 avril 2026

Contributeurs

Hamza Harouna Adamou
Webmaster


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