
Niamey, 27 juillet ( ANP) – L’Administrateur délégué de Ouallam et de Dingazi, Abdoulaye Issa est un homme de terrain.
Pour preuve, chaque fois de besoin, il se rend sur des sites d’autres projets de développement.
L’objectif est d’assurer un suivi de proximité et d’encourager les bénéficiaires et exploitants sur le terrain.
Dans ce cadre, l’AD Accompagné de ses collaborateurs, des acteurs de la société civile, des organisations féminines, des représentant des jeunes est allé visiter un site agricole aménagé par le bureau local du haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au profit des réfugiés accueillis dans la ville, des populations déplacées internes et la population autochtone.
Ousmane Siddo Hamidou travaille comme agent assistant du volet ‘’Moyens de subsistance – Moyens d’existence’’ à l’ONG canadienne CIAUD (comité international pour l’aide d’urgence et le développement), chargée de la gestion de cette exploitation agricole.
Selon lui, le but recherché à travers l’aménagement de ce site d’une superficie de 6,2 ha et entièrement financé par HCR est de « contribuer à la cohésion sociale de ces trois classes sociales ».
« 200 personnes travaillent sur ce site, qui leur permet de survenir aux besoins alimentaires de leurs familles. Aussi, les activités leur permettent d’avoir des ressources financières avec la part de la récolte vendue », a expliqué l’agent de développement.
« La rentabilité du site st mesurée par trimestre. Par exemple du janvier à mars 2025, les bénéficiaires ont récolté 637 kg de vivres toute spéculation confondue », a-t-il renseigné, avant d’informer, « Récemment, nous avons décidé de faire une extension du site de 6,2 ha à 8,2 ha, ce qui permettra d’augmenter le nombre de bénéficiaires allant de 200 à 350 personnes.
Fatouma, une réfugiée malienne fait partie des bénéficiares.
« C’est un travail très bénéfique économiquement. Et socialement, nous les réfugiés, ce travail nous rapproche chaque jour de la population hôte et des déplacés internes. Nous nous entendons biens entre les trois (3) différentes communautés », a indiqué la vieille dame.
Adamou Yayé, est autochtone de Ouallam. Il est à la fois gardien du site maraicher bénéficiaire du projet.
« Ca fait cinq (5) ans que je fais ce travail. Je suis très reconnaissant envers les initiateurs de ce projet et les autorités locales. Ici, l’entente entre les communautés des autochtones, les populations déplacées internes et les réfugiés est très impressionnante. Nous cultivons vraiment la cohésion sociale », a-t-il souligné.
En plus de ce site maraicher, la mairie mise également sur la pêche pour consolider les acquis de la cohésion entre les trois classes sociales. Les partenaires de la mairie ont empoissonné, il y a un peu plus de six (6) la marre Tinga, située à quelques deux kilomètres du centre- ville.
Moussa Bana est l’un des pêcheurs que nous avons trouvés sur place.
« Je suis pêcheur sur cette marre appelée la Tinga. Il y a des années, la marre était vidée de ses poissons par une importante crue de la marre et des eaux venues de l’autre côté avaient tout emporté. Et la dernière, des partenaires au développement, avec l’intervention de la mairie, ont de nouveau empoissonné l’eau. Maintenant que nos activités se passent bien, nous arrivons à tirer notre épingle du jeu », a témoigné le pêcheur.
« Ma recette journalière varie de 2000 à 5000 francs CFA. Et nous n’avons même pas besoin de nous déplacer pour ventre nos poissons, ce sont les femmes qui revendent qui nous trouvent jusqu’ici pour acheter », a-t-il noté, avant de rappeler que « La mairie nous a aussi aidés avec des pirogues, des filets et des ficelles pour la pêche ».
« Cependant, nous lui demandons encore ces matériels de travail, car nous en avons encore besoin en quantité suffisante, a-t-il plaidé devant l’Administrateur délégué.
Par Mahamane Sabo Bachir, envoyé spécial
MBS/CA/ANP 0195 Juillet 2025









