Niamey, 29 Juillet (ANP) – Alors que le conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP, organe de la transition miliataire) souffle sur ses deux bougies de règne au Niger, l’administrateur délégué (AD) des communes de Ouallam et Dingazi, M. Abdoulaye Mai Irakou Issa se dit satisfait des multiples réalisations faites par les autorités centrales dans ses deux entités administratives, mais aussi de l’engagement de ses administrés, ainsi que des apports des partenaires au développement.
Selon lui, sa plus grande satisfaction vis-à-vis du CNSP, c’est la consolidation de la sécurité dans sa zone.
« De manière pratique en ce qui concerne la sécurité dans notre zone particulièrement, aujourd’hui Alhamdoulillah (Dieu merci), nous avons sillonné les deux communes [Ouallam et Dingazi] et vous avez constaté que l’accalmie y règne. Sur ce plan nous ne pouvons que remercier le CNSP qui s’est investi corps et âme pour que cette sécurité soit une réalité ici et dans beaucoup d’autres zones », a affirmé le maire désigné.
« Je me rappelle bien avant l’avènement du CNSP, la situation était dramatique dans cette zone de Ouallam et Dingazi et au-delà, parce qu’il était pratiquement impossible même le fait d’aller d’un village à un autre mais. Pire, même se rassembler pour les prières de vendredi était impossible, à plus forte raison le fait d’aller au marché », se souvient l’officiel, pour qui ce triste passé est révolu.
M. Mai Irakou travaille sur plusieurs chantiers sociaux dans les deux entités, comme le renforcement de la cohésion sociale au sein de la population. Pour y parvenir, la mobilisation des ressources internes est nécessaire.
« Il y a une particularité à Ouallam. La ville accueille plusieurs communautés. Il y a en plus des populations autochtones, les populations déplacées internes, et les réfugiés. Ces deux dernières communautés font globalement entre 13. 000 à 15. 000 personnes. Les populations autochtones de la ville de Ouallam font aussi à peu près de 15 milles habitants », a-t-il expliqué.
Il a poursuivi en soutenant, « Donc, voyez-vous une localité où 15 milles habitants vivent et d’autres 15. 000 personnes arrivent spontanément et tout naturellement il faut faire preuve de compréhension par rapport aux infrastructures sociales de base. Cela fait que le nombre d’utilisateurs de chaque infrastructure va doubler ».
« C’est pourquoi la mairie insiste sur la mobilisation des ressources internes à fin de contribuer à prendre en charge les besoins de base de toutes ces populations », a expliqué le responsable communal.
« Nous sommes à pied d’œuvre dans le cadre de la sensibilisation sur l’importance de la mobilisations de ces ressources internes. Les populations attendent de nous beaucoup d’autres réalisations, mais naturellement il faut aussi qu’elles contribuent à travers les impôts et taxes », a ajouté le représentant de Niamey à la tête des deux communes.
Par ailleurs, « a-t-il renchéri « nous sommes en train d’explorer d’autres voies qui nous permettront d’avoir des ressources pour pouvoir faire face aux demandes quotidiennes des populations ».
Aussi, « Pour consolider la cohésion entre ces trois populations pour en faire une seule, nous misons sur la sensibilisation et des activités inclusives et participatives, c’est-à-dire des projets de développement d’intérêts communs », a laissé entendre l’administrateur de formation.
« C’est qui fait que dans notre politique au niveau de la commune, bien entendu avec le soutien de l’État et des partenaires, nous avons plusieurs sites de travail où toutes ces communautés se retrouvent en symbiose. Et exploitant ces sites qui sont essentiellement à vocation agricole, elles participent aux efforts de l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Cela renforce aussi leur capacité économique », a renseigné m. Mai Irakou.
Selon lui, ceci « doit être un champ d’expérimentation dont les autres localités du pays doivent s’inspirer. La cohésion sociale est une réussite aujourd’hui entre toutes les communautés vivant à Ouallam.
L’administrateur délégué a aussi parlé des réalisations en infrastructures dans ses deux communes.
« En termes de réalisation d’infrastructures, il y a des chantiers qui dépassent notre capacité et où l’État est en train de faire beaucoup de choses. Par exemple, l’an passé, la saison hivernale a provoqué beaucoup de dégâts surtout en termes d’infrastructures routières. Le fond de Talle koubey est totalement coupé et à la sortie vers Tondi kiwindi également le fond est coupé. Aujourd’hui l’Etat fournit des gros efforts à travers le génie militaire qui est en train de reprendre effectivement ce fond-là de manière assez solide pour éviter toute surprise désagréable », a-t-il documenté.
Pour l’heure, il y a beaucoup d’autres réalisations faites, « Mais nous avons besoin d’autres », a-t-il dit, ajoutant que « A l’intérieur de ma ville, les eaux de pluies ont provoqué de sérieux dégâts, ce qui fait qu’il y a des points qui nécessitent des interventions. Il a aussi les routes commerciales, comme les routes inter et intra-communales ».
« A ce niveau, nous avons besoin de l’apport, non seulement de l’État, mais aussi des partenaires. Ceci sera un véritable moyen de communication aux populations de différentes contrées. Vous savez quand on est malade, souvent c’est le manque des routes qui aggrave la maladie. Pour aller à l’école d’un village à un autre, il faut des routes. Et pour aller au marché d’un village à un autre, il faut également des routes. Donc les routes, facteur économique important. C’est l’un de nos principaux défis du moment. Nous en avons besoin et je crois que l’État est regardant et il va faire quelque chose », a clarifié le dirigeant municipal.
« L’une des grandes fiertés des populations de Ouallam et Dingazi, c’est leur ardeur au travail, notamment dans l’agriculture, ce contribuant à l’autosuffisance alimentaire au niveau local. Nous avons plusieurs sites où les gens s’activent si nous bénéficions de grands travaux de l’ONAHA (officie national des aménagements hydro-agricoles) dans le cadre de la de la ‘’Grande irrigation’’, je pense bien que ces deux communes vont nourrir beaucoups d’autres localités du Niger », a conclu l’administrateur délégué.
Administrateur de formation, M. Abdoulaye Mai Irakou Issa a été nommé administrateur délégué de la commune Urbaine de Ouallam le 4 Avril 2024 et la tête de la commune rurale de Dingazi le 6 Août 2024.
Le conseil national pour la sauvegarde de la Patrie (CNSP) a fêté ses deux ans de gouvernance sur le Niger le 26 Juillet 2025, rappelle-t-on
Mahamane Sabo Bachir, envoyé spécial.
MSB/AS/ANP 0210 Juillet 2025









