Niamey, 2 juillet (ANP)-Le Cercle indépendant de Réflexion et d’Actions Citoyennes (CIRAC), a dans une déclaration rendue publique, ce samedi 02 juillet 2025, exprimé sa satisfaction quant à la volonté du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) à renforcer le contrôle de l’État sur les ressources minières avec notamment la nationalisation de la Société des Mines de l’Air (SOMAIR).
Le CIRAC a exprimé cette appréciation à l’occasion de la célébration du 2ème anniversaire de l’accession au pouvoir du CNSP.
Dans cette déclaration lue par le secrétaire exécutif, M. Mounkaila Goumandakoye, le CIRAC rappelle que voilà deux ans que le CNSP préside aux destinées de la nation nigérienne, « deux années au cours desquelles le peuple s’est mobilisé comme un seul homme, résolu à marquer de son empreinte cette aube nouvelle qui s’est levée. En effet, avec l’avènement du CNSP, les Nigériens se sont levés, comme un seul homme, résolus et déterminés pour écrire une nouvelle page, encore plus glorieuse de leur histoire », a souligné le CIRAC.
Les signataires de cette déclaration ont par la suite expliqué que le peuple nigérien s’est engagé avec ferveur et détermination à corriger les erreurs et errements du passé, à faire face courageusement aux défis et aux démons qui nous hantent comme l’insécurité, la corruption, la concussion, le népotisme, les passe-droits et la mauvaise gouvernance.
Aussi, le CIRAC de faire savoir que le peuple nigérien s’est exalté avec le slogan mobilisateur « Zancen Kassa ne’, ‘Labu sani no » et les paroles revigorantes de son nouvel hymne national « l’honneur de la patrie ».
« Nulle menace des forces militaires étrangères se trouvant déjà sur le territoire national ou positionnées le long des frontières, nul embargo de fermeture des frontières terrestres et aériennes, nulles sanctions financières et économiques imposés par la CEDEAO, n’a ébranlé ni la cohésion, ni la résilience, ni l’engagement, ni la détermination du peuple. Jamais les Nigériens à l’unisson n’avaient fait montre d’un sens aussi élevé de patriotisme et d’engagement citoyen, prêts à tous les sacrifices pour plus de justice, d’équité et tout simplement pour un changement salvateur », ont-ils déclaré.
Par ailleurs, le CIRAC note que « malheureusement, le soleil radieux qui éclairait cette aube nouvelle du 26 juillet 2023 est menacé de se voiler par tant d’incertitudes. Le pays tarde à rompre avec l’ordre ancien de façon décisive, à se mettre en orbite pour une transformation irréversible, un développement et une refondation véritable de sa société ».
Selon lui, le slogan « Labou sani no » zancen Kassa ne’ », apparaît de moins en moins galvanisant et se fait de moins en moins entendre. La ferveur n’est plus celle qu’elle était. L’enthousiasme et l’élan patriotique semblent s’émousser. La « Refondation » est mise à rude épreuve, avec de grands risques de revers et de dérapages préjudiciables au pays.
Pour autant, le CIRAC reste « convaincu que la Refondation est possible, elle est même indispensable. Elle doit être un ferment pour rebâtir les fondements et les fondations de notre ‘’vivre ensemble refondé’’, ce qui ne pourrait se faire que sur des bases saines de justice, d’équité, de sécurité, de rigueur et d’excellence dans le travail, de création de richesse et de quête continue du bien être pour tous et partout, des plus petits hameaux aux grandes villes de la République ».
Pour que cette vision devienne réalité, le CIRAC fait la suggestion de dépasser « l’expédition des affaires courantes » qui semble prévaloir dans les administrations, et se donner des ambitions stratégiques et opérationnelles rigoureusement planifiées et mises en œuvre dans un mouvement d’ensemble coordonné, mobilisant tous les fils et filles du pays dans la discipline et le sens élevé de l’intérêt général.
« Nous avons le devoir ensemble de réussir cette refondation que nous appelons de tous nos vœux. Ce n’est pas une option, c’est une obligation », a-t-il précisé.
A travers cette déclaration, le CIRAC a exprimé les appréciations et exhortations qui portent sur 7 points essentiels.
Le premier point porte sur la paix, la sécurité et la sérénité, le CIRAC exhorte l’Etat à renforcer davantage les moyens militaires terrestres, aériens et fluviaux, de l’armée Nigérienne ainsi que leurs équipements technologiques et leurs ressources financières.
Le second point traite de la question de la justice sociale, le CIRAC »déplore l’opacité et le silence abyssal dans lesquels est plongée la COLDEF » et invite les autorités à faire preuve d’initiative pour lever toute pesanteur qui engourdit la COLDEF.
Évoquant les besoins sociaux de base, le CIRAC exhorte le gouvernement à poursuivre les efforts en matière d’amélioration de la santé publique et à œuvrer pour une école de qualité.
S’agissant des défis et des opportunités sur le plan économique et financier, le CIRAC s’est dit satisfait de la volonté du CNSP à renforcer le contrôle de l’État sur les ressources minières avec notamment la nationalisation de la SOMAIR ainsi que les conclusions de l’accord avec la Russie sur le nucléaire civil et l’exploitation de l’uranium assorti d’un volet sur la formation des cadres dans divers domaines dont celui des mines et d’industrie.
Les autres points évoqués par les signataires de cette déclaration portent sur notamment la saine gestion de l’environnement pour le bien-être de tous ; de la gouvernance institutionnelle ainsi que de la Confédération des États du Sahel.
« Restons fiers de notre citoyenneté nigérienne, soyons unis et résolus pour la défense de la patrie, pour la paix et le progrès de notre nation dans la justice et l’équité », a conclu le CIRAC.
AIO/AS/ANP 013 août 2025










