Niamey, 22 juil (ANP)- La Ministre de l’Energie, Prof. Amadou Haoua a présenté, ce Mercredi 22 juillet 2026, une communication devant la plénière du conseil consultatif de la refondation portant sur les réformes Énergétiques mise en œuvre au Niger pour bâtir un secteur moderne, performant et financièrement viable de l’énergie.
Dans son intervention, la Ministre a indiqué que « les réformes du secteur de l’énergie répondent à une ambition claire, bâtir un secteur moderne, performant, financièrement viable et capable de garantir durablement la sécurité énergétique de notre pays’’, expliquant qu’elles visent à ‘’transformer la gouvernance, l’organisation du marché de l’électricité et les conditions de participation des acteurs publics et privés ».
Ainsi, « le Gouvernement a engagé, depuis 2024, une série de réformes profondes du secteur de l’énergie par l’adoption d’une nouvelle ordonnance portant Code de l’électricité en Avril 2026, dont les principaux apports sont L’extension du champ d’application aux activités de distribution des systèmes électriques individuels; Le renforcement des outils de pilotage du développement du sous-secteur électrique; La clarification du cadre institutionnel du secteur, afin de faciliter les décisions d’investissement du secteur privé’’ a-t-elle cité.

La ministre de l’énergie d’ajouter que ces réformes visent à ‘’améliorer le cadre d’exercice des missions relevant du service public de l’électricité; l’exploitation de toutes les ressources énergétiques du pays; l’encadrement des activités d’électrification rurale décentralisée; la création d’un fonds de souveraineté énergétique nationale dédié au financement du développement du sous-secteur de l’électricité; l’instauration d’un cadre fiscal incitatif et attractif; la prise en compte du rôle des collectivités dans le processus d’électrification; et enfin l’intégration de dispositions relatives au contenu local ».
« L’amélioration de l’accès des populations à l’électricité demeure l’une des priorités majeures du Gouvemement’’ a soutenu la Ministre de l’énergie, soulignant cependant que ‘’malgré les progrès enregistrés ces dernières années, le taux d’accès reste faible au regard des ambitions nationales et selon les données du Système d’information Energétique du Niger (SIE-Niger), selon qui le taux d’accès des ménages à l’électricité s’établissait, en 2024, à 81,93% en milieu urbain contre seulement 3,4% en milieu rural, soit un taux national de 21,9%’’.
« Ces chiffres traduisent les disparités importantes qui subsistent entre les zones urbaines et rurales et mettent en évidence l’ampleur des défis à relever pour assurer un accès universel à l’électricité et ils s’expliquent notamment par l’étendue du territoire national, la dispersion des localités, le coût élevé des infrastructures électriques ainsi que les contraintes liées au financement des investissements » a-t-elle relevé, soutenant que « le Gouvernement poursuit la mise en œuvre de la Stratégie Nationale d’Accès à ‘Électricité, à travers l’extension et la densification du réseau de distribution de la NIGELEC: il est prévu la réalisation de 6 780 Km de ligne de distribution d’ici 2028; le développement des mini-réseaux de l’ANPER et il est prévu 76 mini réseaux durant cette année et aussi la diffusion des systèmes solaires individuels de l’Anersol afin d’assurer une électrification progressive de l’ensemble du territoire, il est prévu 200 000 kits solaires individuels qui seront subventionnée ».
Abordant le cas des producteurs indépendants, la Pr Amadou Haoua de soutenir que ‘’l’État conserve son rôle de stratège et de garant de la souveraineté énergétique, mais il ne peut, à lui seul, financer tous les investissements nécessaires. C’est pourquoi la réforme ouvre le secteur, de manière encadrée, aux producteurs indépendants d’électricité, contribuant ainsi de manière significative à l’accroissement de l’offre nationale ».
Elle a, à cette occasion, annoncé que ‘’le ministère reçoit beaucoup de manifestations d’intérêts sous toutes les formes de financement et pour différents types de projets de centrales électriques dont majoritairement des centrales solaires photovoltaïques et ces multiples offres font l’objet d’un examen rigoureux en vue de les aligner avec les priorités nationales, tout en veillant à protéger les intérêts de l’Etat ».
Actuellement, a-t-elle poursuivi, « le seul producteur indépendant en exploitation est la société Istithmar West Africa (IWA). Elle exploite des centrales thermiques au pétrole brut avec une capacité globale installée de 111 MW dont 89 MW à Niamey et 22 MW à Zinder. Cependant, plusieurs projets sont en cours de développement, car, ces actions sont essentielles pour atteindre les objectifs de la souveraineté énergétique et ainsi assurer un service énergétique fiable, durable et financièrement viable’’.
HA-TDR/AS/ANP 0233 juillet 2026









