Niger-Société L’An 1 du Chef du Groupement Peulh Altiné de Tahoua : Des actions tous azimuts de développement et de cohésion sociale
Niger-Société L’An 1 du Chef du Groupement Peulh Altiné de Tahoua : Des actions tous azimuts de développement et de cohésion sociale
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Salissou Soumana Karimou
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Par Tsahirou Abdoua, Correspondant de l’ANP à Tahoua
Tahoua, 28 Avril (ANP) – Elu au trône de Lamordé Fulbée de Tahoua le 18 avril 2025, Elhadji Boubacar Deye assure depuis cette date la gestion du Groupement peulh de Tahoua avec probité, responsabilité et engagement. Ancien Cadre de la BCEAO, de par son expérience, son sens élevé du devoir et sa profonde connaissance des réalités sociales et économiques, il incarne la sagesse, la stabilité et le leadership éclairé, au service de la cohésion et du développement de sa communauté.
Son bilan s’articule autour des grandes actions de consolidation, de sensibilisation et de rayonnement culturel observées depuis son accession au trône. Des actions tous azimuts autour de la consolidation de l’unité et de la cohésion sociale. En effet, dès son élection, l’Honorable Boubacar Deye a placé son règne sous le signe de l’unité, suivant les recommandations des autorités régionales pour rassembler la famille et les administrés. Au sein de la chefferie, des efforts continus sont observés pour maintenir l’harmonie après le processus électoral. D’où la pérennisation de l’héritage (le respect de la lignée historique issue de Altiné Hassane Djom Bena), tout en renforçant la légitimé coutumière du groupement.
De par son engagement patriotique et ses actions de sensibilisation, le Chef du Groupement peulh de Tahoua s’est illustré par un soutien actif aux initiatives nationales de défense et de solidarité, avec l’appui à la mobilisation nationale, le soutien explicite aux appels du Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani pour la défense de la patrie. L’autorité coutumière joue un rôle de relais essentiel et exhorte chaque administré à agir comme un « soldat » en dénonçant tout mouvement ou individu suspect aux forces de défenses et de sécurité (FDS).
Le Chef traditionnel Boubacar Deye s’est également illustré avec sa participation active aux actions citoyennes aux cotés des autorités, notamment aux activités de soutien aux autorités nationales et à la lutte pour la souveraineté pleine et entière du Niger, à l’organisation des séances de lecture du saint coran et aux prêches islamiques, à l’accueil du Président de la République à Tahoua, à l’accueil du PM et du gouverneur de la BCEAO à l’occasion de l’inauguration de la BCEAO de Tahoua, avec la remise d’un cadeau symbolique de cheval à Jean Claude Kassi Brou (Gouverneur de la BCEAO). En s’appuyant sur l’histoire séculaire de sa chefferie (dont le centenaire a été célébré en 2022), le Chef du Groupement Peulh de Tahoua prône la tolérance et la solidarité entre toutes les communautés de la région, avec des initiatives innovantes par la restructuration de la chefferie lors des nominations intervenues. Avec lui, la restructuration de la chefferie s’est traduite par une réorganisation progressive, inclusive et structurée de l’autorité traditionnelle, visant à renforcer la gouvernance locale, la représentativité communautaire et l’efficacité administrative. Cette dynamique a été marquée par la nomination des représentants du Chef auprès des principales instances administratives et institutionnelles, notamment un représentant au niveau de la justice et de la gendarmerie, un représentant auprès des mairies, ainsi qu’un représentant basé à Niamey, chargé d’assurer le lien avec les institutions centrales. Ces représentants jouent un rôle déterminant dans la transmission des décisions de la chefferie, la défense des intérêts de la communauté, la facilitation du dialogue avec l’administration et la gestion des dossiers impliquant les populations. Par ailleurs, et de manière innovante, la chefferie a étendu son dispositif de représentation au niveau de la diaspora, à travers la nomination de relais officiels en Libye, en Côte d’Ivoire et au Cameroun, pays où le groupement compte des milliers de ressortissants.
Parallèlement, cette restructuration a intégré une reconnaissance accrue du rôle des femmes dans la gouvernance traditionnelle, à travers la nomination d’une Gimbiya et d’une Tambara qui contribuent activement à la représentation des femmes.
Sur le plan régional, l’autorité traditionnelle a eu à participer à l’organisation des campagnes de sensibilisation terrain, plusieurs tournées de sensibilisation ont été menées par la chefferie dans un nombre important de quartiers, villages et hameaux de la région de Tahoua, dans le but de promouvoir le patriotisme, l’amour de la patrie et la contribution citoyenne au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP). Ces actions s’inscrivent dans une démarche globale visant à stabiliser les relations sociales, souvent fragilisées par des facteurs environnementaux, économiques et sécuritaires. Dans ce cadre, la chefferie a également conduit des campagnes de sensibilisation sur les maladies comme la fièvre typhoïde, la méningite, la diphtérie, … dans des zones difficiles d’accès, où elles constituent des menaces sérieuses pour la santé publique, mais qui peuvent être prévenues grâce à la vaccination, à de bonnes pratiques d’hygiène et à une prise en charge rapide des symptômes.La sensibilisation sur la lutte contre les feux de brousse tout en mettant en exergue leurs effets dévastateurs sur les ressources naturelles, les terres agricoles et les pâturages, ainsi que des messages spécifiques ont été diffusés sur la prévention des incendies, la gestion responsable des espaces naturels et la nécessité de préserver l’environnement au profit des générations futures. Par ailleurs, une attention particulière a été accordée à la récupération et à la protection des aires de pâturage en zone agricole, ainsi qu’à la sensibilisation sur le respect des couloirs de passage du bétail.
Ces actions ont été accompagnées d’activités d’information, d’éducation sur le Code rural, afin de renforcer la connaissance et l’appropriation des règles régissant l’accès au foncier, la gestion des ressources naturelles et la cohabitation harmonieuse entre agriculteurs et éleveurs. La Chefferie Peulh de Tahoua a également mis un accent particulier sur la prévention de l’extrémisme violent, en insistant sur la nécessité de créer et de promouvoir des opportunités économiques, sociales et citoyennes en faveur des jeunes, afin de les détourner des mouvements insurgés et des dynamiques de radicalisation. Les missions de sensibilisation ont couvert des localités stratégiques, notamment Affala, Bambaye, Tchintabaraden, Abalak, Akoubounou, Tabalak et Kalfou, contribuant ainsi au renforcement de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Ces interventions ont permis d’apaiser les tensions entre agriculteurs et éleveurs, en favorisant le dialogue, le respect mutuel et la coexistence pacifique. À titre illustratif, selon l’autorité traditionnelle, au cours de l’année 2025, aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée pour la première fois sur le territoire de la chefferie, traduisant les effets positifs des efforts déployés en matière de sensibilisation, de prévention des conflits, de gestion durable des ressources naturelles et de consolidation de la paix.
Les résultats obtenus sont le fruit d’une large couverture territoriale des actions de sensibilisation, notamment des tournées menées par la chefferie qui ont touché un nombre important de quartiers, villages et hameaux de la région de Tahoua, notamment dans des zones stratégiques telles qu’Affala, Bambaye, Tchintabaraden, Abalak, Akoubounou, Tabalak et Kalfou, pour le renforcement du patriotisme et de l’engagement citoyen. Les populations ont été sensibilisées sur l’amour de la patrie et la contribution volontaire au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP), favorisant ainsi une mobilisation communautaire accrue autour des enjeux nationaux, une amélioration du dialogue communautaire. Les actions de sensibilisation ont permis de réinstaurer le dialogue entre les différents groupes sociaux, en particulier entre agriculteurs et éleveurs, contribuant à la désescalade des tensions locales. Une sensibilisation accrue des jeunes : Un message fort a été porté sur la prévention de l’extrémisme violent, mettant en lumière l’importance de créer des opportunités socioéconomiques pour les jeunes. Avec des impacts sur la communauté, notamment le renforcement de la paix et de la cohésion sociale, les missions de la chefferie ont contribué à stabiliser les relations sociales, souvent fragilisées par des facteurs environnementaux et sécuritaires, et à consolider la paix au niveau local, en plus d’une réduction significative des conflits communautaires.
L’apaisement des tensions entre agriculteurs et éleveurs a favorisé une coexistence pacifique durable et une meilleure gestion des différends liés à l’accès aux ressources naturelles. L’impact majeur en matière de sécurité humaine avec un résultat notable est qu’aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée en 2025 sur le territoire de la chefferie, une première, traduisant l’efficacité des efforts de sensibilisation, de prévention des conflits et de consolidation de la paix. En outre, la chefferie organise de manière régulière des rencontres périodiques au niveau du palais avec les chefs de tribus, les warsobes et rouggabes, dans un cadre d’échanges et de concertation. Ces cadres permettent de faire le point sur la situation sécuritaire, sociale et administrative des communautés, de renforcer la coordination entre les autorités coutumières et de promouvoir une gouvernance locale fondée sur le dialogue et la prévention des conflits. Dans ce contexte, la chefferie a également demandé aux mairies de procéder à une évaluation de la situation administrative des chefs de tribu, afin d’identifier ceux qui ne sont pas en règle. Les chefs concernés ont été invités à régulariser leur situation conformément aux textes en vigueur, dans l’objectif de renforcer la légalité, la légitimité et la crédibilité des autorités traditionnelles au niveau local. Par ailleurs, ces rencontres constituent un espace privilégié de dialogue entre la communauté peulh (interne) et les autres communautés vivant sur le territoire de la chefferie. Elles favorisent la cohabitation pacifique, la compréhension mutuelle et le règlement concerté des différends, contribuant ainsi au renforcement de la cohésion sociale et de la stabilité communautaire. Néanmoins, il convient de noter que malgré les efforts considérables consentis jusque-là, les espaces pastoraux demeurent fortement menacés par les phénomènes d’accaparement. Cette situation fragilise les moyens de subsistance des éleveurs et expose davantage les communautés aux conflits liés à l’accès aux ressources naturelles. Autant dire que des défis persistent et nécessitent des actions concertées et durables.
Sur le plan culturel, il est fait mention de la participation active de la chefferie peulh de Tahoua aux activités culturelles (régionales et nationales), contribuant ainsi à la promotion des valeurs culturelles, de l’identité communautaire et de la cohésion sociale. Dans ce cadre, elle a participé à l’intronisation du chef de canton de Tamaské, une cérémonie couplée à la tenue du Festival de la Culture et de la Solidarité (FECOS), avec une délégation d’environ cinquante (50) personnes accompagnées par le Chef du Groupement. Cette participation a été marquée par des résultats honorifiques, notamment l’obtention du premier prix Kirari, du troisième prix au concours de beauté, ainsi que la remise d’une coupe, témoignant du dynamisme et du rayonnement culturel de la chefferie. La chefferie a également pris part à la cure salée d’Ingall, événement culturel et pastoral d’envergure nationale, avec une délégation d’une centaine de personnes. À cette occasion, plusieurs distinctions ont été remportées, notamment la deuxième et la troisième place au concours Miss Ingall, ainsi que le premier prix du lit traditionnel, mettant en valeur le patrimoine et le savoir-faire culturel local.Par ailleurs, lors de la 50ᵉ édition de la lutte traditionnelle organisée à Tahoua, la Chefferie Peulh de Tahoua a contribué à l’animation culturelle à travers l’organisation de plusieurs manifestations, dont le « SHARO », les chants et danses peulhs, et a participé activement à la soirée culturelle de la veille de la clôture de la lutte, renforçant ainsi l’attractivité et la dimension festive de l’événement.Enfin, la chefferie a également pris part au « SHARO » de Bambeye, confirmant son engagement constant dans la valorisation des initiatives culturelles locales et régionales.
Dans l’ensemble, ces différentes participations traduisent la volonté de la chefferie de préserver, promouvoir et transmettre les valeurs culturelles, tout en renforçant la cohésion sociale, le vivre-ensemble et la visibilité institutionnelle à travers les événements culturels majeurs. La chefferie a également participé à l’accueil des officiels dans la Région, contribuant ainsi au renforcement des relations institutionnelles et à la visibilité de l’autorité traditionnelle. À titre illustratif, la visite du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani à Tahoua a constitué un temps fort de cette période : la chefferie y a pris part activement, avec une mobilisation importante de la communauté, traduisant l’attachement des populations aux institutions et le rôle fédérateur de l’autorité coutumière. Par ailleurs, le Chef du Groupement Peulh de Tahoua a également reçu des visites officielles du Premier Ministre, M. Ali Mahaman Lamine Zeine, de plusieurs membres du Gouvernement, ainsi que de hauts responsables des Forces de défense et de sécurité, notamment le Chef d’État-major de l’Armée de terre et le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale. Ces différentes rencontres témoignent du rôle central de la chefferie dans l’ancrage institutionnel, le dialogue avec les autorités étatiques et la consolidation de la gouvernance locale. Les audiences et les visites officielles ont permis des échanges directs entre la chefferie et les autorités gouvernementales sur des questions d’intérêt communautaire, notamment le développement local, la cohésion sociale, l’élevage, la jeunesse, les ressources naturelles et la protection des populations. Elles témoignent également de la reconnaissance du rôle central de la chefferie dans la gouvernance locale et dans l’accompagnement des politiques publiques au niveau territorial.En perspectives, et prenant en compte les évolutions actuelles, la Chefferie Peulh de Tahoua entend s’inscrire dans une dynamique de renforcement de la résilience, de la cohésion sociale et de la transformation durable des activités économiques.