Lancement officiel à Badaguichiri (Tahoua) de la Campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier couplée à l’identification et la destruction des gîtes larvaires domestiques

Lancement officiel à Badaguichiri (Tahoua) de la Campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier couplée à l’identification et la destruction des gîtes larvaires domestiques

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Tahoua, 27 juin (ANP) – Le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Colonel-Major Garba Hakimi a officiellement lancé, ce samedi 27 juin 2026 à Badaguichiri, dans le Département d’Illéla, Région de Tahoua, la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) chez les enfants âgés de 3 à 59 mois couplée à l’identification et la destruction des gîtes larvaires domestiques.
C’était en présence du Gouverneur de la Région de Tahoua, Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, des partenaires techniques et financiers du secteur et de plusieurs autres invités.


Dans son allocution, le Ministre Garba Hakimi s’est dit très heureux d’être à Badaguichiri « pour un sujet qui nous est tous cher, celui du contrôle et de l’élimination du paludisme à l’occasion de ce 1er passage de la Campagne de Chimio-prévention du paludisme Saisonnier ».
Le fait est que malgré les progrès accomplis dans la recherche, le paludisme reste un grand problème de santé publique dans le monde en général et en Afrique en particulier, a-t-il déploré, soulignant qu’au Niger, toute la population est à risque car le paludisme y sévit de façon endémique.


Au Niger a-t-il, en effet, fait savoir, le paludisme est la première cause de morbidité et de mortalité et constitue le premier motif de consultation au niveau des formations sanitaires. Le Ministre Garba Hakimi a informé que les jeunes enfants de moins de 5 ans demeurent la tranche la plus touchée, précisant que ce fléau est responsable d’absentéisme scolaire et professionnel, réduisant ainsi la capacité productive des ménages.
Il a également fait savoir qu’il représente une charge financière énorme pour les ménages et constitue un obstacle au développement du pays.


Aussi, a-t-il indiqué, « cette situation nous impose des stratégies et actions plus efficaces à tous les niveaux pour inverser la tendance », précisant que le Gouvernement a pris des engagements forts et historiques dans la mobilisation des ressources pour lutter contre le paludisme.
Selon lui, cette volonté politique s’est traduite par l’élaboration de plusieurs plans stratégiques nationaux de lutte contre le paludisme, notamment cette campagne de contrôle du paludisme dont l’objectif est de réduire l’incidence de la maladie pour la tranche d’âge de 3 à 59 mois.


Le Ministre Garba Hakimi a ensuite informé que la campagne est séquencée en trois (3), quatre (4) passages espacés d’un mois. Au cours de chaque passage, chaque enfant cible du programme recevra trois (3) doses dont la première est administrée le premier jour en présence du distributeur et les deux autres sont remises aux parents pour leur administration à domicile, le deuxième et le troisième jour suivant la première dose.


En 2025, rappelle-t-on, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique avait apporté une innovation en couplant la CPS à l’Identification et la destruction des gites larvaires domestiques au niveau des soixante-douze (72) districts sanitaires du pays pour une cible globale de 5. 392. 273 d’enfants âgés de 3 à 59 mois. Selon le Ministre Garba Hakimi, les résultats obtenus sont remarquables avec 91,5% des enfants traités et plus de 3.400.000 de gites larvaires domestiques détruits. Il a ensuite annoncé que pour cette année 2026, la cible globale est de 5 741 442 enfants de 3 à 59 mois sur l’ensemble du pays. « En tant que leaders à tous les niveaux, nous devons être au premier plan pour faciliter aux agents de santé et aux distributeurs l’accès aux ménages », a préconisé le Ministre de la Santé, qui a insisté sur le fait qu’en tant que parents, « nous avons le devoir d’administrer à domicile à chaque enfant les doses du 2ème et 3ème jour qui nous seront remises par les distributeurs à chaque passage ».


Aussi, a-t-il ’invité toute la population à s’investir pour que l’identification et la destruction des gites larvaires soit une activité permanente afin de contribuer à réduire la prolifération du moustique, vecteur de la maladie.
Le Ministre en charge de la Santé a, au nom des plus Hautes Autorités du Niger, adressé ses sincères remerciements à tous les partenaires qui accompagnent le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Il a également félicité et encouragé les médias, les communautés locales, les chefs traditionnels, les organisations à base communautaire, la société civile et les leaders religieux pour leur implication active dans toutes les questions de santé.


Le Ministre Hakimi a enfin exhorté à plus d’efforts « pour faire de cette campagne de 2026 une parfaite réussite à l’image de notre ambition pour le pays ».


Quant au Chef de file des partenaires techniques et financiers, Dr Jean Baptiste Iniema, il a informé que des progrès significatifs ont été enregistrés ces dernières années dans la lutte contre le paludisme. Il a fait savoir que selon le dernier rapport mondial sur le paludisme de l’OMS, trois pays de la zone Afrique, à savoir l’Algérie, le Cap Vert et l’Égypte ont obtenu la certification de l’élimination du paludisme entre 2019 et 2024. Il a également rappelé que les résultats obtenus ont été encourageants dans la lutte contre le paludisme, précisant que les données issues des programmes pilotes ont montré que la vaccination a permis de réduire de 13% la mortalité, toutes causes confondues, chez les enfants éligibles et de diminuer significativement les hospitalisations liées aux formes graves du paludisme. Cependant, a-t-il informé, le paludisme demeure l’une des principales causes de morbidité et de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans dans la région africaine.


Pour le Niger, il a salué les efforts du Ministère de la Santé et de la population bénéficiaire pour s’être vite appropriés de la Stratégie CPS et en la portant de 4 districts sanitaires en 2013 à 72 districts en 2025.
Il a, au nom de l’ensemble des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé, réitéré la disponibilité de l’organisation mondiale de la santé et ses partenaires à poursuivre leur accompagnement du Niger dans ses efforts de lutte contre le paludisme et certains priorités nationales.


Pour sa part, le Gouverneur de la Région de Tahoua a indiqué que le paludisme reste un des défis sanitaires majeurs auxquels son entité administrative fait face, soulignant qu’il constitue un frein au développement et à la prospérité de la communauté.
Le Gouverneur Souleymane a réaffirmé sa détermination à la lutte contre cette maladie afin de réduire la morbidité et la mortalité des enfants vulnérables. Il s’est dit convaincu que le paludisme pourrait être vaincu, compte tenu des progrès réalisés, grâce à la mise en œuvre des différentes stratégies.

Le Gouverneur Souleymane Amadou Moussa a salué les efforts inlassables du Ministre de la Santé et des partenaires techniques et financiers qui l’accompagnent en permanence dans le cadre de sa noble mission, avant de lancer un appel à toutes les populations de l’Ader pour qu’elles s’impliquent dans cette campagne afin qu’elle soit une réussite totale.


TSA/KPM/ANP Juin 2026

Contributeurs

Salissou Soumana Karimou
Webmaster


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