Lancement à Agadez des activités commémoratives de la Journée de l’Enfant Africain

Lancement à Agadez des activités commémoratives de la Journée de l’Enfant Africain

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Agadez, 19 juin (ANP) – Le Gouverneur de la Région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa a présidé, ce vendredi 19 juin 2026 dans l’enceinte du Sultanat de l’Aïr, la cérémonie de lancement des activités commémoratives de la Journée de l’Enfant Africain, placée sous le thème « Garantir à tous les enfants du Niger un accès équitable à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène dans le contexte de la Refondation ».

En lançant cette journée, le Gouverneur de la Région d’Agadez a indiqué que cette commémoration a pour objectifs de comprendre l’historique de cette journée et son fondement, de sensibiliser la communauté en général et les porteurs d’obligation en particulier sur la situation des enfants, de mobiliser les acteurs pour la promotion et le respect des droits des enfants. Elle est aussi l’occasion de souligner les engagements pris par l’Etat et les organisations internationales pour créer les conditions de protection et de promotion des droits de l’enfant.

Après avoir rappelé que le thème retenu cette année au niveau continental s’intitule « Accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement pour tous les enfants africains », le Général de Division Ibra Boulama Issa a souligné que « ce thème, combien important, raisonne avec une force particulière dans le contexte de la refondation que notre pays s’est engagé à mener », tout en se félicitant de la mobilisation et de la présence très remarquables à ce rendez-vous et qui traduit, selon lui, l’intérêt que les participants portent à la question de la protection des enfants dans la région, et surtout aux questions cruciales de l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement pour tous les enfants.

Cependant, a-t-il fait remarquer, « malgré les efforts déployés dans le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, beaucoup de défis se posent dans notre région, en particulier l’insuffisance des adductions d’eau potable dans nos écoles, la faible couverture en latrines, l’insuffisance des dispositifs de lavage des mains, l’épineux problème de défécation à l’air libre ».

Néanmoins, a-t-il souligné, « dans cette ère de refondation de notre chère nation, nous ne pouvons tolérer que nos enfants soient privés de l’accès à une eau potable, à l’assainissement, et à l’hygiène sous toutes ses formes », rappelant que «  la protection de l’enfant en général et les questions d’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, ont toujours été une préoccupation majeure des plus hautes autorités de notre pays, en l’occurrence celles de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République, Chef de l’Etat, et de Son Excellence Monsieur ALI MAHAMAN LAMINE ZEINE, Premier Ministre ».

En effet, a fait savoir le Général de Division Ibra Boulama Issa, l’engagement constant des plus hautes autorités se traduit notamment par la ratification des conventions relatives aux droits de l’enfant comme la Charte africaine des droits et du Bien-être de l’enfant (CADBE), mais aussi par le renforcement du cadre juridique et institutionnel pour assurer la protection de l’enfance, la mise en œuvre du document cadre de protection, faisant office de politique nationale de protection de l’enfant, la mise en œuvre des politiques publiques efficaces visant à lutter contre la pauvreté, principale cause de violation des droits de l’enfant.

Aussi, a-t-il appelé « à la responsabilité de chaque acteur, de chaque leader communautaire, de chaque parent, bref de tous les porteurs d’obligations, pour protéger nos enfants afin de garantir leur avenir ».

Intervenant à son tour, l’administrateur délégué de la commune urbaine d’Agadez, le chef de bataillon Assarid Almoustapha  a rappelé que l’accès à l’eau potable et à un environnement sain, à une éducation de qualité n’est pas un privilège mais un droit fondamental pour les enfants, soulignant que « la Charte africaine des droits et des bien-être de l’enfant, adoptée par l’Union africaine garantit l’égalité des droits, notamment les droits à  l’éducation, à la santé, à l’identité tout en protégeant les enfants contre les abus et les pratiques culturelles néfastes ».

« Cette charte protège également l’enfant de toute forme d’exploitation économique et de l’exercice d’un travail qui comporte probablement des dangers ou qui risque de perturber l’éducation de l’enfant pour compromettre sa santé ou son développement physique, mental, spirituel, moral et social », a-t-il rapporté, précisant toutefois que « la lutte contre le travail des enfants est un devoir qui incombe à chacun de nous car les conséquences qui en découlent constituent une grande menace pour l’épanouissement physique, intellectuel et moral de l’enfant ».

À cet effet, il a félicité et remercié tous les acteurs qui contribuent significativement à la lutte contre le travail des enfants, en exhortant chacun, à son niveau, à plus d’engagement pour le bien-être des enfants.

NAK/KPM/ANP-183 Juin 2026

Contributeurs

Hamza Harouna Adamou
Webmaster


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