Niamey, 16 juin (ANP)-Madame Aïssatou Abdoulaye Tondi, Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, à la tête de la délégation du Niger, a pris part aux travaux de la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail (CIT), tenue du 1er au 12 juin 2026 à Genève, en Suisse.
Un communiqué, publié ce mardi 16 juin, rapporte qu’à la tête de la délégation nigérienne, »Madame la Ministre a porté la voix du Niger dans les différentes instances de l’Organisation internationale du Travail (OIT) ainsi qu’au sein des organisations régionales et internationales œuvrant dans les domaines du travail, de l’emploi, de la fonction publique et de la protection sociale ».
Prenant la parole à la tribune de la Conférence, Madame Aissatou Abdoulaye Tondi a présenté »les orientations et les réformes engagées par le Niger en faveur de la transformation du monde du travail, de la promotion de la justice sociale et du développement du capital humain ».
Elle a notamment mis en exergue les actions conduites dans le cadre du Programme de Refondation de la République 2025-2029, sous le leadership de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État.
Cette intervention a permis de mettre en lumière les progrès réalisés dans la modernisation de l’administration publique, la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes, le développement des compétences professionnelles, l’extension progressive de la protection sociale ainsi que le renforcement de la gouvernance du marché du travail.
Au cours des travaux de la Conférence, la délégation nigérienne a également participé activement aux débats dans les commissions techniques, notamment : la Commission des Finances, la Commission de l’Application des Normes, la Commission Normative sur l’Economie des Plateformes, et la Commission de la Discussion Récurrente sur le Dialogue Social.
Notons qu’en marge des travaux de cette Conférence, la Ministre Aissatou Abdoulaye Tondi a également pris part à la 40ème Réunion des Ministres de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES) qui a été marquée par une avancée majeure pour le Niger.
En effet, explique le communiqué, »grâce au plaidoyer soutenu porté par la délégation nigérienne, la candidature du Niger à la présidence par intérim de la Commission de Surveillance de la Prévoyance Sociale, a reçu l’adhésion des États membres, une dynamique qui a conduit à la désignation de notre compatriote Dr Monsieur Maman Brah Sani en qualité de Président par intérim de cette instance ».
»Cette nomination historique consacre, pour une deuxième fois, l’accession d’un ressortissant nigérien à la tête de cet organe stratégique de régulation et de contrôle de la prévoyance sociale dans l’espace CIPRES. Elle témoigne de la confiance accordée à l’expertise nigérienne et du rôle croissant du Niger dans la gouvernance des institutions communautaires », souligne le communiqué.
A Genève, ajoute toujours la source, »la délégation nigérienne a participé à la réunion de concertation des ministres de la Confédération des États du Sahel (AES) chargés de la fonction publique, du travail, de l’emploi et de la protection sociale », précisant que »Ces échanges ont permis d’évaluer l’état d’avancement de la feuille de route 2026, de renforcer la coordination entre les États membres et de convenir des actions prioritaires à mettre en œuvre pour accélérer l’intégration et la coopération dans ces secteurs stratégiques ».
Toujours à Genève en Suisse, Par Madame la Ministre nigérienne de la fonction publique a pris part à la 42ᵉ session extraordinaire du Conseil d’administration du Centre Régional Africain d’Administration du Travail (CRADAT), session au cours de laquelle ont été examinés plusieurs dossiers relatifs au fonctionnement et à la modernisation de l’institution, ainsi que diverses questions liées à la gestion des ressources humaines et au renforcement de la gouvernance du centre.
Après les travaux de la Conférence, Aissatou Abdoulaye Tondi également a participé, les 12 et 13 juin 2026, à la 357ème Session du Conseil d’administration du Bureau international du Travail (BIT), dont les discussions ont entre autres porté sur la gouvernance de l’Organisation, la mise en œuvre des décisions de la Conférence, les réformes institutionnelles en cours, les questions relatives à la liberté syndicale ainsi qu’au respect et à l’application des normes internationales du travail.
»À cette occasion, notre pays est intervenu au nom du Groupe africain pour plaider en faveur d’un traitement plus équitable de l’ensemble des États membres dans le cadre de la promotion de l’Instrument d’amendement de 1986 à la Constitution de l’Organisation internationale du Travail », rapporte le communiqué.
Selon la source, »à travers cette participation active aux différentes rencontres internationales tenues à Genève, le Niger a réaffirmé son engagement constant en faveur du dialogue social, du travail décent, de la promotion de l’emploi, du renforcement des systèmes de protection sociale et de la modernisation de l’administration publique », tout en relevant que »les résultats enregistrés au cours de cette mission illustrent le dynamisme de la diplomatie sociale nigérienne et confirment la place de plus en plus importante qu’occupe notre pays au sein des instances internationales spécialisées ».
Ces résultats, soutient enfin le communiqué, »traduisent également la crédibilité et l’influence croissantes du Niger sur la scène internationale, en parfaite cohérence avec la vision de souveraineté, de refondation et de développement portée par Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État ».
AS/ANP 0159 juin 2026









