Niamey, 7 Juillet (ANP) – Le président du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), Dr Mamoudou Harouna Djingarey, a conduit, dans l’après-midi de ce lundi 7 juillet 2025, une séance plénière de la première session au tutre de l’année 2025.
À l’ordre du jour figurait un exposé élaboré par des enseignants-chercheurs de l’Université Abdou Moumouni, portant sur le thème « Sécurité, paix et stabilité au Niger ».
À l’issue de ces travaux en séance plénière, le Pr BODE Sambo, le Dr ZANGAOU Moussa et le Dr MOULAYE Hassane, tous enseignants-chercheurs à l’Université Abdou Moumouni de Niamey, ont présenté un exposé succinct sur le contexte sécuritaire, une analyse approfondie des problématiques de sécurité, de paix et de stabilité, ainsi que des recommandations éclairées.
Le contexte sécuritaire est examiné à travers deux volets, à savoir le plan sous-régional et le plan national.
Dans les deux cas, les éminents chercheurs de l’Université Abdou Moumouni ont soulevé la question de l’influence de facteurs multiples, tels que l’instabilité politique, la fragilité économique, et les conflits intercommunautaires, entre autres.
Plusieurs recommandations ont été formulées à l’attention de l’État, des populations et des partenaires, tant à court, moyen qu’à long terme.
Par ailleurs, les conseillers ont également présenté leurs suggestions et ont interrogé les intervenants sur le sujet du jour.
Des réponses ont été fournies concernant plusieurs questions soulevées par les Conseillers.
Le professeur MOULAYE Hassane a affirmé que ces discussions méritent d’être approfondies, étant donné que la question sécuritaire présente de multiples facettes.
« Le débat qui a eu lieu cet après-midi a été fort pertinent, car il a ouvert la voie à des échanges visant à explorer dans quelle mesure, à court terme, il serait possible d’identifier des pistes de solutions».
Dr MOULAYE Hassane a reconnu que «la problématique de la sécurité est d’une ampleur considérable, englobant des facteurs tant exogènes qu’endogènes. Le terrain ayant été négligé, cela a engendré des facilités pour l’insécurité. Ainsi, lorsque celle-ci a émergé de l’extérieur, elle s’est enracinée rapidement dans le tissu social ».
Concernant les solutions à ce problème, il a déclaré que « le phénomène est profondément ancré et, pour le traiter efficacement, il est impératif de mener une réflexion approfondie, d’élaborer plusieurs stratégies, de mettre en œuvre toutes les recommandations pertinentes et d’évaluer régulièrement les résultats afin de corriger les insuffisances. Cela exige un investissement considérable en temps et en énergie, et surtout, une vision pérenne».
Autrement dit, a-t-il fait savoir, « il ne s’agit pas d’un processus que l’on peut conduire sur une période de cinq ou dix ans avant de l’abandonner. Lorsqu’on engage des réformes au sein d’une société, il est crucial de les suivre de très près tout en mobilisant les ressources nécessaires et en surveillant les résultats».
Il a enfin rappelé « qu’une fois qu’une société atteind un certain niveau de décomposition, pour la faire remonter, cela demande non seulement du temps et de l’énergie, mais également une volonté indéfectible».
MAM/AS/ANP 041 juillet 2025









