Coût de vie :  Excepté le riz importé, les céréales sont abordables sur les marchés agricoles (SIMA)

Coût de vie :  Excepté le riz importé, les céréales sont abordables sur les marchés agricoles (SIMA)

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Niamey, 18 août (ANP)- Le prix du sac du riz importé plus cher sur les marchés agricoles, tandis que ceux des autres céréales sont exceptionnellement inférieurs aux niveaux habituels, selon les données de la semaine du Mercredi 06 au Mardi 12 août 2025, rapporté parle Système D’informations sur les Marchés Agricoles (SIMA).  

Les opérations de déstockage des céréales et les ventes conjointes ont, en dépit de la période de soudure habituellement marquée par une hausse des prix, entrainé une rareté des denrées de base et une pression accrue sur le pouvoir d’achat, contribué à faire abonder l’offre et à tirer les prix moyens des céréales vers des niveaux exceptionnellement bas.

Ainsi, comparés à la semaine dernière, les prix moyens du mil, du sorgho et du maïs ont chuté de 3%, 1% et 4% respectivement. Toutefois, le prix du riz importé reste stable.

En comparaison annuelle, des reculs records sont enregistrés pour tous ces produits : (-39 %) pour le mil, (-42 %) pour le sorgho, (-40 %) pour le maïs et (-25 %) pour le riz importé. Cette situation est la résultante de très bonnes récoltes enregistrées la campagne précédente à l’échelle nationale et surtout internationale, et d’une gestion stratégique des stocks.

Comparativement à la moyenne quinquennale (2020–2024), à l’exception du prix moyen du riz importé qui affiche une stabilité, ceux du reste des céréales (mil, sorgho, maïs) sont exceptionnellement inferieurs aux niveaux habituels ; (-19 %), (- 21%) et (-21 %) respectivement. Cette évolution, relativement contenue, suggère une stabilité structurelle du marché en 2025, malgré les défis persistants, liés aux aléas climatiques, à l’insécurité dans certaines zones de production et aux contraintes logistiques.

Le prix moyen national du sac de 100 kg continue de baisser, passant de 27.135 FCFA à 26.194 FCFA cette semaine soit 3% de moins que précédemment. Cette baisse est principalement attribuable à la diminution de la demande sur plusieurs marchés, portée par le début du déstockage des magasins de l’OPVN et la poursuite des ventes par certains commerçants disposant encore, d’importants stocks. En glissement annuel, la tendance reste largement favorable aux consommateurs, avec une baisse substantielle de 39 % par rapport à la même période de 2024. Comparé à la moyenne quinquennale (2020–2024), le prix actuel affiche également un repli significatif de 19 %, confirmant une situation de marché structurellement détendue cette année. Ces moyennes cachent cependant des disparités régionales importantes. Le prix le plus bas a été observé simultanément à Gaya, Galmi, Maradi, Tchadoua et Tessaoua où le sac de 100 kg est vendu à 20.000 FCFA, en raison non seulement d’une offre localement abondante, mais aussi par leur caractère frontalier réduisant les coûts logistiques et facilitant ainsi les approvisionnements et les échanges transfrontaliers. Parallèlement, à Iferouāne, zone désertique au fin fond du Niger, la même contenance atteint 40.000 FCFA, en raison des difficultés logistiques d’acheminement et de l’éloignement géographique.

À Niamey, la capitale, les marchés affichent une baisse de 4 %. Les prix y oscillent entre 25.000 FCFA et 27.000 FCFA, selon les marchés et les variétés de mil.

Tout comme le mil, le sorgho affiche une baisse de son prix moyen national du sac (100 kg) en passant de 23.841 FCFA à 23.491 FCFA soit une légère baisse de 1%. Ceci, grâce à une disponibilité suffisante sur les marchés elle-même, liée au déstockage. Sur la base annuelle, c’est une bouffée d’air en pleine période de soudure pour les consommateurs, du fait d’une baisse exceptionnelle de 42% par rapport à la même période en 2024. En comparaison avec la moyenne des cinq dernières années (2020–2024), ce prix fait état d’une diminution notable de 21%. Aussi, des écarts significatifs sont identifiés entre les différentes zones du pays : un prix bas de 16.350 FCFA le sac de 100 kg à Mainé-Soroa et un prix plafond de 40.000 FCFA à Agadez pour la même contenance.

Les marchés suivis de la capitale accusent une hausse négligeable de 1% du prix moyen du sac, vendu entre 24 000 FCFA et 25 000 FCFA selon les marchés.

Le prix moyen du sac de 100 kg du maïs ne cesse de reculer de semaine en semaine. Il passe de 24.942 FCFA précédemment à 24.042 FCFA cette semaine, soit une baisse de 4%. Ceci est relatif aux déstockages importants des pays voisins traditionnellement sources d’approvisionnement en prélude à la nouvelle récolte.

En glissement annuel, la situation est favorable aux consommateurs qui ont vu leur pouvoir d’achat renforcé grâce à une baisse marquée de 40% par rapport à la même période en 2024. Cette évolution, reflète un relâchement des tensions sur le marché du maïs, dans un contexte de meilleure disponibilité et d’un environnement commercial plus détendu. Comparé à la moyenne quinquennale (2020–2024), le prix du maïs fléchit notablement de 21 %, traduisant une phase de normalisation après plusieurs années de volatilité induite par les chocs sécuritaires, sanitaires et climatiques, qui avaient perturbé durablement les chaînes de production et d’approvisionnement.

Malgré ce prix moyen national en baisse, des écarts exceptionnels sont observés à travers les différentes régions du pays en fonction de la proximité ou de l’éloignement des pays sources d’approvisionnement. Le prix le plus bas (17.500 FCFA/ le sac de 100 kg), a été pratiqué sur le marché Gazoua et le prix le plus élevé atteignant 40.000 FCFA, a été présenté sur le marché d’Agadez.

A Niamey la capitale, les marchés suivis affichent un prix moyen en baisse modérée de 3 % par rapport à la semaine précédente. Les prix oscillent actuellement entre 22.000 FCFA et 24.000 FCFA, en fonction des marchés et de la variété de maïs.

A l’instar de la semaine passée, au cours de la période suivie, le prix moyen national du sac de 25 kg de riz importé reste sans changement, passant de 12.733 FCFA à 12.705 FCFA soit une légère variation à la baisse sans impact sur la tendance générale. Cette situation reflète une maîtrise des circuits d’approvisionnement, rendue possible par un circuit commercial structuré mis en place par les autorités. Cela a permis de sécuriser les flux logistiques, de limiter les perturbations liées aux coûts de transport, et de stabiliser les prix au bénéfice des consommateurs.

En glissement annuel, un recul beaucoup plus significatif est observé : 25 % par rapport à la même période en 2024. Cette chute s’explique par une amélioration des conditions d’importation (baisse des coûts logistiques, accès plus fluide aux marchés internationaux), par une intensification de la concurrence entre importateurs, par une contraction relative de la demande due au contexte économique ainsi qu’à l’adaptation des habitudes de consommation.

En comparaison avec la moyenne quinquennale (2020– 2024), le prix actuel demeure stable. Des écarts de prix notables sont enregistrés à travers le pays : Le prix le plus bas 11.250 FCFA) est relevé à Tchadoua, et le niveau le plus élevé (16.000 FCFA) est observé à N’Guelkolo.

Les marchés de Niamey affichent une invariance du prix moyen, qui se fixe de manière uniforme à 12.000 FCFA sur l’ensemble des points de vente suivis, témoignant d’un approvisionnement maîtrisé en milieu urbain.

NAK/CA/ANP 0125 Août 2025

Contributeurs

Abdourahamane Salifou
Administrateur


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