Communication et numérique : le Niger ambitionne de devenir un hub régional des télécommunications

Communication et numérique : le Niger ambitionne de devenir un hub régional des télécommunications

Mise en ligne

Publié le

à

Niamey, 17 juin (ANP) – Le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, M. Adji Ali Salatou, a annoncé que le taux national d’accès à la Télévision Numérique Terrestre (TNT) est actuellement de 114,4 %, tout en présentant les principales réformes et projets structurants engagés par le gouvernement pour moderniser le secteur de la communication et du numérique dans le but devenir un hub régional des télécommunications.

Au cours d’un entretien accordé à la presse le mercredi 17 juin 2026, le ministre a indiqué que ces actions s’articulent autour de la réforme du cadre réglementaire, du développement des infrastructures numériques, du renforcement du capital humain et de l’accompagnement des start-ups, avec l’ambition de faire du numérique un levier majeur de développement économique et social.

Abordant la situation de la TNT, M. Adji Salatou a indiqué que la plupart des sites de diffusion sont fonctionnels. Toutefois, un site a été saboté par des bandits, trois autres connaissent des difficultés liées à l’approvisionnement en énergie et deux restent difficilement accessibles en raison de l’insécurité dans leurs zones d’implantation.

S’appuyant sur les résultats de la dernière enquête sur l’accès des ménages aux services numériques, le ministre a précisé que le taux d’accès à la TNT est de 114,4 % au niveau national. Par région, il est de 67,1 % à Agadez, 112,3 % à Diffa, 62,4 % à Dosso, 128,9 % à Maradi, 92,5 % à Tahoua, 85,5 % à Tillabéri, 107,4 % à Zinder et 64,9 % à Niamey.

Selon lui, ces écarts s’expliquent notamment par la persistance de postes téléviseurs analogiques au sein de certains ménages.

Concernant les perspectives du secteur, le ministre a indiqué que l’action gouvernementale repose d’abord sur la révision de plusieurs textes réglementaires, notamment dans les domaines de la communication, des postes et des télécommunications.

Le deuxième axe porte sur le développement des infrastructures numériques. À ce titre, M. Salatou a cité la finalisation des travaux de génie civil du Data Center national ainsi que l’installation progressive des équipements techniques nécessaires à son opérationnalisation. Il a également évoqué le projet de modernisation du backbone national qui permettra de porter sa capacité de 100 à 800 gigabits.

Le ministre a par ailleurs annoncé la poursuite des discussions autour de la deuxième phase de la Dorsale Transsaharienne (DTS), qui prévoit l’installation de près de 3.500 à 4.000 kilomètres supplémentaires de fibre optique afin de renforcer la connectivité nationale et régionale.

S’agissant du capital humain, M. Salatou a fait état de la révision des programmes de formation à l’École Supérieure des Sciences de la Communication et des Médias ainsi que de l’octroi de bourses doctorales au personnel enseignant de l’École Supérieure des Télécommunications , dans le but d’améliorer la qualité de l’enseignement et de la formation dans les métiers du numérique.

Le ministre a enfin souligné l’importance de l’accompagnement des start-ups et des jeunes entreprises innovantes évoluant dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Il a estimé que les réformes en cours permettront au numérique de contribuer davantage à l’économie nationale.

Évoquant les opportunités offertes par la coopération régionale, M. Salatou a rappelé que le Niger est interconnecté à plusieurs pays de la sous-région, notamment le Tchad, le Nigeria, le Bénin, le Burkina Faso et l’Algérie.

Selon le ministre, la position géographique du Niger constitue un atout stratégique pour faire du pays un hub régional des télécommunications et du transit de données entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne.

BAZ/AS/ANP 0169 juin 2026  

Contributeurs

Hamza Harouna Adamou
Webmaster


Populaires

Sur le même sujet