Niamey, 22 Sept (ANP)-La Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), en collaboration avec le Ministère de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a procédé, ce lundi 22 septembre 2025 à l’Hôtel Homeland de Niamey, à la validation des rapports provisoires des études relatives au programme de mise en œuvre des priorités régionales et nationales d’adaptation au changement climatique en Afrique centrale et de l’Ouest (PAGO).
Cet atelier de deux jours, consacré à l’étude d’identification, de développement et d’opérationnalisation des indicateurs d’adaptation au changement climatique, vise à former les parties prenantes à leur utilisation. Il est présidé par la directrice du Renforcement de la résilience et de l’atténuation au changement climatique du Ministère de l’Environnement, le Lt-colonel Ramata Abra Kiari, en présence des membres de la CCRS.
En ouvrant les travaux, le Lt-colonel Ramata Abra a rappelé que « le changement climatique est un défi majeur qui menace nos écosystèmes, nos économies et la vie quotidienne de nos populations. Face à ce phénomène planétaire, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a adopté deux stratégies : l’atténuation et l’adaptation. La première consiste à limiter, voire réduire, la vitesse d’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, tandis que la seconde permet de rendre un territoire moins vulnérable aux effets du changement climatique. »
« L’adaptation est devenue une nécessité absolue pour garantir un développement durable et protéger les acquis de nos efforts. C’est pourquoi, le Niger, qui n’est pas un grand émetteur de gaz à effet de serre, concentre ses priorités sur l’adaptation dans les secteurs de l’Agriculture, de la Foresterie et autres Utilisations des Terres (AFAT), et de l’Énergie, responsables de plus de 90 % des émissions totale de gaz à effet de serre du pays. » A-t-elle ajouté.
Le Lt Col a souligné que « cette étude permettra de renforcer le dispositif national de suivi de l’adaptation grâce à un cadre structuré et hiérarchisé d’indicateurs. Elle facilitera le suivi des progrès réalisés, l’identification des lacunes, la définition des priorités futures et la communication des résultats aux acteurs concernés. »
« Ce rapport nous aidera à évaluer les vulnérabilités de nos communautés et des secteurs clés, à développer des outils de mesure pertinents pour apprécier l’efficacité de nos actions et à guider les politiques vers des solutions durables », a-t-elle expliqué.
Elle a enfin insisté sur le rôle essentiel des participants « Durant ces deux jours, vous êtes appelés à analyser les indicateurs proposés, à suggérer des ajustements pour une mise en œuvre efficace et à consolider le rapport provisoire afin d’aboutir à un document final robuste et applicable. »
Pour le représentant de la CCRS, M. Idrissa Mahamadou Soumana« Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet Mise en œuvre des priorités régionales et nationales d’adaptation en Afrique Centrale et de l’Ouest (PACO), qui vise à renforcer les mesures d’adaptation dans notre région. Le Niger, à l’instar des pays sahéliens, fait face à des défis climatiques majeurs, sécheresses récurrentes, dégradation des terres et forte pression sur les ressources en eau. Il est donc indispensable de disposer d’outils robustes et crédibles pour mesurer les progrès en matière d’adaptation. »
« Le cadre proposé repose sur un système hiérarchisé d’indicateurs d’impact, d’effet et de résultat, assorti de fiches techniques permettant d’orienter les décisions publiques sur des bases factuelles. » a précisé le représentant.
« Les résultats que nous présentons aujourd’hui sont le fruit d’un processus rigoureux de consultation et d’analyse. Il revient désormais aux acteurs nationaux de s’en approprier, de les enrichir et de les valider afin de faciliter leur intégration dans les systèmes nationaux », a-t-il déclaré.
M. Soumana a recommandé « l’adoption d’un noyau prioritaire d’indicateurs validés nationalement, l’élaboration d’un plan de déploiement technique et de renforcement des capacités, ainsi que l’alignement avec les systèmes nationaux existants, en cohérence avec les axes stratégiques du Programme de Refondation de la République du Niger. »
MAY/AS/ANP 0118 septembre 2025









